Les rues sont froides, les murs gris. Le vent glacé balaie négligemment les quelques feuilles mortes qui traînent encore leurs nervures gelées sur le bitume. Je marche lentement, le nez coincé sous une longue écharpe grise, faisant face aux éléments. Toutes les vitrines sont closes par de grands rideaux de fer, qui se fondent si bien dans le décor qu’on pourrait les imaginer les yeux fermés. Non loin de là, le fleuve coule tranquillement, ses eaux sales semblant charrier toute la tristesse qui émane de ce paysage impersonnel. L’ambiance en serait presque malsaine, solitude étouffante aux relents d’une civilisation écrasante même lorsqu’elle est endormie.
La ville est calme, en ce dimanche matin d’hiver. Si calme que je ne croise personne, à part cet enfant, là bas, probablement aussi frigorifié que moi, et vraisemblablement encore plus emmitouflé. Je me surprends à étayer thèses et conjectures quant à sa présence dans cet univers kafkaïen, suppositions qui s’avèrent toutes plus improbables les unes que les autres.
“Sauve moi de moi…”
L’enfant m’a parlé en passant près de moi, j’en suis certain. J’ai peur de ne pas avoir bien saisi le sens de ses mots, alors je me retourne et lui demande ce qu’il en est. Il lève alors la tête vers moi, et je ne distingue que ses yeux éclatants, gris acier, à l’instar de ces murs qui nous entourent.
“Sauve moi de moi… Et de ma solitude…”
Puis il repart, sans un bruit, flottant sur l’asphalte comme un être spectral, finalement si bien accordé avec l’environnement.
Parfois, on se demande si Dame Nature n’a pas fait une mauvaise blague à certains d’entre nous. On se demande si notre existence n’est pas vouée à rencontrer un grand nombre d’échecs et de déceptions, de larmes et d’angoisses, de peurs et de doutes. La fatalité semble tout droit sortie du néant, happant notre âme sans aucune forme de procès. Je me demande si cet enfant n’est pas de ceux-là, de ceux qui semblent vivre en transparence, perdus au beau milieu d’une humanité immensément égoïste qui ne leur accorde aucun crédit. Pour lui, se battre n’a peut-être plus aucune signification, résister n’est sans doute plus un mot plein d’espoir.
Le ciel s’assombrit, le temps se couvre. Et cet enfant marche seul, comme déraciné de son contexte. Je suis arrivé à deux pas de chez moi, et je le vois s’éloigner vers la vieille ville, sans savoir qui il est, où il va. Je pourrais courir pour le rattraper afin de lui demander s’il a besoin d’aide. Je pourrais aussi pousser ma lourde porte en bois massif, et oublier ses yeux une fois celle-ci fermée…
Je suis rentré.
Dans le salon crépite un feu orangé, répandant sa chaleur et sa douce lumière jusqu’au plafond. Ma douce s’est endormie dans le fauteuil devant la cheminée, un magazine posé sur ses genoux. Je dépose un baiser sur ses cheveux, et je remarque alors que la page à laquelle est ouvert le magazine est occupée en partie par une photographie. Des yeux… Simplement des yeux. Ses yeux… Ce gris acier qui vous perce à vif, qui vous donne tout à coup l’impression de ne plus rien maîtriser et de devenir comme un livre ouvert à la face du monde. Intrigué, je prends délicatement le magazine afin d’en savoir un peu plus. Quelques mots agrémentent la photo :
“Dernier regard d’un enfant”
En lisant l’article, j’apprends que l’histoire s’est déroulée il y a quelques mois, et que l’enfant photographié est décédé depuis, atteint d’une malformation des poumons. Pourtant, les yeux que j’ai croisé quelques minutes plus tôt sont bien les mêmes, j’en mettrais ma main à couper…
Je pense que notre univers nous joue des tours, parfois. Ce petit être a beau avoir disparu de notre monde, il n’en reste pas moins présent pour tous ceux qui prennent encore le temps de s’attarder sur les détails qui les entourent. Il voulait que je le sauve de son errance, il voulait que je le délivre de son calvaire, mais je n’ai pourtant perçu aucune souffrance dans ses paroles. Peut-être est-il tout simplement heureux, là où il est. Peut-être que cette vision était plus qu’un simple écho du passé…
Et dans cette grisaille du dimanche, une chaleur vient tout à coup me réchauffer. Une chaleur qui, je le sais, m’est envoyée par l’enfant, que j’ai été le seul à bien vouloir voir…
Stressed Star
I wish I had a star.
