Mercredi 21 mai 2008 à 20:32

J'ai beau chercher, je ne trouve aucune bonne raison à donner ma confiance à l'Homme, comprenez l'espèce humaine. Ne soyons pas sectaires non plus, les amis sont exclus de ce grand nettoyage. J'entends, après quelques coups durs d'ordre plus ou moins anecdotique, et plus récemment ma voiture vandalisée par je ne sais quel purin humain en mal de reconnaissance, voici mon iPod Touch volé dans ma veste. Et pourtant, elle ne traînait pas n'importe où, mais on m'a fait les poches. Au delà de la valeur financière de l'objet, il renfermait une bonne partie de ma vie, à savoir un album photo comportant plus de 1500 clichés, mon agenda, mon carnet d'adresses, tous mes numéros de téléphone, 11Go de musique et quelques vidéos. Bref, énumération mise à part, un beau merdier que cette fauche sauvage.

Sortons de l'exemple personnel et attaquons les généralités. On s'aperçoit encore une fois de la vilénie qui anime l'instinct des faibles. Oui, car on ne saurait qualifier autrement que de faible une personne qui vole, d'autant plus lorsque c'est directement à une autre personne. Comprenons-nous, des gens qui piquent des bracelets en toc chez Miss Coquine ou Réserve Naturelle ne sont pas forcément des déchets en puissance, en revanche celui ou celle qui va piquer à autrui, et non pas à un commerce ou une enseigne - ce qui permet d'évacuer la culpabilité beaucoup plus rapidement - devient immédiatement un sous-produit de sa génitrice. Les châtiments corporels retrouvent tout leur sens, dans ces cas-là.

Bien entendu, ce n'est pas une équivalence mais bien une implication. Je m'explique : on croise également assez souvent des sous-produits (...) qui ne sont pas des faucheurs, simplement des merdes. Et quand je dis "merdes", j'imagine bien le sens propre dans toute sa splendeur, la vieille déjection rassie bourrée de bactéries.

Finalement, il n'y a pas de noirs, de blancs, de jaunes, de rouges. Il y a juste des cons et des moins cons. Et finalement, je suis raciste, mais envers les cons.

Samedi 10 mai 2008 à 12:22

Il devient de plus en plus difficile d'exprimer son opinion sur Internet sans être hué et conspué, lorsque l'on n'est pas un grand écrivain. Tout du moins - et sans aller jusque là - l'internaute moyen n'a pas les capacités de blindage d'un char Leclerc, et ne sait pas cimenter son argumentation pour éviter les intrusions des trolls et autres trucs (référence à ?...).

Imaginons. Prenons un exemple. Je suis un petit lycéen frustré de ne pas avoir pu aller manifester, et je tiens à le faire savoir. Bon, ok, je prends déjà un bon con pour l'exemple, trouvons autre chose. Je suis un danseur de teckto... Non toujours pas.

Mouais, finalement je vais laisser tomber l'exemple, pas que ça à faire de m'abaisser à ce niveau là. Imaginez donc sans exemple qu'un jeune un tant soit peu normal déclame une prose se voulant satirique, mais avec plein de vrais morceaux de sincérité dedans : dans le cas d'un blog, vous trouverez toujours des gens pour laisser un commentaire qui va totalement à l'inverse de la direction choisie par l'auteur de la prose. En gros, y'a toujours des loutres (?) pour se plaindre en permanence, ou alors des trolls (!) pour lancer des polémiques complètement débiles.

Et le pire dans tout ça, c'est que tout le monde se fait avoir. Lorsque le troll vient contredire une idée qui n'a pourtant aucun besoin d'être contredite de par sa nature même, tout le monde se précipite pour le lyncher. Inutile, bordel. Il suffit d'un lynchage propre et sans bavure, très précis et concis, voire même de ne pas réagir et de laisser l'ignorance gagner le cerveau gangréné des boulets. Si vous choisissez la première hypothèse, arrangez-vous pour que ce soit fait par une personne qui connaisse un minimum la rhétorique, et pas votre pote Roger avec ses vannes d'ascenceur. Si vous êtes vous-même ce fin rhétoricien, tant mieux, sinon pensez à inviter un ami sur votre blog.

Si vous êtes vous-même Roger... Laissez tomber et allez boire un pastis.

<< Page précédente | 1 | Page suivante >>

Créer un podcast