Lundi 3 mai 2010 à 15:05

Aujourd'hui, prenons ensemble le vertueux chemin encyclopédique, balisé par les équivoques idées reçues et les amalgames de la populace de bas étage, du petit dictionnaire comportemental. Il s'agit autant d'éthologie que de psychologie, mais bien entendu rien n'est sérieux ni scientifique, nous sommes ici dans un essai, le second degré marquant la majorité des propos qui vont suivre.

D'ailleurs, pour ceux qui n'ont même pas compris cette introduction, vous pouvez cliquer sur ce lien et passer à autre chose.

- Solitude : comportement du solitaire. Acte de se rendre indisponible. La solitude a pour principal intérêt de pouvoir bouffer des chips en buvant de la vodka sans que l'opinion publique ne s'offusque d'un tel comportement. La télévision prend également tout son sens, lorsque l'ensemble des phénomènes observables de façon externe ne ressemble qu'à une infâme bouillie picturale.

- Mimétisme : comportement du mime. Acte de se donner un air que l'on ne connaît pas. Le mimétisme permet de donner l'illusion à l'entourage que l'on sait être l'autre, ce qui se traduit la plupart du temps par un acte matériel dénué de sens profond, superficiel et illusoire.

- Errance : comportement erratique. Acte de recherche sans but. Par essence indescriptible précisément, l'errance est peu ou mal comprise par ceux qui la contemplent chez un être, ce qui n'est qu'une contradiction de plus dans le processus directionnel puisqu'il est difficile de contempler quelque chose que l'on comprend mal.

- Loyauté : comportement en voie de disparition. Acte de rendre sans compter. L'être loyal sait ce qu'il doit, et sait surtout comment le rendre, en tout cas s'y essaie. Il sait également qu'il ne s'agit pas d'un raisonnement fondamentalement vénal dans le sens de l'approche psychologique, mais plutôt d'un dévouement naturel.

- Amour : comportement qui n'en est pas un. Acte d'aimer. L'amour a d'innombrables définitions, et parmi elles se retrouvent l'incohérence de l'être amoureux. Cette incohérence est parfois à rapprocher de l'errance, mais est sans doute un comportement incompris dans la majorité des cas. L'amour étant plus profond que cela, l'incompréhension n'a pas de raison d'être.

- Lâcheté : comportement naturel chez l'homme. Acte antinomique du courage. La lâcheté n'existe que lorsque l'enjeu dépasse l'être concerné. A ne pas confondre avec le repli, qui est un acte d'autoprotection. Etre lâche ne signifie pas se protéger mais se dégager volontairement d'un conflit ou d'une situation embarrassante.

- Ecrire : comportement volatile. Acte de s'exprimer. Voir ce blog.

Vendredi 9 avril 2010 à 14:19

Je ne suis plus qu'une ombre. Le gouffre qui s'est ouvert devant moi ne semble plus vouloir se refermer désormais, et je vois mes pieds lentement y glisser. Je pensais être fort, je pensais en sortir, je pensais même en être sorti, avoir jeté mes bras au delà de cette chute et avoir attrapé une corde qui traînait par là. Malheureusement, la corde a cassé.

Le gouffre m'appelle, désormais, je le vois me fixer et m'envelopper de son châle de nuit, profondément terrifiant. L'obscurité a maintenant un visage, elle que je ne connaissais qu'au travers des limbes de mon histoire ancienne, l'histoire qui n'a plus de titre aujourd'hui. Ma chute méandrique n'a plus de sens, elle est sens et ne semble plus vouloir s'échapper.

Offrir une façade n'est plus à ma portée.

Samedi 27 mars 2010 à 4:42

Allez hop, encore une vidéo. Cette fois-ci c'est un petit film que j'ai réalisé dans le cadre du concours TBC, le réseau Tram Bus Cub (Bordeaux), par le biais de leur site www.takafairetavideo.com...

 C'est par là : http://www.youtube.com/watch?v=6YD_nwAraZE

Allez voter pour moi. Nanmaisoh.

Ou sinon, c'est ici aussi.


Et petit conseil : vous pouvez la voir en HD. Une fois que vous avez cliqué sur lecture, le petit cadre "360p" s'affiche en bas du lecteur YouTube, passez donc en 1080, ça fait toujours plaisir. Le 16/9, c'est toujours mieux, surtout que ça foutrait les boules d'avoir tourné en HDV et uploadé en natif si c'est pour se prendre une compression pourrie.

Mercredi 17 mars 2010 à 1:01

A night in the VIP Room...
Whisky Mist - London Hilton Club
Sunday, March 14th


Let's have a guess : where am I ?
 

