Les temps ont bien changé.

J'aime à le répéter, mais je fais partie des meubles ici. Enfin, ceux qui le savent encore sont de plus en plus rares, et les nouveaux arrivants n'en ont aucune idée, alors comme je le fais environ une fois par an, voici un petit récapitulatif tout ce qu'il y a de plus inutile.

Mon blog approche doucement de son 7ème anniversaire, et je suis administrateur du site depuis plus de 6 ans. Lorsque vous vous plaignez d'un autre membre, c'est moi qui traite vos cas. Lorsque des sites externes se plaignent de plagiat ou d'utilisation d'images ou d'écrits quelconques sans respect des droits d'auteurs, c'est aussi moi qui traite. Je peux absolument tout faire avec votre compte, y compris l'effacer sans délais. En revanche, il est inutile de me contacter directement par ma tagboard, par commentaire ou par message interposé, il y a une interface pour cela, merci de bien vouloir cliquer sur "Nous contacter".

Bref, tout ce petit blabla fortement flatteur pour l'égo, dans quel but ? Simplement de revenir sur le titre de cet article : les temps changent. Car si la plupart d'entre vous ne me connaissent pas, et n'avaient aucune idée de la teneur du paragraphe ci-dessus, l'inverse est vrai également. Je ne connais quasiment plus les "habitués", les bloggeurs dont le nom sonne comme un sésame, idôlatrés voire vénérés comme si leurs paroles n'étaient qu'une source de jouvence à boire sans modération, mais avec admiration.

De mon temps (oui, ça fait vieux con) j'ai eu fait partie de cette caste là, de ces bloggeurs que l'on n'ose toucher de peur d'être à jamais effacé de la considération communautaire. Bon, je vous rassure, il est toujours inutile de me toucher, mais c'est du à ma position, pas à mon aura qui n'existe plus aujourd'hui. Et finalement... peu importe. Longtemps, ce blog avait une portée salvatrice - n'ayons peur ni des mots ni de la plume - pour une bonne partie de son lectorat. Haha, quelle prétention, mais oui mes amis, vous êtes un lectorat et c'est précisément ce qui donne à un blog une existence affranchie de son confinement numérique. Autant voir les choses en face.

Et aujourd'hui, je vois tous ces blogs que je ne connais pas. Je vois ces noms qui reviennent, ces tonnes de commentaires, ces fans prêts à tout pour ne pas froisser leurs icônes. Quelle folie... Mais non, c'est normal. J'en ai vu défiler, des blogs de ce genre. Pour tout dire je suis le plus ancien bloggeur encore en activité sur ce site, après ce cher DarkmoOn, fondateur devenu ami - et non pas l'inverse.

On tourne un peu au déballage, là. Mais j'ai envie de dire, peu importe, je raconte ce que je veux ici, et c'est le cas depuis le début. Tout ça pour dire : je ne connais plus personne, un point c'est tout. Les rares qui sont restés se comptent par petites poignées, et de ceux que je connais bien c'est encore plus rare : DarkmoOn, Atom, Margritis, Butterfly, Antdeus, Invidia, Kadja, Ankou, Sam, Maka... D'autres que j'oublie, ils ne m'en voudront pas. Et ceux, un peu moins anciens, qui aujourd'hui ont également ce statut de dinosaures, et que j'ai également connu... Bref.

Je ne vous connais plus, et j'en écris un article. Vous n'êtes rien pour moi, vous ne savez pas ce qu'était le site, ce qu'il représentait pour ses membres il y a encore 5 ans, ou peut-être 4 ans, à la limite. Vous ne savez pas ce que c0wb0ys signifiait, ce que nous étions prêts à faire pour nous souder. Nous avons traversé le pays d'Est en Ouest et du Nord au Sud, ceux de Caen, de Marseille, de Bordeaux, de Nantes, de Lyon... Les places fortes n'existent plus, ces liens là ont disparu, sauf pour une frange extrêmement réduite de bloggeurs qui savent encore ce que le mot "communauté" veut dire.

Vous n'êtes rien pour moi.