Mercredi 29 février 2012 à 12:13

Bien vu, ça faisait très longtemps que je n'avais pas posé les doigts sur mon clavier dans le but de laisser une trace ici. Mais bon, puisqu'on est un 29 février, que ça n'arrive qu'une fois tous les quatre ans et que j'ai un peu de temps devant moi, toutes les conditions se voient réunies pour un petit article qui, probablement, ne va servir à rien mis à part à te faire croire que ce blog n'est pas encore tout à fait mort. Si tant est que quelqu'un tombe dessus.

Ceci dit, l'excuse du 29 février m'en procure une autre : ce serait alors la remise en question quadriennale. Tu sais, ce truc qui pourrait ressembler à de l'introspection si c'était raconté à un psy à 200 boules la séance, mais qui finalement ne ressemble qu'à une longue plainte déchirante sur un blog (un blog ?) perdu quelque part sur le net. Mais je ne parle pas de moi, en fait. Je parle des autres, oui parce que Sartre n'avait pas tout à fait tort, finalement.

En fait, autant s'adresser à un moi imaginaire, cela n'en sera que plus smooth. ARRÊTE AVEC TES ANGLICISMES À LA CON.


Combien de personnes ont disparu de ton champ de vision aujourd'hui ? Combien avaient l'habitude de te sourire, et maintenant t'ont tourné le dos sans aucun remord ? Combien ont même oublié jusqu'à ton existence, et ont brutalement refait leur vie loin de ceux que tu pensais être leur ami, toi y compris ? Tu pourrais en citer un, deux, dix. Plus encore peut-être. Et maintenant, avec le recul, tu sens, tu sais, tu vois que d'autres prennent également ce chemin et qu'ils ne vont pas tarder à te montrer leur cul et partir au loin, sans même se retourner.

Comment, tu pensais que l'amitié, que les liens qui unissent les gens, aussi simples soient-ils (les liens, pas les gens... enfin...), représentaient un peu plus que deux verres qui s'entrechoquent en soirée ou qu'un souvenir à raconter ? Tu pensais que lorsque l'on donne de sa personne, on pouvait décemment penser recevoir par la suite ? Quel naïf tu fais. Bien qu'en fait, ton erreur ne sois que partielle. Ainsi, tu reconnais les gens que tu pourras appeler dans vingt ans pour leur raconter que tu t'es cogné ce matin dans une vitrine chez Carrefour et que ça a fait marrer ton fils - ou plus simplement parce que tu auras leur numéro, ce qui est déjà pas mal. Ceux-là, je dis pas. Tu as également fini par comprendre que la majeure partie des gens qui t'entourent sont des connaissances de passage, et que tu n'attendras jamais rien de plus de leur part. Mais ce sont ceux qui sont entre les deux qui t'interrogent.

Ceux qui pourraient être de la première catégorie, ceux qui l'étaient d'ailleurs. Ou en tout cas qui te semblaient l'être. Des gars, des nanas, des plus jeunes, des plus vieux, il y en a pour tous les goûts, y'a pas d'règle ma bonne dame. Comme quoi ce n'est pas lié à une époque ou à un phénotype (wikipédia est ton ami, petit branleur). Ils sont partis, ils sont restés, dans les deux cas ils n'existent plus. Enfin non, TU n'existes plus. Fin. Ton espoir est non recevable.

Bon. Alors tu as essayé plusieurs choses, notamment le je-me-rappelle-à-ton-bon-souvenir, mais si souviens toi on a pêché des lieus jaunes ensemble ou on a pleuré l'un dans les bras de l'autre, ou inversement. Après tu as essayé l'indignation, mais tu ne pouvais pas t'indigner trop longtemps ni trop fort envers des gens qui ont RÉELLEMENT compté, eux. Puis tu t'en renfermé, et tu t'es dit que le temps arrangerait peut-être les choses, que ces personnes ne pouvaient pas indéfiniment refaire leur vie, quel culot.