Une lumière dans la nuit, qui éclaire ces sombres méandres, insondables tant par la pensée que par le coeur. On a tous un jour rêvé de cette lumière, de cette clarté qui nous ferait tant de bien lorsque l’enveloppe brumeuse qui nous suit à longueur de journée ne semble plus vouloir repartir dans l’ombre.
I wish I had a star. I do wish.
Et malgré cela, tant de questions restent sans réponses. On cherche en vain la solution, elle nous fuit et court, court au delà des limites de notre avenir. Un choix, deux choix, et tout bascule, alors que ne pas prendre ces décisions nous entraîne également dans l’horreur de l’imprévisible, de l’impossible.
I wish I had your star. Not mine.
Lorsque l’on jalouse la réussite des autres, l’engrenage devient infini. Autant se concentrer sur sa propre existence plutôt que de perdre son temps en conjectures et en comparaisons. Finalement, c’est peut-être ce qu’il nous reste de mieux à faire. Quitte à plonger, pourquoi ne pas plonger seul ?
Ain’t no light without my star.
Chronique et ‘Pataphysique
1h05.
La vie semble s’être arrêtée. Le silence est le seul bruit qui parvient à mes oreilles, les autres ayant décidé de dormir. La nuit noire éclaire mon insomnie, je réfléchis et pense à tout à fait autre chose. Plus que quelques heures avant le lever du soleil, qui comme moi se lève à l’Est, et déjà la pluie tombe doucement, tout comme je pourrais tomber du lit.
1h06.
Pourvu que le jour ne pointe pas le bout de son réveil. Chaque minute qui passe me rapproche de la minute qui suit, et celle d’après suit également. Où se trouve la fin du cycle ? Je rêve d’un sens caché, du sixième qui change tout, qui connaît, lui. Il connaît la faim, la fin du cycle.
1h07.
J’entends encore ces mots. Les gens qui ne m’aiment pas n’ont pas le courage de me le dire en face. J’entends encore ces paroles rapportées, lui qui a dit ça et l’autre qui ne l’a pas dit. Mais il n’en pense pas moins. Tout le monde le sait, sauf lui peut-être. Et lui. Et lui et eux tous, ils ne sont pas capables d’être francs, et par devant ils sont hypocrites. Je préfère l’inverse.
1h09.
Deux minutes, une éternité ! Ce fut dur.
1h10.
Il faut fuir l’envie, fuir le réel, fuir le quotidien. Rien de plus simple que de beurrer une tartine, encore faut-il posséder un couteau à bout rond. Cela s’applique également à cette considération macroéconomique qu’est le prix de l’essence. Rien de plus simple que de beurrer un moteur, encore faut-il posséder un portefeuille à bout rond. Souvenez-vous, le moteur et la tartine sont frères.
1h11.
Est-ce que le moteur tombe toujours du côté beurré, lui aussi ?
1h15.
On n’arrête plus le progrès.
1h16.
Pouf, une minute de trop. Non, c’est vrai quoi, impossible de chroniquer correctement si le temps joue sa propre partition solo. Je suis un compositeur, un amoureux de l’emphase lexicale. Et rien ne sert d’écrire, il faut tailler sa plume à point. Mince, c’est vrai, c’est un clavier…
1h20.
Elle me manque.
