Jeudi 30 avril 2009 à 16:27

Hoho ! Je viens de m'apercevoir que j'avais dépassé la barre des 1300 articles sans m'en rendre compte... Bon, rien de grave, il s'agit encore et toujours d'un symbole sans réelle importance, mais ça signifie tout de même une chose : ce blog, que j'ai failli arrêter plusieurs fois, est bien vivant et le sera encore longtemps, je pense. De toute manière, même s'il n'a plus aucune ligne directrice (en a-t-il vraiment eu une un jour ?), ce blog aura toujours une raison d'être tant que j'aurais envie de l'utiliser.

Petit encart sur la psychose qui commence à régner dans le monde entier au sujet de la "grippe mexicaine"... J'ai lu un peu partout des raccourcis absolument absurdes et des conclusions navrantes. Cette maladie a été nommée "grippe porcine" a son apparition, et ça a suffit pour foutre la pagaille dans l'esprit des gens. En fait, cette grippe est bien humaine, et ne se transmet évidemment pas par l'alimentation, mais bien comme une bonne vieille grippe. Si vous voulez être tout à fait juste, il suffit de l'appeler grippe de souche H1N1. C'est en fait semble-t-il une recombinaison de quatre virus de grippe : la grippe porcine nord-américaine, la grippe aviaire nord-américaine, la grippe humaine A-H1N1, et la grippe porcine eurasienne.

Bon, ne soyons pas trop alarmistes non plus : notre pays a de bonnes infrastructures sanitaires, et avec beaucoup de rigueur il serait possible de contenir cette grippe si d'aventure elle était décelée en France. Le cas de l'Europe de manière générale n'est pas comparable avec le cas de l'Amérique du Nord et surtout du Mexique : là-bas, les infrastructures sont moins efficaces, et la panique a favorisé une diffusion assez rapide et ample du virus. 

En revanche, il ne faut pas perdre de vue que c'est un virus dangereux, même s'il est soignable, à condition d'être pris à temps. Les personnes exposées chez nous sont celles qui ont été en contact avec l'agent pathogène, c'est à dire classiquement avec une personne qui est récemment revenue du Mexique ou des Etats-Unis. En l'occurrence, à l'heure actuelle il n'y a aucun cas avéré en France, et encore une fois, dans l'hypothèse de cas déclarés, si ils sont isolés et soignés la maladie ne se répandra pas. 

Pour les plus prudents, vous pouvez toujours prendre des précautions assez simples, comme le port du masque. La transmission aérienne restant la plus classique et la plus rapide concernant ce type de virus, cette précaution apparaît bonne. Bien sûr, il n'est pas question de certitudes, rien n'est moins imprévisible qu'une épidémie de ce genre : c'est d'ailleurs pour ça que l'OMS a déclaré la phase 5 d'alerte pandémique. Il est en revanche inutile de paniquer inconsidérément.



Bon, je ne suis ni médecin ni épidémiologiste, mais j'espère que ces quelques lignes peuvent servir. En tout cas, si vous avez des informations plus précises (non non Benjamin je ne pense pas à toi, pas du tout...) vous pouvez les laisser en commentaire.

Lundi 27 avril 2009 à 14:30

Tiens, ça faisait longtemps que j'avais pas posté une chronique d'album... Aujourd'hui, c'est le dernier opus de Pendulum, intitulé In Silico, qui sera décortiqué pour vos petites oreilles délicates.

Attention, précautions à prendre d’emblée pour les métalleux intégristes, Pendulum reste un groupe à forte consonance électronique, c’est du Drum’n Bass mâtiné de rock/métal… Je dis ça pour la simple et bonne raison que j'ai vu Pendulum qualifié de groupe de "Doom Metal", sur le site où j'ai posté cette chronique que je ne fais donc qu'extraire.


http://music.unrealitytv.co.uk/wp-content/uploads/2008/05/pendulum-in-silico.jpg

Bref, ces considérations de genre mises à part, attaquons-nous à cet opus qui, je le pense franchement, vaut le détour. C’est une sacrée claque aux oreilles de ceux qui pensent que le métal est un genre destiné à rester enfermé indéfiniment. Pendulum dépoussière et renouvelle le genre, bienvenue dans le Métal’n Bass (passez moi le néologisme foireux…) !