La vérité, c'est que tu as tout faux. La vérité, c'est qu'ils t'ont pris pour un poireau, sans rien de péjoratif pour un poireau bien sûr. Et maintenant, maintenant... Tu sais, pour une bonne moitié ils sont conscients de leur éloignement, ou tout du moins ils l'ont été. Bon, les autres ne sont que des bons connards et des bonnes pétasses, mais ça tu le savais déjà. Et de fait, cette distinction ne devrait pas exister. Tu perds du temps à faire du cas par cas, tu ne vas pas y passer ta vie, d'autres choses t'attendent, et si on t'a tourné le dos sans même un regard, c'est qu'on n'était pas en phase avec ce que tu pensais. Tu croyais que c'était un échange, c'est vrai pour toi mais pas pour tout le monde. Et ceux qui fonctionnent de manière unidirectionnelle ne sont pas tes proches, point. En fait ils devraient te faire penser à des supporters de football, aussi cons et aussi hypocrites. Tant que l'équipe gagne, on l'aime. Dès qu'elle perd...

Alors stop. Si tu passes autant de temps à te demander ce que pensent ces gens ou comment ils peuvent ne pas voir qu'un effort offert (mo-mo-motus) est un cadeau précieux, c'est que tu n'as pas le même caractère qu'eux, et que tu dois maintenant réagir de manière plus simple : fais la route avec les tiens.

Et les autres, tu peux leur chier dessus.

Lundi 25 octobre 2010 à 23:31

Franchement, on croit rêver. Lorsque les lycéens ont annoncé leur volonté de rejoindre le mouvement de grève et de participer aux manifestations contre le report de l'âge de la retraite, j'ai cru à une bonne blague. Mais lorsque les premières images de jeunes boutonneux dans la rue - braillant des slogans plus violents qu'efficaces et bloquant les lycées avec des poubelles - sont sorties, les bras m'en sont tombés. Attendez deux secondes, un gamin de 15 ou 17 ans va manifester pour défendre l'âge de départ à la retraite ?? Non mais merde, qu'il commence par passer (et avoir !) son bac ce petit con, quand on voit par exemple le niveau d'illettrisme qui frappe la génération de la bulle Internet, ça fait déjà assez peur.

Et puis n'oublions pas une chose FONDAMENTALE : c'est bien beau d'aller gueuler pour partir à la retraite à 60 berges, mais encore faudrait-il ne pas oublier que lorsque l'on a 18 ans, il reste encore une quarantaine d'années durant lesquelles n'importe quel gouvernement peut faire passer n'importe quelle réforme sur l'âge de la retraite. Imaginez dans 10 ans, un gouvernement qui décide d'abaisser l'âge légal de départ à 59 ans... On dira quoi ? Que les jeunes débiles qui ont pété des vitres dans leurs lycées ont finalement foutu la merde pour rien ? Oui, et ce sera vrai ; et cette génération de protestataires sans cervelle se retrouvera con comme une fiente dans le désert.

A toi, lycéen gréviste qui me lit, pense à ces deux points : d'une part, tu ne sais pas ce qu'il en sera de la retraite d'ici 10, 20 ou 30 ans, et d'autre part, va suivre tes putains de cours au lieu de faire des fautes d'orthographe sur tes banderoles de merde.

Et puis de toute façon, dans 30 ans on sera tous bioniques, alors on pourra bosser jusqu'à 200 ans. Tiens, c'est tout aussi valable comme argument. Bande d'ignares.

Samedi 4 septembre 2010 à 21:48

Les temps ont bien changé.

J'aime à le répéter, mais je fais partie des meubles ici. Enfin, ceux qui le savent encore sont de plus en plus rares, et les nouveaux arrivants n'en ont aucune idée, alors comme je le fais environ une fois par an, voici un petit récapitulatif tout ce qu'il y a de plus inutile.

Mon blog approche doucement de son 7ème anniversaire, et je suis administrateur du site depuis plus de 6 ans. Lorsque vous vous plaignez d'un autre membre, c'est moi qui traite vos cas. Lorsque des sites externes se plaignent de plagiat ou d'utilisation d'images ou d'écrits quelconques sans respect des droits d'auteurs, c'est aussi moi qui traite. Je peux absolument tout faire avec votre compte, y compris l'effacer sans délais. En revanche, il est inutile de me contacter directement par ma tagboard, par commentaire ou par message interposé, il y a une interface pour cela, merci de bien vouloir cliquer sur "Nous contacter".

Bref, tout ce petit blabla fortement flatteur pour l'égo, dans quel but ? Simplement de revenir sur le titre de cet article : les temps changent. Car si la plupart d'entre vous ne me connaissent pas, et n'avaient aucune idée de la teneur du paragraphe ci-dessus, l'inverse est vrai également. Je ne connais quasiment plus les "habitués", les bloggeurs dont le nom sonne comme un sésame, idôlatrés voire vénérés comme si leurs paroles n'étaient qu'une source de jouvence à boire sans modération, mais avec admiration.