Contemplations
Je contemple ce mur blanc. Deux posters y sont accrochés depuis des années, et j’en ai même oublié leur présence. L’odeur du rhum me secoue le cerveau, et pourtant il n’y a pas d’alcool à proximité. Des hallucinations… Comment mon esprit peut-il déjouer mes sens ? La nuit est tombée depuis quelques heures déjà, le sommeil ne semble pas près de me rencontrer cette nuit.
Le bruit du moteur du frigo qui redémarre me fait sursauter. Le silence ambiant, soudain rompu par cette grosse boîte blanche certainement aussi vieille que moi, m’a rendu attentif au moindre mouvement, au moindre son, au moindre courant d’air. Un léger sifflement me fait tendre l’oreille, mais il m’est impossible de localiser sa provenance. Qu’importe… Je suis devant mon clavier, et j’appuie sur ces foutues touches sans même savoir où je veux en venir.
Je m’allume une clope. Le bruit de l’allumette qui craque est amplifié par l’épais silence qui est retombé dans la pièce. J’inhale lentement la première bouffée de fumée. Saloperie… Une cigarette, dix minutes de vie en moins, qu’ils disent. Comment peut-on perdre un temps qu’on est incapable d’évaluer ? Si je perds dix minutes de vie sur trente années d’existence, l’impact sera différent que si je les perdais sur le double. Une belle arnaque que cet allongement de l’espérance de vie…
La télé est éteinte depuis près d’une vingtaine de minutes. J’aime ces chiffres, j’adore les statistiques, dès que je peux quantifier quelque chose et le comparer à n’importe quoi de similaire, je le fais. En attendant, je vais finir par crever de froid, enroulé dans cette seule couverture. Dix minutes de vie… Si je meurs d’hypothermie cette nuit, j’aurais bien baisé ces foutues statistiques, et toutes ces minutes de perdues seront offertes à un autre fumeur.
Je repense à ce film, American History X. Je revois Daniel Vinyard qui tape mécaniquement sur son clavier, efface et recommence, tout comme moi à l’heure qu’il est. Sauf que je n’ai ni le crâne rasé, ni les murs recouverts de croix gammées. La haine… Elle est partout, elle nous entoure à chaque seconde. Nous haïssons toujours quelque chose, quelqu’un, quelque part, comme je hais le bruit que fait mon frigo. Et lorsque cette haine se transforme en prétexte à la violence, les bas instincts de l’humanité ressortent comme un morceau de charbon sur une plaine enneigée : crus, aveuglants, mais presque honteux d’être là, salissant un capital qui disparaît petit à petit.
J’ai plongé la pièce dans le noir. Il ne reste plus que mon écran qui brille, comme un pied de nez à l’obscurité. Un flocon de neige sur une plaine de charbon… L’heure n’est plus à faire de l’esprit, mais à dormir. Je n’en ai pas la force, c’est le paradoxe de la fatigue mentale. La fatigue physique est une fatigue saine, qui amène le sommeil naturellement, par opposition à sa sœur née sous X, jamais vraiment présente, mais suffisamment sous-jacente pour soulever une question cruciale à ces heures tardives : comment faire pour s’endormir ? La réponse viendra d’elle-même, je suppose. Lorsque je m’endormirais sur mon clavier, il ne sera plus question d’y réfléchir.
