Lundi 8 novembre 2010 à 12:29

Bon, ça faisait quelques temps que je n'avais pas lancé une petite critique filmique, mais certains m'en ont donné l'idée (si tu passes par là, tu n'auras aucun mal à te reconnaître) et finalement tout s'arrange puisque le cinéma m'a accueilli une fois de plus dans ses salles hier soir. L'objet du délit ? "Very Bad Cops", réalisé par Adam McKay, et sorti le 27 octobre.

Alors alors... Quoi, un film de flics de plus ? Eh bien, les premières minutes nous en donnent la furieuse impression. Nous sommes à New York, deux blacks roulés comme des boxeurs sous nandrolone sont au volant d'une grosse voiture de sport, et sont à la poursuite de méchants asiatiques. Okéééé... On l'a déjà vu, ce film. Mais non, dès la première cascade quelque chose se met à clocher. En fait, on voit rarement des flics empaler un bus avec leur caisse et continuer la poursuite au volant du bus, puis effectuer un freinage d'urgence pour éjecter la voiture sur les méchants. Finalement, on l'a pas déjà vu... Au final, lorsque ces deux Supercops vont finir par se tuer, il va falloir trouver deux autres Supercops pour les remplacer dans l'inconscient collectif de la Grosse Pomme qui, rappelons-le, a besoin de se forger des héros pour croire en Dieu. Première pique, gratos. Adam McKay nous présente donc deux types ratés, blancs, moches et socialement inadaptés, et encore c'est peu de le dire.

Soyons clairs : "Very Bad Cops" n'est pas un film de flics. C'est un prétexte pour raconter des conneries à la sauce McKay, en mettant en scène Mark Wahlberg et Will Ferrell, ce dernier étant déjà connu du service pour avoir joué l'un des deux premiers rôles dans "Frangins malgré eux", déjà réalisé par ce même Adam McKay. Petit plus de luxe, il se permet de se payer Samuel L. Jackson et Dwayne Johnson pour les mettre en boîte quelques minutes après le début du film, et accessoirement Paris Hilton et Eva Mendes dans des rôles hilarants de débilité profonde, rôles qui bizarrement collent très bien aux personnages, ne serait-ce que par leurs faciès (et encore, je ne descends pas la caméra au niveau des meules, sinon on est mal barrés).

Bon, c'est pas tout mais que vaut le film ? Hé bien il vaut une franche rigolade. Dire que "Very Bad Cops" est un film décalé est un doux euphémisme. Dire que l'humour de ce film est un humour absurde est une vérité incontestable. En fait, on est bien loin du "Bad Boys" où là aussi deux flics étaient mis en scène pour faire des conneries. Ici, nous avons deux blancs ridicules dont l'un roule en Prius avec un flingue en bois à sa ceinture, et l'autre connaît les arts martiaux et la danse classique. On évolue en permanence entre un humour anglais qui rappellera les Monty Python (mais contemporains) et un rythme enlevé - c'est peu de le dire - martelé par des vannes que Les Nuls auraient pu écrire s'ils étaient encore ensemble.

Oh, ça s'annonce plutôt bien alors ! Bah oui, clairement, ce n'est certainement pas LE film de l'année, mais c'est un film à aller voir. Surtout si vous vous sentez concernés par ce que je viens d'écrire. Mais avant que vous vous précipitiez dans les salles obscures, je tiens à mettre quelques bémols : le film parfait n'existe pas.

Le premier risque, évident, est de tomber dans un faux rythme. Les répliques sont pour certaines absolument géniales, tordantes et - je vais me répéter mais c'est évident - décalées au possible, mais elles ne sont pas assez nombreuses. Clairement, le scénario est là pour servir les répliques, et non pas l'inverse, ce qui signifie si vous savez lire entre les lignes que l'on ne va pas voir ce film pour son scénario, oooh non surtout pas.

Le second risque, évité cette fois-ci, est de tomber dans la lourdeur. Bon, il y a peut-être une ou deux répliques de trop, mais globalement le film n'est pas lourd, enfin pour qui comprend et aime "La Classe Américaine"... Le voilà en fait ce second risque sous-jacent : je pense que le public concerné est assez restreint, tout le monde n'aimera pas ce joyeux bordel.

Le dernier risque, en plein dedans, est de ne proposer qu'un film à répliques. On l'a vu plus haut, le scénario ne vaut quasiment rien, mais bien entendu la photographie n'est pas non plus un modèle du genre, tout comme le mixage et les choix musicaux ou encore les effets spéciaux. Mais ce n'était déjà pas le cas des Monty Python, "Sacré Graal" en chef de file de l'absurde trame dialoguée qui éclipse tout le reste... par génie ou par défaut, à chacun de se faire son idée.


