Dimanche 31 mai 2009 à 21:52

En coup de vent, juste histoire de passer un coup de gueule, justement. C'est assez personnel d'ailleurs, mais peu importe, un blog peut aussi servir de défouloir.

J'en ai plus qu'assez de voir une partie de mon entourage se plaindre de la fatigue ou de la suractivité. Pour la plupart, leurs semaines sont soit totalement vides, soit à peine remplies avec quelques heures de cours/boulot/stage. Se plaindre d'être fatigué quand on ne fait pas grand chose ou quand on ne fait rien, c'est gonflé. Surtout quand on se plaint à moi... Avec plus de 40 heures de boulot par semaine en stage, ainsi qu'une bonne quinzaine d'heures (minimum) de boulot au bar, dont le samedi soir, ainsi que les entraînements des gamins et mes propres entraînements (heureusement terminés depuis cette semaine), ainsi que quelques heures qui restent pour voir les gens que j'aime (et oui il en faut), j'estime faire partie des gens qui ont peu de sommeil et qui peuvent se plaindre de fatigue. Or, je ne le fais pas vraiment souvent...

Conclusion ? Il ne s'agit pas de jouer à passer pour un martyre, mais bien à dire que tous ceux qui se plaignent de fatigue qu'il y aura toujours quelqu'un de plus atteint qu'eux, surtout quand leur situation de "fatigue" est plutôt ridicule.

Etudiants (LOL) fatigués, vacanciers fatigués, fonctionnaires fatigués... Arrêtez de vous plaindre, bordel.

Jeudi 28 mai 2009 à 0:51

Si il y a bien une chose que j'ai fini par apprendre après toutes ces années sur Cowblog, et toutes ces années à l'administration du site, c'est que le Web communautaire est un paradoxe monumental. Finalement, ce Web là est impersonnel, ingrat, plein de mauvaises surprises. Et bien évidemment, Cowblog n'échappe pas à cette règle, étant autant un espace communautaire qu'une plateforme de blogs.

En fait, notre vision des gens est très limitée, souvent erronée, parfois juste mais toujours imparfaite. Il est impossible de bien cerner quelqu'un au travers de ses articles et de ses commentaires, et même en discutant régulièrement par le biais du tchat du site ou par MSN pour les plus intimes (pardon pour ce terme, l'intimité entre deux bloggeurs étant à peu près équivalente à l'intimité entre Joe le Têtard de la mare du fond du bois et François Hollande).

J'ai eu l'occasion de rencontrer pas mal de bloggeurs, et de passer un peu de temps avec certains d'entre eux. Encore plus rare, certains sont devenus des amis, et j'ai même eu une longue relation amoureuse avec une bloggueuse de l'époque des débuts du site, que personne ici n'a connu ou presque. Mais là où je veux en venir, c'est que notre regard change radicalement à partir du moment où l'on a partagé quelques moments, même anodins, avec une personne dont on ne connaissait jusque là que le pseudo et ce qu'elle avait bien voulu nous raconter au gré des discussions électroniques.

Et c'est là que le mot "communautaire" prend enfin son sens : ou comment se rendre réellement compte des qualités de certaines personnes, seulement à partir du moment où on les a vues, en chair et en os. L'acronyme anglais IRL (pour In Real Life, traduisez Suce Ton Meuble) est alors le seul moyen de créer des liens apparentés à ceux d'une véritable communauté, ce que Cowblog a toujours cherché à être, à la différence des innombrables plateformes de blogs concurrentes qui n'évoluent pas du tout dans cet esprit.

Mais si nous ne voulons pas, un jour, ressembler à cette concurrence, il nous faut éviter cette ingratitude, cette impersonnalité du Web communautaire. Rencontrez-vous, faites des gosses, jouez à la belote, j'sais pas moi.

LeeLoo, Julien, Benoît, Guillaume, Jordan, Jérôme, Mickaël (que Nounours m'écorche si j'ai malencontreusement remplacé ton "h" par un "k"), Margaux, Samantha, Damien, Claire, Johan, Emilie, Tiphaine, Elodie, Sylvain, et d'autres encore... Je vous ai croisés, j'ai passé un peu de temps avec vous, à l'échelle de chacun. Mais ce temps-là compte, et vous n'êtes plus pour moi de simples bloggeurs anonymes. Vous Existez, et je vous en remercie.

Mardi 5 mai 2009 à 19:42

Souvenir... Souvenirs...

Tout a commencé ici, par ici. Cinq années plus tard, la fin n'a toujours pas de sens.

J'étais prévenu, j'ai voulu voir tout ça. Et ça file quand même un sale coup derrière la nuque, un vent glacial, un peu comme si tu croisais Arlette Chabot dans les rues de Dunkerke un matin de décembre. Toujours est-il que ça remue.

Tout a commencé ici, par ici. Et depuis, la vie a suivi son cours. Depuis c0wb0ys et cette histoire si forte.

Inutile de s'étendre un peu plus sur le sujet, de toute manière une seule personne au monde sait de quoi je parle. Et inutile de demander "c'est moi ? c'est qui ?", seule cette personne n'aura pas besoin de poser la question.

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