Les trois anglais (anciennement australiens) n’en sont pas à leur coup d’essai : In Silico arrive après le bien né Hold Your Color, déjà très intéressant, ainsi que deux opus plus ou moins live, intéressants mais différents, et un paquet de gros remixs fantastiques (comme Bacteria ou Voodoo People, Prodigy inside). Et c’est franchement un joli coup, même si l’album est un peu court. Enfin, 10 morceaux qui dépassent presque tous les 5 minutes, avec 4 morceaux à près ou plus de 6 minutes, on ne se fait pas avoir pour autant. D’ailleurs, on attaque très sec avec “Show Down”, qui tape fort et définit assez clairement le style du disque. Un beat électronique rapide et très simple, une basse peu présente, des nappes et des synthés surpuissants et un riff qui enrobe le tout. Ajoutez à ce mix étonnant un chant très propre et accrocheur, et vous avez un titre qui cartonne et qui ouvre de bien belle manière le disque.

Mais Pendulum, ce n’est pas que ça… C’est aussi, sur “Midnight Runner” ou “9,000 miles”, un tempo nettement plus lourd avec une rythmique un peu plus travaillée (bien obligé), et des sonorités planantes, à la limite de l’atmosphérique. Le chant s’efface sur ces deux titres pour laisser la place à la musique… Et c’est d’ailleurs ce qui pourra rebuter l’auditeur impatient. En effet, et comme je l’ai dit en introduction, ça reste de l’électro / drum’n bass / breakbeat, et c’est donc parfois répétitif comme il faut.

Des morceaux comme “Different”, “Visions” ou encore “Granite” respectent ce schéma de boucles, sans être toutefois dénués d’intérêt. Bon, j’avoue, faut aimer ce genre, mais personnellement j’adore donc je n’en dirais pas trop de mal non plus…

Deux autres titres sont assez intéressants : “The Other Side” et “Mutiny” utilisent un gros riff de gratte calqué sur une rythmique électro. Mention spéciale au premier des deux, un peu plus lent, un peu plus classique dans sa construction, avec un chant vocodé qui rend très bien et un refrain facile à retenir et à fredonner.

http://thevoidmusic.files.wordpress.com/2008/07/pendulum.jpg 

Et pour finir, on relève quelques bombes absolument incontournables sur la galette. Je m’arrête sur deux d’entre elles : commençons par “Propane Nightmares”, présenté comme le titre phare de l’album. Il faut dire qu’il a atteint la 9ème place des charts anglais, et qu’il l’est longtemps resté : pour un groupe confidentiel avec un son si particulier, c’est quand même une sacrée performance. Amateurs de guitares, passez votre chemin : c’est un titre entièrement basé sur l'électronique, le riff de gratte n'étant qu'un simple doublage du thème synthétisé. En revanche, il est construit de manière assez conventionnelle, exit donc le son répétitif et bienvenue au chant qui tache.

Le deuxième intéressera nettement plus de monde ici : c’est du métal quasiment d’un bout à l’autre. Une introduction planante et légère laisse apprécier la tessiture vocale exceptionnelle du chanteur, et cette montée en puissance qui dure environ 1mn30 sonne très Tool dans ses harmonies. Puis vient tout d’un coup la tempête… et ça tombe bien, puisque le morceau s’appelle “The Tempest”, et qu’il clôture la galette. Ca tape, ça crache, ça salit les murs, et le riff bien que très minimaliste accroche de suite l’oreille. Le chant reprend un octave au dessus… oui, ça sonne toujours Tool, mais avec une empreinte bien particulière et très personnelle. Et après un break très sec, le final arrive comme un déluge métal électronique, où le chant a laissé la place au duo synthé/guitare, qui tabasse l’auditeur jusqu’à la fin du morceau… Pour ne rien gâcher, le timbre de voix de Rob Swire rappelle furieusement celui de Maynard James Keenan sur 10,000 Days, mais là encore avec une empreinte personnelle. Difficile de naviguer entre la similitude et le son bien à soi, mais Pendulum y parvient ici selon moi.