Mercredi 17 mars 2010 à 1:01

A night in the VIP Room...
Whisky Mist - London Hilton Club
Sunday, March 14th


Let's have a guess : where am I ?
 

Lundi 18 janvier 2010 à 18:54

Ha oui au fait.

Votez pour joKeR au ZicMeUp Tour 2010

Voilà, faut voter pour moi.

Mercredi 6 janvier 2010 à 20:24

Allez hop, un peu de Flash puisque c'est bien dégueu, un peu de pub puisque c'est bien pour l'égo, et un peu de vidéos parce que sur le Net, bah faut bien passer le temps. Le truc que vous voyez en dessous s'appelle un Videowall, c'est une création Dailymotion et c'est lié à mon compte MotionMaker chez eux. En gros, ça présente mes dernières publications, courts métrages d'études, reportages ou purs délires. Bref, que du bonheur.


EDIT : allez, j'en avais presque oublié de continuer ma pub ; si tout ça vous intéresse, rendez-vous sur mon site, tout est dessus.

Vendredi 25 décembre 2009 à 11:54

Joyeux Noël, ouais. Ou pas, en fait. Allez vous faire cuire un boeuf (car qui vole un oeuf vole un boeuf) et cessez de considérer cette fuckin' fête catho comme un moment privilégié en famille : ça n'existe PAS.

Et je propose une lapidation du Père Noël à grands coups de figues trop mûres.

Sretan Božić, stado ovaca blesav.

Vendredi 18 décembre 2009 à 4:58

Il est 5h du matin, mon blog a passé ses 6 ans il y a peu. Le 17 décembre 2003, il s'ouvrait sur un article politisé et controversé, et aujourd'hui il existe toujours, au travers notamment de l'article situé juste à la suite de celui-ci, et qui est signé Atom - heureusement que tu étais là.

Le poids des mots n'a d'ailleurs plus grande importance après tout ce temps. Ce qui compte vraiment, c'est ce que l'auteur ressent lorsqu'il laisse courir ses doigts sur son clavier. Une sorte d'exutoire, même Claude Lelouch avec "C'était un rendez-vous" n'aurait pas fait autrement. Il ne s'agit plus d'écrire pour un public, mais d'écrire pour soi. Et si ces mots tendent à ravager l'instinct primaire de conservation de l'homme, c'est que leur but asphyxiant est proche de l'achèvement.

Autrement dit, la grande majorité du lectorat lambda est profondément et malheureusement sous-dotée en matière grise (pardonnez-moi cette aporie d'ascenseur), et il n'y a rien à comprendre pour vous qui n'y comprenez rien. Pour les autres, c'est plus clair, sans doute.

Allez, faut pas déconner, y'en a qui se lèvent demain.

Vendredi 18 décembre 2009 à 0:47



Qu’entends-je ? Que lis-je ? Le propriétaire des lieux, le sémillant, le pétillant, le poutrant et ineffable joKeR (La pommade, c’est fait) ouvre son blog pour fêter dignement ses six ans, et que lui offre-t-on en échange ? Nada, peau de zob et cul d’chouette ? Décidément, il faut tout faire soi même sur cette plateforme peuplée d’ingrats et de boutonneux intellectuellement sous développés (Induire subtilement que les autres sont des cons, c’est fait).
Remarquez, je n’en attendais pas moins. Le monde du blog est impitoyable pour ses dinosaures, et il vient un temps où les anciens doivent se serrer les parties génitales afin de lutter efficacement contre l’apparente froideur qui dégouline incidemment dans l’ombre de l’image surfaite de la bienveillance d’une communauté devenue artificielle (Les envolées scripturales et la nostalgie, c’est fait). C’est dommage, mais ne boudons pas notre plaisir pour autant. Enfin plaisir, c’est vite dit, parce que mine de rien, je vous comprends. La pression est d’ampleur viagresque lorsqu’on se risque à poster ici, et c’est là, la marque des grands du blog. Parce que derrière, c’est quand même quelques milliers d’excellents articles qui poussent au cul, et rien que ça, amis lecteurs, c’est pas rien. Non parce que foncièrement, faut la tenir la cadence, même si elle tend au relâchement au point que dans un moment de faiblesse, notre super-Admin en soit réduit à demander à des gens comme vous de faire le boulot à sa place. D’un côté, le mythe tombe: joKeR est un vieux briscard fatigué, un homme avec ses limites, ses faiblesses, un vieux chwal qui continue sa course en dépit de tout alors qu’il pourrait s’installer dans un élevage et passer le reste de sa vie de blogueur à saillir les juments. (Rappeler le Chwal au bon souvenir du lectorat, c’est fait). Mais ce serait mal connaître le lascar, qui, j’en suis certain, fourmille d’idée et manque simplement de temps pour nous en faire profiter.

