Samedi 26 janvier 2008 à 15:29

Avis à la population : depuis hier soir, j'ai décrété que j'avais une soeur. Ceci dit, ce décret n'est pas à sens unique puisqu'elle a accepté ce nouveau statut... Par conséquent, vous êtes donc désormais dispensés de m'adresser des "et ta soeur" et autres joyeusetés du genre. Vous êtes également priés de me demander mon avis avant de la draguer, puisque logique temporelle oblige je suis son grand frère, et qu'il est bien connu que les grands frères, c'est chiant.

Merci de votre attention :)

Son blog : ici (hahahaaa elle va me tuer je suis un traître, faut pas faire de pub)

Mercredi 23 janvier 2008 à 14:51

Tiens, parlons aujourd'hui de cette loi qui a fait couler beaucoup d'encre depuis sa mise en application : la loi anti tabac dans les bars, les cafés, les discothèques, etc. De prime abord, on pourrait penser que cette loi est débile, voire même carrément sectaire. Je précise pour éviter toute confusion que je suis moi-même fumeur, et de plus barman, donc directement concerné par le problème. Analysons plus en détails le phénomène avec des arguments en faveur de cette loi :

- On ne rentre plus chez soi avec les cheveux/vêtements qui sentent le tabac froid : vrai, et c'est plutôt un aspect très positif. Même pour un fumeur, des fringues qui puent le tabac, c'est pas vraiment le top.

- On protège les non fumeurs du tabagisme passif : vrai, mais on empêche les fumeurs d'entretenir leur tabagisme actif, c'est une obligation qui va à l'encontre d'un choix personnel. On me dira que dans ce cas, personne n'oblige les fumeurs à sortir, s'ils veulent rester chez eux à fumer. Certes, mais alors personne n'obligeait les non fumeurs à sortir avant que la loi ne passe. Donnant donnant...

- C'est une bonne solution pour réduire la population des fumeurs : faux, et je suis bien placé pour en parler : les gens sortent en permanence de l'établissement dans lequel ils consomment pour s'allumer une cigarette. Et au passage, certains se mettent à boire un peu plus pour compenser le manque de nicotine. Au final, on a le même nombre de fumeurs, et même s'ils fument peut-être un peu moins, certains boivent (beaucoup) plus... On ne fait que transférer le problème des poumons au foie. Ah, la santé publique...

***

Voici pour les trois arguments principaux des défenseurs de cette loi. Et donc selon moi, un est tout à fait valable, un autre est presque valable, et le dernier est complètement faux. Bon, bilan plutôt positif en faveur de la loi, me direz-vous... Maintenant, voici le revers de la carte.

- Les attroupements devant les bars et les boîtes sont problématiques pour les riverains, déjà pas mal de plaintes ont été déposées un peu partout pour cause de nuisances sonores.

- Autre problème, l'encombrement de la chaussée : chez nous à Bordeaux, la mairie va fermer des rues à la circulation, près des discothèques, avec des bornes rétractables, afin de laisser les troupeaux de fumeurs s'étaler sur la rue sans danger (merci Matt pour l'info). Génial pour les automobilistes.

- Une chute du chiffre d'affaire allant de 10 à 40% de pertes selon les établissements, par rapport au chiffre de l'année dernière à la même période. Certains bars ont déjà mis la clé sous la porte, d'autres sont mal en point. En revanche, ce point est à modérer : dans le milieu, on s'attend à un retour progressif de la clientèle malgré tout. La seule inconnue est : le retour, oui, mais à quelle vitesse ? Il ne faudrait pas trop traîner...

- Encore plus précis comme point : encore plus d'embrouilles et bagarres en tout genre. Pourquoi ? Simplement parce que les videurs finissent par avertir - plus ou moins aimablement - les fumeurs que l'établissement n'est pas un moulin. Au final, certains clients plutôt "sanguins" ne manquent pas de s'énerver encore plus facilement qu'en temps normal. C'est vicieux comme problème, hein ? Bah oui, mais pourtant c'est tout à fait logique, et personne n'y pense.


***

Je m'arrête là pour la liste des retombées de la loi, il y en a encore. Citons notamment les "cabines fumeurs" installées à la hâte dans certains bars et qui ne sont pas du tout aux normes, tout ça pour être en place à temps. Bref, comme vous le voyez, tout est loin d'être réglé. Alors on me dira : "oui, mais c'est une évolution comportementale majeure que l'on demande, laissons du temps au temps..." Ok, je veux bien attendre un peu. Mais il restera des problèmes insolubles, et là j'attends également le gouvernement au tournant...


Pour conclure, je pense que la loi aurait dû être adaptée, comme en Espagne : l'Etat laisse le choix à l'établissement de se déclarer fumeur ou non fumeur. Ainsi, chaque patron peut décider d'apposer ou non la signalétique sur sa porte, et ainsi sélectionner sa clientèle, mais aussi garder un droit de réserve :

"T'as envie de fumer ? Va voir chez le voisin..."

Finalement, cette phrase pourrait très bien s'appliquer également à nous, fumeurs français...

Mardi 22 janvier 2008 à 0:21

Allez, pour entretenir un peu le blog, un petit cours de "On ne dit pas"...

On ne dit pas "la tecktonik c'est de la merde" mais...
L'épilepsie devient un fléau plus répandu que le cancer.

On ne dit pas "j'ai pas envie d'aller en cours" mais...
L'intérêt que je porte à cet apprentissage est plutôt modéré en regard de mes capacités innées.