Bon… Que retenir de ce disque si particulier ? C’est un ovni dans la scène du métal autant que dans la scène drum’n bass : ni franchement l’un, ni franchement l’autre, même si l’électronique prend plus de place que l’électrique. Curiosité, album à part, qualifiez-le comme vous voulez, mais un conseil : écoutez-le pour vous en faire une idée. On aime ou on n’aime pas, c’est clair, mais il ne faut pas y aller à reculons, plutôt avec un esprit assez ouvert. C’est peut-être l’occasion de mettre un pied dans la musique électronique, qui tout d’un coup paraît très proche de la musique métallique !

Mardi 21 avril 2009 à 12:55

Puisqu'une partie des commentaires sur mon dernier article s'est orientée en direction du débat sur le blocage des universités françaises, je prends ici ma position. Qu'on ne s'y trompe pas, avant toute chose, je réprouve totalement les actions de ce gouvernement de merde, et s'il me fallait encore des raisons d'être politiquement à gauche, je les trouve dans l'expression de cette contestation.

Rappelons également les gros points noirs du texte de loi (la loi L.R.U., ou loi Pécresse) qui est décrié : autonomisation (synonyme de privatisation dans bien des cas)
mobilisation des capitaux en faveur des filières bénéfiques à l’entreprise qui délaisse donc celles qui ne seront pas "rentables" comme l’histoire, l’archéologie, l’anthropologie, la philosophie, etc. Une perte de l’ouverture de l’enseignement est donc envisagée. Afin de "protéger" l’université, une hausse des frais d’inscription est aussi à envisager, créant par la même occasion des inégalités sociales au sein de l’éducation (source : AgoraVox)...



Bref, ce petit encart politique mis à part, intéressons-nous au bloqueur, ce jeune qui intrigue la société actuelle. Je suis étudiant à l'Université de Bordeaux 3, une des pionnières cette année dans le blocage actif. Chez nous, à chaque assemblée générale, plus d'un millier d'étudiants se rassemble pour voter ou non la poursuite du blocage. D'ailleurs, en avant-première, je vous annonce la reprise des cours début Mai, dans l'objectif d'assurer les sessions du deuxième semestre dans des conditions acceptables.

En fait, si l'on pioche un étudiant au hasard dans ce mouvement contestataire, il y a peu de chances pour qu'il sache vous dire contre quoi il gueule. Bah oui, finalement, c'est plus sympa de suivre les potes, surtout quand ça vous permet de ne pas aller en cours. C'est d'autant plus vrai pour les étudiants en cycle Licence, beaucoup moins pour nous, en Master, et encore moins pour les doctorants. Protester, oui, mais contre quoi ? Alors bien sûr, il y a des raisons de râler. Mais est-ce qu'un dixième de la population estudiantine arriviste et décérébrée les connait, au moins ? Je n'en suis pas si sûr. Attention, je ne mets pas tout le monde dans le même panier, il y a - et heureusement ! - un bon noyau d'étudiants qui savent de quoi ils parlent et qui savent pourquoi ils agissent ainsi.

Ce qui m'amène à l'acte de blocage en lui-même. Franchement, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. On va me dire "oui et alors, t'as autre chose à proposer ?" et je répondrai non, pas forcément, mais ça ne fait pas de moi un réfractaire sans opinion. On peut très bien faire grève, banaliser des journées, proposer des postes d'accueil proposant une information cohérente et complète sur la réforme L.R.U. ; ce qui serait d'ailleurs loin d'être un luxe au vu, comme dit précédemment, du taux d'information proche de celui d'un bulot cuit d'une bonne partie des jeunes bloqueurs.

Mais pour ceux qui veulent quand même obtenir leur diplôme, on fait comment ? Et la réponse "de toute façon ça sert à rien de l'avoir, vu la future crédibilité de l'Université" est un argument fallacieux : mettez donc les pieds dans le monde professionnel, en entreprise on s'en fout de savoir si vous avez eu votre diplôme pendant une année de crise universitaire ou votre bac pendant les manifestations contre le C.P.E. ! L'important, c'est que vous l'ayez, puis ce que vous en faites ; mais le contexte n'a aucune espèce d'importance. La réponse "c'est une question de solidarité entre étudiants, si personne ne passe de diplôme cette année on sera entendus" est également foireuse, vous pouvez toujours vous brosser. A l'arrivée, ça donnerait une grande farce : redoublements en cascade, pas assez d'effectifs pour gérer les primants et les doublants - dans un milieu déjà en sous effectif, et au final engorgement de la filière universitaire, ce qui ne ferait que conforter le gouvernement de tanches actuel, qui nous dirait qu'il avait raison de vouloir réformer l'Université.