Je vous laisse, je préfère tenter l’approche frontale. Il suffit d’éteindre son ordinateur, de mettre l’oreiller sous sa tête, et d’essayer de se laisser aller. Parfois, donner un coup de pouce aux rêves à venir durant la nuit est une bonne méthode. Enfant, j’essayais de m’imaginer doté d’un pouvoir illimité, me permettant de faire absolument tout ce que je voulais, sans exception aucune. Et je m’endormais en volant, en devenant invisible, en figeant le temps et l’espace ou en contrôlant la pensée de mes semblables. Comment voulez-vous que je sois sain d’esprit, avec une enfance pareille…
Après la pluie vient la pluie
L’arrêté vient de tomber : la circulation des véhicules à moteur devient limitée, ou plutôt leur vitesse. 50km/h, pas plus, et ce sur tout type de route suceptible d’être empruntée par des voitures, des motos, des tondeuses, etc. Cette mesure a été accueillie assez froidement. Bien que tout le monde ait conscience que la situation pluviométrique implique des restrictions drastiques indispensables, personne ne pense se mettre en danger en roulant à plus de 50km/h sur l’autoroute…
Je marche dans une rue qui n’est pas encore totalement inondée. Mes bottes me remontent jusqu’au genou, me permettant ainsi de rester sec. Les voitures passent tous feux allumés, essuie-glaces battant la mesure tels des métronomes réglés sur “Prestissimo” (ndr : plus de 200 battements par minute) et conducteurs stressés au possible. Prendre le volant est devenu un véritable challenge, et certains conducteurs ont abandonné l’idée de faire 500 mètres avec leur véhicule pour aller chercher le pain. L’industrie du vêtement imperméable ayant fait de gros efforts pour équiper la population, marcher est devenu le meilleur moyen de se déplacer…
Tout le monde s’est habitué à la pluie. Même les gamins les plus réticents ont désormais compris l’utilité d’une capuche. Mais de toute façon, la vision apocalyptique qu’offre le moindre coup d’oeil à l’extérieur est tellement impressionnante que n’importe quel individu, blanc, noir, vieux, jeune, gros ou maigre se sent totalement dépassé par les évènements…
La pluie a commencé il y a environ deux mois. Et depuis, nous avons pu compter les apparitions du soleil sur les doigts d’une main : zéro. Il s’est arrêté de pleuvoir quelques minutes il y a une semaine, mais les averses continuelles ont bien vite repris. Personne ne sait ce qui se passe vraiment, pourquoi les anticyclones ont disparu. Des dépressions rivalisant de monstruosité couvrent quasiment toute la surface du globe. Des tornades ravagent les côtes américaines, la neige étouffe la moitié de l’Europe du Nord, des énormes cyclones dévastent les pays tropicaux, des raz-de-marée gigantesques rongent les côtes asiatiques. Les prévisions météorologiques ont depuis quelques temps laissé place aux scénarios les plus dramatiques…
La situation s’est aggravée. Les communications sont coupées, les antennes sont tombées, l’électricité commence à flancher. Dans les rues, les cadavres de rats noyés remontent à la surface et jonchent les bords de trottoirs qui ne sont pas encore sous les eaux. Les propriétaires de maisons individuelles redoublent d’ardeur pour protéger leurs habitations des dégâts colossaux que l’eau provoque chaque jour. Des hommes et des femmes disparaissent, et personne ne peut rien faire…
Le pessimisme ambiant s’est transformé en véritable terreur. Les fous de Dieu parlent de vengeance Divine, les autres ne savent pas. La perspective de fin du monde, qui faisait rire sous cape l’humanité un mois auparavant prend désormais un sens, et certains ont déjà commencé à préparer leur “grand départ”. Les viols et les agressions gratuites se multiplient, les criminels étant persuadés que plus rien ne pourrait les juger. La terreur se mue en colère, puis en désastre. Tout part en lambeaux. L’homme se rend compte de sa faiblesse face à son environnement. L’homme n’est rien…
J’écris ces dernières lignes du troisième étage d’un immeuble abandonné. Les deux étages inférieurs sont ravagés, le rez de chaussée est complètement inondé. Le niveau de l’eau est impressionnant, environ deux mètres. Je ne sais pas jusqu’à quand je pourrais tenir ici, ni ce qui m’arrivera lorsque la fin sera devant moi. Je ne sais pas…
[...]