Moi je m’en fais pas tellement, car voyez vous, il y’a bien longtemps, alors que j’avais décidé l’arrêt total du blogging, il reste quelque mot gravé dans ma mémoire, où ce cher joKeR avançait l’hypothèse que des gens comme nous ne peuvent se passer de la création et du vecteur particulier que représente le blog. Voyez vous, larves adipeuses et guntéïformes, il existe deux sortes de blogueur : Il y’a les gens comme vous, des vaches laitières de l’internet à la production abondante et sans saveur qui disparaîtront aussi vite qu‘elles sont apparues, et puis il y’a les autres. Les rares. Les précieux. Les amateurs de bons mots qui tendent vers la perfection qe devrait atteindre le blog. Ces gens sont des conteurs, des artistes aux claviers aiguisés qui peuvent s’essayer à n’importe quel genre d’écrits sans tomber dans le ridicule ou le surfait. JoKeR est un de ceux là. Bien qu’il aurait été amusant de l’imaginer avec des tâches noires et des pis, je vous le concède, mais non, car sa production inspirée et d’ampleur homérique, qui poutre bien comme il faut, n’est pas qu’un simple amoncellement d’idées préconçues et grossièrement menées. JoKeR est, à sa façon toute particulière, un conteur, un chroniqueur à l’humour décalé et aux goûts surs, un poète parfois. Un être rare dont les mots, couchés à trois heures du matin vous plongeront, vous, lecteur solitaire abandonné à la solitude nocturne, dans la nostalgie de votre propre instant de grâce, et rares sont ceux qui réussissent une telle prouesse. C’est ça, la véritable perfection vers laquelle tend un blogueur confirmé. La sincérité et la justesse de son propos.

Ce qui est intéressant, mais j’évoque ici un sentiment très personnel, c’est de voir que le blog d’une tierce personne puisse, au fil de nos lectures, devenir un part de notre propre existence. Je devais avoir à peine une petite année de blogging derrière moi lorsque j’ai débarqué sur c0wb0ys (Si tu sais pas ce que c’est, va te pendre, sous merde) et sa page d’accueil au charme désuet, et je suis tombé sur quelques blogs aujourd’hui pour la plupart disparus, et fatalement, sur ce blog, incontournable d’une époque plus simple. J’irais pas jusqu’à dire qu’il fut une source d’inspiration (Sinon je sens qu’il ne pourra plus entrer dans des godasses demain celui-ci), mais il faut avouer que ce ne serait pas totalement faux. Je ne pense pas, si je m’étais arrêté à bloguer comme tout le monde, que je serais devenu le blogueur que je suis. D’une certaine façon, en tant qu’objet de lecture quotidienne, ce blog qui n’est pas le mien est une petite parcelle de ma vie. D’une certaine façon, nous apportons notre pierre à l’édifice. J’ai commenté sur ce blog, j’ai dessiné pour quelques articles de ce blog, j’ai posté à quelques trop rares reprises sur ce blog, j’ai rencontré son propriétaire, et cette rencontre est gravé ici, sur ces pages, et bien que le temps ne permet malheureusement pas de mettre en œuvre quelque envie de nous revoir évoquée jadis, je sais que de toute façon, un beau jour, ça se fera, et nous inscrirons ces instants uniques ici et là.
Le véritable prestige du blogueur, c’est de faire de son espace virtuel un endroit ou vous retrouvez quelque chose qui vous appartient.

Histoire de ne pas passer pour un sentimentaliste et ne pas ruiner une poutrante (Inclure trois fois le mot « poutre » et ses dérivés, c’est fait) réputation justement mérité, je vais conclure en précisant que mine de rien, je n’ai pas respecté certaines consignes du proprio des lieux dans le sens je suis à la bourre puisque la date limite, c’était le 16 décembre, mais remarquez, mon manque total de ponctualité, ça lui rappellera de bons souvenirs du temps de c0wvivor. (Evoquer avec nostalgie c0wvivor, c’est fait).


Atom

(Je profite de mon passage pour faire savoir au propriétaire des lieux que je réclame une catégorie rien qu'a moi, car je refuse de me mêler aux autres. J'veux bien être sympa, mais faut pas pousser quand même)

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | Page suivante >>

Créer un podcast