Bref, perdants sur toute la ligne.



Alors on fait quoi ? Bah déjà on débloque, ça sera pas mal. Et ensuite on réfléchit un peu plus - pour beaucoup, puis on réfléchit un peu mieux - pour certains, et enfin on agit proprement, et sans avoir comme seul objectif de foutre le bordel...

Voilà pour mon avis, il vaut ce qu'il vaut, et j'avertis d'ores et déjà les mous du bulbe qu'il est inutile de me contredire juste pour me contredire. Avancez des arguments, montrez que vous ne faites pas partie de cette masse que j'ai qualifiée plus haut d'ignorante, et on en reparlera.

Jeudi 16 avril 2009 à 12:57

Soyez subversifs, soyez agressifs. Ou pas.

Vouloir faire sa petite révolution, c'est bien. Mais la plupart du temps, c'est basé sur des convictions assez inexistantes, ou en tout cas pas du tout crédibles. L'avantage, c'est qu'en général le jeune subversif est trop con pour s'en apercevoir. Mais on assiste maintenant à la surexposition d'une forme pourtant classique de subversion ratée : l'identification. Inutile de se palucher sur le Che parce qu'on connaît sa date de naissance et son nom de jeune fille, ce sera complètement inefficace du point de vue de la révolution. D'ailleurs, quelle révolution ? Si on veut effectivement s'attaquer au pouvoir en place et déclencher un séisme politique, il faut la plupart du temps être déjà infiltré dans le milieu, officiellement ou non. Traduction : petit branleur, toi qui croit qu'en bloquant ta fac ou ton lycée (!!) tu vas contribuer à renverser le gouvernement en place, prend plutôt ta carte au PS ou au NPA, ce sera déjà un bon pas vers l'avant.

"Vous allez où ?
- Sur l'cul d'ta mère, vit' fait com' ça."

Mardi 14 avril 2009 à 23:33

Et voilà, comme dit dans l'article précédent, la bande originale du court-métrage "On choisit pas sa famille" est enfin en ligne sur Jamendo... J'ai composé tous les morceaux spécialement pour le film, auquel j'ai également participé comme tous les autres étudiants de ma promo du Master 1 Image de l'ISIC de Bordeaux.

Directement accessible sur Jamendo, ou encore sur mon propre site.

Samedi 11 avril 2009 à 4:15

Un petit post sans intérêt, d'une part pour signaler que je suis toujours en vie, et d'autre part pour taper sur des gens sans les citer. Car je rappelle au passage - et ce n'est pas dénué d'intérêt - que la diffamation est un concept très vague en droit du web français : il s'agit d'allégations fausses dirigées vers une personne identifiable AU MOINS PAR UN GROUPE d'individus. Il est donc erroné de croire qu'une diffamation n'est attaquable seulement que lorsque l'ensemble du lectorat, même sans aucun rapport avec la personne concernée ou l'auteur, peut reconnaître la cible. Un seul groupe de connaissances suffit, et c'est là que c'est très vague. Bref, le droit c'est de la merde.

En tout cas, juste quelques mots, en private joke(r) bien entendu : ceux qui pensent avoir raison ont souvent tort, ceux qui pensent avoir tort ont finalement parfois raison, et ceux qui se sentent innocents sont largement coupables de médiocrité, pour ne pas dire de profonde bêtise congénitale. Que cela soit tenu pour dit.

Conclusion : la grande majorité des pseudos fans arriérés du Japon est une grande majorité de débiles irrécupérables, dont le Q.I. ne dépasse pas celui du bulot cuit et dont les motivations sont absolument grotesques. Et vous noterez la subtilité du "grande majorité" : tous les fans peuvent être visés, mais tous ces fans peuvent également être exclus de la généralisation. Cela se joue à l'appréciation du correcteur.

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