Pour en finir avec ce petit papier, si ces quelques lignes vous parlent, allez le voir de toute urgence. Sinon, restez chez vous et téléchargez-le (légalement bien entendu), ça vaudra mieux.

Et, ah oui j'oubliais, si vous êtes dans le deuxième cas, la vie doit être bien triste pour vous.

Mercredi 17 octobre 2007 à 22:13

Ma première "chronique urbaine" était une présentation succinte de l'iPhone, voici donc maintenant le troisième volet des chroniques avec la présentation de l'iPod, son historique, les explications de sa réussite, etc. Tout, tout, vous saurez tout sur l'iPod !

De nos jours, on ne dit plus un "baladeur numérique" ni un "lecteur mp3", mais bel et bien "un iPod". En fait, on peut stigmatiser cet abus de langage avec toutes les révolutions technologiques qui en ont engendré. Dès lors qu'un appareil écrase la concurrence à ce point, son nom - si tant est qu'il soit un minimum facile à retenir - reste dans le vocabulaire courant. Alors pourquoi l'iPod ? Finalement, il n'est ni plus performant, ni plus impressionnant technologiquement que ses concurrents. Recette d'un succès.



Vous avez devant les yeux les dernières générations des appareils de la famille iPod. Au tout début était l'iPod tout court, première génération (sorti en octobre 2001), un appareil révolutionnaire. Pourquoi ? Pas à cause de ses caractéristiques techniques, pas franchement extraordinaires. Capacité limitée, taille conséquente, son moyen... Alors, qu'est-ce qui a déclenché la fièvre iPod ? Mais l'appareil en lui même, bien entendu ! Elégant bien que gros, ergonomique à l'extrême, très classe, pratique et très bien fini, il donnait l'impression d'avoir un appareil de haute technologie dans sa poche.

Ne cherchez plus, la clé de la réussite était toute trouvée. Les ingénieurs Apple, par la suite, n'ont jamais cherché à renouveler le concept de l'iPod, c'est dire s'il fonctionne bien. Les principales évolutions furent liées soit à des détails de design et d'ergonomie, soit à la capacité. La molette devint tactile dès la deuxième génération, de même que l'écran s'enrichit de la couleur lors de la sortie de la quatrième génération, l'iPod "Photo", en octobre 2004. La dernière génération des iPods dits "Classic" embarque un disque dur de 160Go (!!!!) et s'habille d'une coque en aluminium brossé du plus bel effet.

La gamme s'est également élargie avec des produits comme l'iPod Mini, remplacé par l'iPod Nano, l'iPod Shuffle - un concept révolutionnaire - et tout récemment l'iPod Touch - révolutionnaire également. En effet, le Shuffle permettait d'écouter de la musique sans se préoccuper de l'enchaînement et de l'ordre des morceaux, choisis aléatoirement par l'appareil. Le procédé a de quoi dérouter au premier abord, mais c'est justement là l'intérêt du Shuffle. On aime... ou on n'aime pas. Le Touch, quant à lui, reprend l'interface et l'ergonomie de l'iPhone, avec donc un immense écran entièrement tactile, une puce WiFi et pas mal d'améliorations au niveau de l'interface. Un monstre...

Bref, la saga iPod n'est pas prête de s'arrêter. Les retombées sont telles que les jeunes se sont eux-mêmes appropriés la machine à un point qui fait sourire (voir iPod Battle). Finalement, le succès d'un produit se mesure aussi à ça : la classe. Qu'on se le dise, les iPods ne sont techniquement pas forcément au niveau des meilleurs appareils de chez Creative, Archos ou même Sony, mais ils ont "la classe". Tout en eux fait qu'ils respirent la simplicité tout en s'affichant comme hautement technologique. L'alliance de ces deux mondes produit le miracle que l'on connaît : plus de 100 millions d'iPods vendus à travers le monde.

C'est beau.



Un grand merci à Wikipédia pour ses sources inépuisables :)

Lundi 17 septembre 2007 à 20:31

Allez hop, pour ce deuxième article dans la toute nouvelle catégorie "Chroniques Urbaines", attaquons nous à la capote. Certes, c'est un changement assez radical de ton, après un premier article dédié à l'iPhone, mais bon.



Bon, ça, vous savez tous ce que c'est. Vulgarisons un peu le langage d'académicien : le nom familier d'un préservatif est une capote. Ah, oui, les allemands nous ont donné le mot "condom", qui n'a strictement aucun rapport avec la ville Française (Gersoise pour être précis) du même nom d'ailleurs, bien que vous puissiez y trouver un "Musée du préservatif". A visiter absolument.