Je me suis réveillé dans une chambre. Plusieurs lits d’un blanc éclatant sont alignés à côté du mien. La lumière entre par la fenêtre, et inonde la pièce, le soleil baignant le visage des personnes qui sont avec moi ici. Je suppose que je suis dans un hôpital… J’essaie de me lever, j’y parviens non sans difficulté, et je me traîne jusqu’à la fenêtre. Au dehors, le ciel azur est marqué par la présence de l’Astre Roi, que nous n’avions plus vu depuis 5 mois. La pluie a cessé. C’est un miracle…
La reconstruction sera longue. Les inondations ont causé des dommages incroyables, et l’eau ne s’est pas encore retiré à certains endroits. Le paysage ressemble à celui d’un lendemain d’orage extrêmement violent. Tout est humide, voire complètement trempé, mais les oiseaux ressortent de leurs nids et les gens ont le sourire. Comme je les comprends… J’ai aussi ce sourire, ce sourire béat au travers duquel transparaît une foule de sentiments qui se bousculent, se mélangent et se tirent dans les pattes. Le miracle… Ce mot revient dans la bouche de tous les passants, le miracle a eu lieu. La pluie a cessé.
Nous sommes libres. Nous ne sommes rien.
Dépressurisation
Rêves…
Lorsque j’étais enfant, je rêvais de devenir astronaute, ou pompier. Les étoiles me fascinaient, à commencer par celles que l’on appelle “géantes bleues”, comme Deneb ou Altaïr… L’encre profonde qui liait ces points d’argent m’envahissait et me procurait une sensation indescriptible d’immensité, d’infini… Je me voyais partir, m’approcher de ces boules immenses, jusqu’à les toucher. J’étais comme aspiré par l’Univers, par cet espace intemporel, et je passais des heures à espérer, à apprendre, à rêver…
Idéaux…
Au fil des ans, j’ai peu à peu compris que la notion de normalité en ce qui concerne la vie telle que l’on est censé la vivre était déjà écrite, et immuable. L’existence était régie par des règles invérifiables mais incontestables. S’échapper de ce quotidien préfabriqué signifiait la mort sociale, si ce n’est plus. Je devins alors persuadé que je pouvais devenir une star de la chanson, ou un acteur. J’intégrais une troupe de théâtre, et je montais sur les planches avec une seule idée en tête : jouer aux côté de Tom Cruise ou Julia Roberts. Mes nuits se muèrent en attentes insoutenables, espérant qu’au petit matin une lettre m’attendrait pour m’annoncer que j’étais invité à participer à la dernière production de Steven Spielberg. Je ne dormais plus, mais je rêvais toujours…
Espoirs…
Le temps fait des ravages dit-on, mais ce qu’on oublie de préciser, c’est qu’il détruit également les espoirs d’enfance. Quelques temps après avoir abandonné mes désirs cinématographiques, je me remis en question et mon idée selon laquelle l’argent dirigeait le monde fut confortée par ma compréhension grandissante de la société. Je décidais alors de devenir banquier, afin d’évoluer dans un milieu basé sur l’argent, pour et avec les Dollars. Mon paradis devint le Luxembourg, pays où les banques côtoient les bars et les grands magasins. Cet eldorado devenait si attractif que j’avais pour projet de fuguer, de prendre le train et de m’y rendre afin de m’imprégner de cet environnement si particulier. Un autre univers… Mais j’avais oublié mon Univers d’antan. Cet Univers rempli de quasars et de trous noirs avait disparu de mes espoirs, je rêvais maintenant d’argent et d’insertion professionnelle réussie…
Dépressurisation…
Je ne crois plus en rien. Les songes d’enfance, emplis de bonne foi et de sincérité, sont l’essence même d’un avenir sain et honnête. Ce que notre vie nous réserve n’a plus qu’un sens pécuniaire, et il nous est impossible de le refuser.
J’ai alors décidé de devenir un personnage de roman. Tous mes rêves deviendraient alors réalité, et je pourrais jouer le rôle d’un banquier dans un film tourné sur Deneb. La plume serait mon exutoire, et la page blanche mon espoir…
Peut-être qu’un jour, un enfant émerveillé par les étoiles décidera de suivre la même voie que moi. Peut-être qu’il tombera sur un livre dans lequel je suis le héros, et qu’il me rejoindra.
Maman, plus tard, je veux être personnage de roman…