De mon temps (oui, ça fait vieux con) j'ai eu fait partie de cette caste là, de ces bloggeurs que l'on n'ose toucher de peur d'être à jamais effacé de la considération communautaire. Bon, je vous rassure, il est toujours inutile de me toucher, mais c'est du à ma position, pas à mon aura qui n'existe plus aujourd'hui. Et finalement... peu importe. Longtemps, ce blog avait une portée salvatrice - n'ayons peur ni des mots ni de la plume - pour une bonne partie de son lectorat. Haha, quelle prétention, mais oui mes amis, vous êtes un lectorat et c'est précisément ce qui donne à un blog une existence affranchie de son confinement numérique. Autant voir les choses en face.

Et aujourd'hui, je vois tous ces blogs que je ne connais pas. Je vois ces noms qui reviennent, ces tonnes de commentaires, ces fans prêts à tout pour ne pas froisser leurs icônes. Quelle folie... Mais non, c'est normal. J'en ai vu défiler, des blogs de ce genre. Pour tout dire je suis le plus ancien bloggeur encore en activité sur ce site, après ce cher DarkmoOn, fondateur devenu ami - et non pas l'inverse.

On tourne un peu au déballage, là. Mais j'ai envie de dire, peu importe, je raconte ce que je veux ici, et c'est le cas depuis le début. Tout ça pour dire : je ne connais plus personne, un point c'est tout. Les rares qui sont restés se comptent par petites poignées, et de ceux que je connais bien c'est encore plus rare : DarkmoOn, Atom, Margritis, Butterfly, Antdeus, Invidia, Kadja, Ankou, Sam, Maka... D'autres que j'oublie, ils ne m'en voudront pas. Et ceux, un peu moins anciens, qui aujourd'hui ont également ce statut de dinosaures, et que j'ai également connu... Bref.

Je ne vous connais plus, et j'en écris un article. Vous n'êtes rien pour moi, vous ne savez pas ce qu'était le site, ce qu'il représentait pour ses membres il y a encore 5 ans, ou peut-être 4 ans, à la limite. Vous ne savez pas ce que c0wb0ys signifiait, ce que nous étions prêts à faire pour nous souder. Nous avons traversé le pays d'Est en Ouest et du Nord au Sud, ceux de Caen, de Marseille, de Bordeaux, de Nantes, de Lyon... Les places fortes n'existent plus, ces liens là ont disparu, sauf pour une frange extrêmement réduite de bloggeurs qui savent encore ce que le mot "communauté" veut dire.

Vous n'êtes rien pour moi.

Vendredi 20 août 2010 à 1:53

Si j'avais su.

Déchéance et souffrance. Malentendu et carences. Souffle de vie dans l'infini du cercle de la folie.

Ecriture automatique. Rien de moins sûr que l'ouvrage d'un être torturé sans que la définition même de l'ouvrage ne s'englue dans un sens profondément atypique et finalement inconnu.

J'ai pas envie de te causer, toi. Lui, elle, vous, toi qui me lit, elle qui me fuit, nous qui nous en foutons comme de la couleur de la carotte du nouvel an.

Sens décimé, tournures complexifiées, rien ne présageait une telle arnaque littéraire. La vie réserve bien des surprises, petit con, si j'avais su j'aurais tourné les talons.

Sans élan, hop ! Un saut dans le vide et passons. La page est tournée, la falaise détourée, le dessin abîmé et l'ennui ravagé.

Mardi 10 août 2010 à 14:03

Non, ce n'est pas un prénom. Traduit de la langue de Shakespeare ça veut dire "bordélique".

Bordélique comme tout ce qui m'entoure aujourd'hui. Plus rien ne tourne rond, les choses s'effondrent les unes après les autres, lentement. Je vois les gens partir, changer, se défiler, je vois leur lâcheté, leur peur, leur hypocrisie. Je les vois prendre des directions que jamais ils n'auraient pris quelques mois auparavant. Je vois ce monde s'écrouler et je peine à trouver des rescapés dans les décombres.

Suis-je devenu fou ?

