Mercredi 24 septembre 2008 à 23:53

Elle m'amuse, cette nouvelle génération. Tous ces ados, voire même ces pré-ados, qui se veulent plus adultes encore qu'ils ne le seront jamais. A la recherche de symboles, ils raclent les fonds des tiroirs de la mode, de la pensée victorienne de contestation sociale et des attitudes dégagées.

Parlez moi d'amour. Jean Lenoir s'en retournerait dans sa tombe, à lire ces déclarations improbables noyées sous la candeur toute naïve de la jeunesse incandescente. Ils pensent tous avoir l'Expérience Majuscule, celle qui fait d'eux une grande personne, sans plagier le Petit Prince bien entendu. Ils pensent tous avoir vu suffisamment de choses pour tirer des conclusions définitives, généraliser leurs déductions et coller une étiquette sur le temps qui passe.

Elle m'amuse vraiment, cette génération. Oh, je ne suis pas bien vieux, loin de là. Mais je fais déjà partie d'une génération qui s'est éloignée des codes actuels. Lorsque j'ai atteint la majorité, nous n'étions pas aussi prétentieux que ces ersatz de jeunes actifs. Vous les voyez, tous, sérieux comme des papes, chemise cravate et malette de cuir, à peine entrés au lycée. Vous les voyez, toutes, délurées-mais-pas-trop, prônant un féminisme désormais bien différent à grands coups de sacs Longchamp. Où sont leurs modèles ? Pas les parents, cette nouvelle génération n'aime pas les parents. Un parent ça pue l'azote, ça sent la conserve rassie et le vieux relent de Mai 68. Et pourtant, on s'en rapproche, de Mai 68. Cherchez l'erreur, ramez dans la contradiction.

Ils veulent tout faire comme les grands. Ils veulent se prétendre responsables, mais ils sont plus dépendants que jamais. Ils écrivent des déceptions insurmontables, mais ils ne voient pas plus loin que le bout de leur journée. Comme l'impression qu'ils veulent supprimer l'aléatoire, effacer ce hasard qui les effraie tant. Ils veulent vivre des expériences toujours plus audacieuses, connaître les limites et souvent les dépasser.

Un bataillon de sosies sans âme. Voilà ce qui les caractérise le mieux. La nouvelle génération collégienne et lycéenne veut faire du commerce, du management, de la sociologie ou encore de l'histoire de l'art. Quant aux autres, ceux qui sont plus lucides, ils ne rentrent plus dans le moule et s'effacent d'eux-mêmes en cherchant la normalité.

Beau carnage que cette adolescence ravagée. Parlez moi d'amour, mais pas trop fort, sans quoi le sort vous jouera des tours...

Mercredi 24 septembre 2008 à 18:17

Encore un petit effort, cowbloggeurs et cowbloggeuses de l'extrême, j'attends encore des participations pour le Calendrier Cowblog. Il me manque quelques photos, plus beaucoup maintenant, mais ça serait intéressant de les avoir au plus vite, histoire que l'affaire ne traîne pas trop.

Je vous redonne les deux articles qui exposent le règlement : c'est par ici et par là.

A vos appareils !

Jeudi 11 septembre 2008 à 1:47

Les gens ne changent pas...

Quoique. J'ai l'impression d'avoir changé, cet été.

En fait, les gens changent.

Encore un pas vers l'âge adulte, le vrai. Au delà des contraintes purement matérielles, des considérations financières et autres trucs, j'ai encore l'impression d'avoir franchi un fossé, de m'être déplacé d'un cran sur l'échelle de ce que l'on nomme très vulgairement et à mauvais escient "l'âge mental". Ce qui concrètement signifie également que mes centres d'intérêt se déplacent petit à petit, je le ressens assez clairement.

Je pense déjà à des projets nettement plus adultes, j'agis de manière moins inconsidérée qu'il y a encore quelques mois, je me fais plus discret sans pour autant m'effacer, ce qui ne va pas améliorer ma sociabilité légendaire, soit dit en passant.

Forcément, cette évolution implique une évolution des fréquentations, des attentes, des doutes, des désirs, des volontés... Bien sûr, certains me connaissent si bien qu'ils s'adaptent sans y penser, ou qu'ils ne voient même pas le changement, mais c'est peut-être tant mieux. Je ne tiens pas à perdre mes amis proches, ma chérie, ma famille, etc. En revanche, et connaissant mon caractère plutôt élitiste en ce qui concerne les fréquentations plus passagères, les choses ont déjà changé.

Mais tout ne change pas. Certains traits tendent plutôt vers l'évolution naturelle que vers le changement radical. Je reste courtois mais attentif, amusé mais désabusé, incisif mais concerné, différent mais intégrable, et ainsi de suite.

Les gens changent... En fait non. Ils évoluent.



Il y a beaucoup de "je" dans cet article. Je m'en excuse auprès de mes lecteurs nocturnes, mais forcément, la teneur de mes mots implique une première personne omniprésente. Je ne parle pas souvent de moi ici, alors de temps en temps je laisse quelques pensées...

Pensées nocturnes.

Les gens ne changent pas.

Dimanche 7 septembre 2008 à 21:00

Petite annonce à l'attention des Cowbloggers toulousains que je connais (ou que je ne connais pas encore) : je suis dans votre ville pour quelques jours, et donc disponible lundi et mardi pour d'éventuelles rencontres. Les anciens savent l'intérêt que l'on a pu porter aux rencontres réelles il y a de ça quelques temps déjà, et je tiens toujours à rencontrer autant de monde que possible. Cowblog c'est aussi ça, une communauté virtuelle et réelle à la fois, des liens plus ou moins forts qui se créent par le biais de quelques heures de rencontre improvisée...

Enfin, j'invite donc les bloggers toulousains intéressés à me le faire savoir en commentaire !

Et puisque l'on ne se refait pas, je relance encore une fois la machine du Calendrier Cowblog (voir les deux articles précédents) en vous invitant à participer ou simplement à relayer l'information...

Sur ce, bonne soirée.

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