L'instrument a été inventé par les Egyptiens, en 3000 avant Jean Claude. Ils sont fous ces Egyptiens... Par la suite, le premier préservatif commercialisé l'a été par Goodyear, qui s'est par la suite recyclé dans le pneu devant le faible intérêt accordé à sa gaine en caoutchouc, lavable et garantie 5 ans tout de même. De nos jours, et par chance, il est en latex. Nettement plus confortable, mais à usage unique cette fois-ci. On trouve également des capotes sans latex, réservées aux utilisateurs allergiques à cette matière.

Vous savez à peu près tous comment s'utilise un préservatif, je ne ferais donc pas l'affront de vous le rappeler. Soulignons simplement le fait qu'il protège des MST et des enfants, d'où son adorable surnom d'anti-mioche (copyright joKeR).

A noter qu'il existe des préservatifs spécialement conçus pour les pratiques anales, mais il est inutile de me demander ce qu'ils ont de plus, je n'en sais rien. Rappelons également que l'église catholique considère l'utilisation des capotes comme un crime contre la vie, considération amenant un certain nombre de personnes à penser que les catholiques ne doivent pas beaucoup baiser.

Pour finir cette petite revue de détails sur la capote, souvenez-vous qu'un bout de latex vaut mieux qu'un bout de chou qui braille et suce son pouce. Dont acte.

Samedi 1er septembre 2007 à 16:26

Pour cette première chronique, je vais attaquer avec un objet qui fait beaucoup parler de lui en ce moment : l'iPhone, le téléphone mobile produit par Apple. Petite revue de détails.


http://www.id-telecom.fr/mobile/apple-iphone-face-profil.jpg


L'iPhone s'intègre parfaitement dans la gamme Apple dès lors que l'on prononce son nom : en effet, cette gamme comprend l'iPod, l'iMac, l'ancien iBook, et du côté des suites logicielles on retrouve iTunes, iLife, iWork, etc. De ce point de vue, il a donc parfaitement sa place, et il est crédible dans la gamme.

D'un point de vue technologique, il embarque un appareil photo 2Mp, un lecteur mp3 sensiblement voisin du couple iPod/iTunes, un récepteur WiFi, un système Mac OSX allégé comprenant un navigateur Web performant et une ergonomie simplissime, et bien sûr son immense écran tactile sur toute sa surface. Pas de clavier donc, tout se fait au doigt.

C'est d'ailleurs sur ce point que l'iPhone jette un pavé dans la mare : c'est le premier appareil de téléphonie mobile à disposer d'un seul écran tactile sans clavier. Et quand je dis tactile, il faut même préciser "multipoints", à savoir que vous pouvez utilisez plusieurs doigts pour utiliser d'autres fonctions de l'appareil. L'exemple le plus courant est le zoom sur les photos : posez deux doigts sur l'écran, écartez les pour zoomer, rapprochez les pour dézoomer...

Passons maintenant à la polémique : l'iPhone est-il si indispensable ? On voit beaucoup de projets "iPhone killer" qui se dessinent, avec en tête de liste le Nokia N95, mais aussi le futur Google Phone, précédé par sa rumeur. Tous les détracteurs de l'iPhone lui reprochent un manque de fonctionnalités évident en regard des performances du N95 par exemple. Oui, le Nokia fait plus de choses. Oui, il fait GPS, appareil photo 5Mp, et j'en passe. Oui, il pourrait faire frigo que cela ne nous étonnerait pas tant il est complet. Et alors ?...

Et alors rien. Vous avez le choix entre un appareil certes bardé des dernières fonctions les plus avancées, mais dont vous n'utiliserez que 10% des capacités totales, pour une ergonomie à chier (clavier pas prévu pour tant de fonctions), un poids et une taille conséquents, une lisibilité médiocre, une batterie faiblarde, et un prix exorbitant.

De l'autre côté, vous avez un appareil qui introduit un concept totalement novateur, avec une interface extraordinaire, une ergonomie incomparable, un design élégant, etc. Certes, il n'embarque pas la 3G, mais vous en avez l'utilité sur un appareil qui embarque le WiFi ?!

De toute manière, un appareil qui fait autant parler de lui, en bien ou en mal, est déjà une réussite rien que par le tapage médiatique qu'il produit... L'iPhone, tout comme l'iPod l'a fait en son temps, est en train de révolutionner le monde de la téléphonie mobile. Souvenez vous : lorsque l'iPod est sorti, il n'était ni le meilleur, ni le moins cher des baladeurs numériques. Et pourtant, il a fait le plus gros carton du siècle dans cette catégorie d'appareils. L'iPhone est sur la même route : de par son existence même, il bouleverse tous les standards existants. La course aux fonctionnalités n'a plus de sens sur l'iPhone, ce qui compte, c'est le prolongement de l'homme. L'iPhone est un prolongement presque naturel des mouvements et des pensées de l'homme, au travers de sa conception unique.

Bienvenue dans le troisième millénaire...

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