Personne ne semble y prêter attention. Alors, pure folie ou malaise délibérément passé sous silence ? Dégringolade générale ou dépression en cours d'expansion ? Personne ne peut m'aider sans que cela se fasse sans dommages. J'ai trop de choses à dire, j'ai trop gardé le silence, j'ai vu et entendu trop de mauvaises consciences et je ne peux plus accumuler tout cela.

J'ai besoin d'y voir clair, j'ai besoin de l'honnêteté des gens qui aujourd'hui l'ont perdu. J'ai besoin de me dire que j'ai raison, qu'ils ont effectivement changé. Tout peut arriver, je suis trop fragile aujourd'hui pour laisser passer la moindre petite anicroche sans dégâts.

Parce que le vrai problème est là. Elle m'a détruit, j'en suis conscient aujourd'hui. Tout ce que j'étais avant a disparu, et ne semble pas revenir. Et personne ne le sait, et pourtant ceux qui le savent n'ont pas conscience de l'ampleur du désastre, ou ne peuvent pas le croire tant il leur paraît irrationnel. Et pourtant... Et pourtant. Je suis aussi quelqu'un de rationnel, mais sur ce coup-là j'ai beau l'analyser, le retourner dans tous les sens, la conclusion est la même. Elle m'a détruit.

Près de huit mois se sont écoulés maintenant. Et j'ai tourné la page, c'est assurément incontestable. Mais je ne suis plus le même, quelque chose a cassé, quelque chose qui semble ne plus jamais vouloir se recoller. Est-ce vraiment possible ? A quoi bon avoir tourné la page si c'est pour ne pas être capable d'en profiter ? La question reste sans réponse.

Le temps y fera-t-il quelque chose ? Je l'espérais, comme tout un chacun. Aujourd'hui, j'ai plus de mal à le croire. Je reste conscient, mais j'ai du mal.

J'aimerais qu'elle lise ça, mais ça ne sert à rien.

Personne ne pourrait se douter de l'immense fissure qui est apparue. Et je peux le comprendre. Rien n'est sensé dans cette histoire, c'est impossible que ça se passe comme ça, c'est impossible qu'elle m'ait autant marqué, à tout jamais. Pas elle, pas celle qui n'a pas été la plus présente ni la plus intensément liée à moi. Et pourtant, merde ! Je ne comprends pas, mais c'est comme ça. Au moins je suis capable d'analyser la situation, mais ça ne change rien à mon coeur. Il est brisé.

Où sont passées mes belles années ? Où a disparu le temps de l'insouciance ? Ces huit derniers mois ont été globalement très difficiles. Heureusement, malgré l'abandon progressif, certains restent face à la tempête et ne vacillent pas, et je leur doit mes seuls moments de bonheur de cette année maudite. Mais jusqu'à quand ?

J'ai perdu, et bien perdu. Je n'ai plus grand chose à perdre, autant régler mes comptes. Mais pourquoi faire ?...

Vendredi 18 décembre 2009 à 4:58

Il est 5h du matin, mon blog a passé ses 6 ans il y a peu. Le 17 décembre 2003, il s'ouvrait sur un article politisé et controversé, et aujourd'hui il existe toujours, au travers notamment de l'article situé juste à la suite de celui-ci, et qui est signé Atom - heureusement que tu étais là.

Le poids des mots n'a d'ailleurs plus grande importance après tout ce temps. Ce qui compte vraiment, c'est ce que l'auteur ressent lorsqu'il laisse courir ses doigts sur son clavier. Une sorte d'exutoire, même Claude Lelouch avec "C'était un rendez-vous" n'aurait pas fait autrement. Il ne s'agit plus d'écrire pour un public, mais d'écrire pour soi. Et si ces mots tendent à ravager l'instinct primaire de conservation de l'homme, c'est que leur but asphyxiant est proche de l'achèvement.

Autrement dit, la grande majorité du lectorat lambda est profondément et malheureusement sous-dotée en matière grise (pardonnez-moi cette aporie d'ascenseur), et il n'y a rien à comprendre pour vous qui n'y comprenez rien. Pour les autres, c'est plus clair, sans doute.

Allez, faut pas déconner, y'en a qui se lèvent demain.

Vendredi 18 septembre 2009 à 4:27

Manque de sérénité, nerfs fragiles, moral qui dégringole.

Des solutions ? Se prendre une grosse cartouche (comprenez : boire de l'alcool à outrance), courir deux heures sous la pluie, taper un sale petit mécheux, ne rien faire et laisser filer. Ouais, taper un mécheux.

Sans rancune.

Jeudi 4 juin 2009 à 12:00

Aujourd'hui, nous allons attaquer une nouvelle série d'articles, qui s'intitulera "Les gagnants du jour", et qui traitera des solutions pour neutraliser des cibles bien précises : les abrutis qu'on a envie de taper. Pour ce premier épisode, voici deux cas, avec leurs solutions.

Le problème : Vous avez déjà croisé ces abrutis d'ados attardés qui passent comme des ânes en scooter dans les rues, sans casque, en t-shirt, et sans connaître ne serait-ce qu'une ligne du code de la route ? Si comme moi ça vous énerve profondément, je vous propose LA solution radicale.

La solution : Munissez vous d'une batte de baseball, de préférence en métal, ou au pire en bois clouté. Marchez tranquillement au bord d'une route sujette à l'apparition d'un individu décrit ci-dessus. Prenez en compte sa vitesse, la vitesse du vent, l'humidité ambiante, et bien sûr le nombre de cas de grippe A au Mexique. Fléchissez légèrement les genoux, placez vos bras en arrière, et venez placer la batte sur le visage de l'individu, de préférence avec un maximum de force. Si vous réussissez bien votre coup, vous le verrez effectuer une magnifique rotation arrière, et le scooter devrait prolonger sa course sur plusieurs dizaines de mètres, comme par magie ! L'effet est garanti !

Passons au deuxième cas.

Le problème : Restons dans les transports, avec le cas typique d'une bande d'ignares à casquette assis dans une berline allemande de luxe, dont on se demande de manière très suspicieuse comment ils auraient réussi à en payer ne serait-ce que les jantes, qui s'arrêtent à côté de vous au feu rouge, la musique (de merde) à fond, et qui font vroum-vroum pour vous faire comprendre qu'ils veulent démarrer plus vite que vous.

La solution : gardez un cutter ou un bon gros tournevis en permanence dans votre voiture, ainsi que d'un nain caché sous un siège. Lorsque cette situation se présente, envoyez votre nain crever les quatre pneus de vos compagnons de feu, attendez que le feu passe au vert, et démarrez tout doucement en leur faisant un petit coucou de la main. Résultat incomparable !

Bien évidemment, ces deux solutions demandent un minimum de sérieux et d'organisation, mais si vous appliquez à la lettre les conseils que je viens de vous donner, vous devriez profiter d'un orgasme instantané.

Dimanche 31 mai 2009 à 21:52

En coup de vent, juste histoire de passer un coup de gueule, justement. C'est assez personnel d'ailleurs, mais peu importe, un blog peut aussi servir de défouloir.

J'en ai plus qu'assez de voir une partie de mon entourage se plaindre de la fatigue ou de la suractivité. Pour la plupart, leurs semaines sont soit totalement vides, soit à peine remplies avec quelques heures de cours/boulot/stage. Se plaindre d'être fatigué quand on ne fait pas grand chose ou quand on ne fait rien, c'est gonflé. Surtout quand on se plaint à moi... Avec plus de 40 heures de boulot par semaine en stage, ainsi qu'une bonne quinzaine d'heures (minimum) de boulot au bar, dont le samedi soir, ainsi que les entraînements des gamins et mes propres entraînements (heureusement terminés depuis cette semaine), ainsi que quelques heures qui restent pour voir les gens que j'aime (et oui il en faut), j'estime faire partie des gens qui ont peu de sommeil et qui peuvent se plaindre de fatigue. Or, je ne le fais pas vraiment souvent...

Conclusion ? Il ne s'agit pas de jouer à passer pour un martyre, mais bien à dire que tous ceux qui se plaignent de fatigue qu'il y aura toujours quelqu'un de plus atteint qu'eux, surtout quand leur situation de "fatigue" est plutôt ridicule.

Etudiants (LOL) fatigués, vacanciers fatigués, fonctionnaires fatigués... Arrêtez de vous plaindre, bordel.

Mardi 21 avril 2009 à 12:55

Puisqu'une partie des commentaires sur mon dernier article s'est orientée en direction du débat sur le blocage des universités françaises, je prends ici ma position. Qu'on ne s'y trompe pas, avant toute chose, je réprouve totalement les actions de ce gouvernement de merde, et s'il me fallait encore des raisons d'être politiquement à gauche, je les trouve dans l'expression de cette contestation.

Rappelons également les gros points noirs du texte de loi (la loi L.R.U., ou loi Pécresse) qui est décrié : autonomisation (synonyme de privatisation dans bien des cas)
mobilisation des capitaux en faveur des filières bénéfiques à l’entreprise qui délaisse donc celles qui ne seront pas "rentables" comme l’histoire, l’archéologie, l’anthropologie, la philosophie, etc. Une perte de l’ouverture de l’enseignement est donc envisagée. Afin de "protéger" l’université, une hausse des frais d’inscription est aussi à envisager, créant par la même occasion des inégalités sociales au sein de l’éducation (source : AgoraVox)...



Bref, ce petit encart politique mis à part, intéressons-nous au bloqueur, ce jeune qui intrigue la société actuelle. Je suis étudiant à l'Université de Bordeaux 3, une des pionnières cette année dans le blocage actif. Chez nous, à chaque assemblée générale, plus d'un millier d'étudiants se rassemble pour voter ou non la poursuite du blocage. D'ailleurs, en avant-première, je vous annonce la reprise des cours début Mai, dans l'objectif d'assurer les sessions du deuxième semestre dans des conditions acceptables.

En fait, si l'on pioche un étudiant au hasard dans ce mouvement contestataire, il y a peu de chances pour qu'il sache vous dire contre quoi il gueule. Bah oui, finalement, c'est plus sympa de suivre les potes, surtout quand ça vous permet de ne pas aller en cours. C'est d'autant plus vrai pour les étudiants en cycle Licence, beaucoup moins pour nous, en Master, et encore moins pour les doctorants. Protester, oui, mais contre quoi ? Alors bien sûr, il y a des raisons de râler. Mais est-ce qu'un dixième de la population estudiantine arriviste et décérébrée les connait, au moins ? Je n'en suis pas si sûr. Attention, je ne mets pas tout le monde dans le même panier, il y a - et heureusement ! - un bon noyau d'étudiants qui savent de quoi ils parlent et qui savent pourquoi ils agissent ainsi.

Ce qui m'amène à l'acte de blocage en lui-même. Franchement, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. On va me dire "oui et alors, t'as autre chose à proposer ?" et je répondrai non, pas forcément, mais ça ne fait pas de moi un réfractaire sans opinion. On peut très bien faire grève, banaliser des journées, proposer des postes d'accueil proposant une information cohérente et complète sur la réforme L.R.U. ; ce qui serait d'ailleurs loin d'être un luxe au vu, comme dit précédemment, du taux d'information proche de celui d'un bulot cuit d'une bonne partie des jeunes bloqueurs.

Mais pour ceux qui veulent quand même obtenir leur diplôme, on fait comment ? Et la réponse "de toute façon ça sert à rien de l'avoir, vu la future crédibilité de l'Université" est un argument fallacieux : mettez donc les pieds dans le monde professionnel, en entreprise on s'en fout de savoir si vous avez eu votre diplôme pendant une année de crise universitaire ou votre bac pendant les manifestations contre le C.P.E. ! L'important, c'est que vous l'ayez, puis ce que vous en faites ; mais le contexte n'a aucune espèce d'importance. La réponse "c'est une question de solidarité entre étudiants, si personne ne passe de diplôme cette année on sera entendus" est également foireuse, vous pouvez toujours vous brosser. A l'arrivée, ça donnerait une grande farce : redoublements en cascade, pas assez d'effectifs pour gérer les primants et les doublants - dans un milieu déjà en sous effectif, et au final engorgement de la filière universitaire, ce qui ne ferait que conforter le gouvernement de tanches actuel, qui nous dirait qu'il avait raison de vouloir réformer l'Université.

Bref, perdants sur toute la ligne.



Alors on fait quoi ? Bah déjà on débloque, ça sera pas mal. Et ensuite on réfléchit un peu plus - pour beaucoup, puis on réfléchit un peu mieux - pour certains, et enfin on agit proprement, et sans avoir comme seul objectif de foutre le bordel...

Voilà pour mon avis, il vaut ce qu'il vaut, et j'avertis d'ores et déjà les mous du bulbe qu'il est inutile de me contredire juste pour me contredire. Avancez des arguments, montrez que vous ne faites pas partie de cette masse que j'ai qualifiée plus haut d'ignorante, et on en reparlera.

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