On ne dit pas "samedi soir j'ai fini bourré" mais...
L'expérience que j'ai effectuée samedi soir m'a permis de conclure que l'alcool et le sang sont deux fluides tout à fait miscibles.

On ne dit pas "j'aime pas ce nain de Sarkozy" mais...
Les hommes politiques de moins d'un mètre soixante n'ont visiblement pas un humour compatible avec le mien.

On ne dit pas "la pub sur Internet c'est chiant" mais...
Inutile de me proposer des démarques sur la nouvelle collection Kickers, j'ai déjà l'ancienne dans son intégralité.

On ne dit pas "cet acteur est trop beau" mais...
Je proposerais bien à ce personnage dont la profession consiste à jouer une fiction devant des caméras de profiter de mon corps enduit d'huile d'olive.

On ne dit pas "j'ai une technique de drague infaillible" mais...
La massue est un objet lourd et à forte inertie utilisable dans de nombreux cas.



Voilà, terminé pour ce soir. That's all folks !

Vendredi 11 janvier 2008 à 8:26

Réflexion faite, autant profiter de cet état (voir article précédent) d'une manière ou d'une autre. Je ne dors pas ? Qu'à cela ne tienne, je vais en profiter pour raconter des conneries ici. Et on commence par les cowboys rencontrés hier soir, près du ranch de ce traître de McKenzie.

Il doit être 2h30 du matin, c'est à dire l'heure de la débauche pour moi. Matthieu est mon passager, presque aussi déglingué que moi. Tiens, et si je dépassais tranquillement ce cycliste isolé sur cette grande avenue déserte ? Malheureusement, il s'avère que la voiture estampillée "Police" qui me suivait n'a sans doute pas aimé que j'ai l'audace de doubler un vélo en utilisant mon clignotant pour signaler cet écart fort prononcé afin de laisser respirer le cycliste fatigué. Hop ! Gyrophares, garez-vous sur le côté.

"Bonsoir monsieur, qu'est-ce qui vous prend d'accélérer comme ça ?
- Bah euh... J'ai un régulateur de vitesse, j'ai pas accéléré !
- Ouais c'est ça, allez donnez moi les papiers. Vous avez consommé de l'alcool ?
- Heu non...
- On va vérifier ça."

Chef, oui chef. Je ne sais pas si son corral a été pillé, mais de toute évidence ce cowboy n'a pas plus d'humour que Walker Texas Ranger, et il est prêt à tout pour récupérer son bétail visiblement volé et revendu en pièces détachées à la boucherie du coin. Supercop entre en action, une voiture puissante, deux jeunes à bord, tous les ingrédients du mauvais film sont réunis, mais ce qu'ils ont oublié c'est que les flics se font toujours avoir.

"Ouvrez la boîte à gants s'il vous plaît
- Heu... ok."

Pour eux, nous sommes sans l'ombre d'un doute de dangereux trafiquants, et Matthieu s'exécute en ouvrant ma boîte à gants qui doit à ce moment là contenir une pochette de CD et les carnets d'entretien de la voiture. Merde Roger, ils ont planqué la came ailleurs, on va se faire baiser. Non, moi c'est John Wayne.

* Test d'alcoolémie effectué *

"Vous avez bu quoi monsieur ?
- Oh, peut-être deux shooters, pas plus...
- Vous êtes à 0,05 c'est bon.
- Bah oui c'est ce que je dis, c'est rien deux shooters..."

L'arrestation spectaculaire tombe à l'eau, le client n'a pas d'alcool dans le sang. Enfin si, mais un taux de 0,05 c'est insignifiant. Le cowboy se retrouve tout à coup pris d'un doute effroyable : et si le délinquant était en fait ce rascal de cycliste de tout à l'heure ? Du coup, le changement d'attitude est radical.

"C'est quoi en fait vos shooters ?
- C'est un alcool fort mélangé avec du sirop qui se boit sec.
- Ah, vous les faites flamber c'est ça ?
- Non pas tout le temps, enfin pas forcément.
- Ok... Bon bah merci et bonne soirée."

Pas de gibier ce soir, en tout cas pas ici. La plaine est peu propice à la chasse, ils ne retrouveront pas leurs bêtes volées dans le coin. Mais bon, ça valait le coup d'être aussi sec et brutal...



Au final, et pour quitter ce ton romanesque qui sied pourtant si bien à la situation, je me fais arrêter parce que deux flics jugent que j'ai accéléré "brusquement" en ville. Tout ce que j'ai fait, c'est doubler un cycliste en prenant soin de faire un écart assez large pour éviter tout accident éventuel. Et je me retrouve avec deux recalés des G.I. qui vont jusqu'à fouiller ma boîte à gants, c'est pas beau ça ? D'ailleurs, et pour conclure, si mon taux d'alcool devait effectivement être quasiment nul, j'avais bu beaucoup plus que deux simples shooters... Mais j'ai hérité d'une indécente vitesse d'assimilation de l'alcool, ce qui m'arrange bien au final.

Et la prochaine fois que je vois un vélo, je fais quoi ? Je le pousse ?

Vendredi 11 janvier 2008 à 7:56

Malade depuis près de 3 semaines, insomnies, toux incessante, errements journaliers, gorge carbonisée...

Et sinon, le retour de la bonne santé c'est pour quand ? Parce qu'au final, il est 8h du mat', j'ai 4 heures de sommeil dans la musette et l'impossibilité de me rendormir pour cause de quintes de toux régulières, à savoir toutes les 20 secondes. A ce que j'ai pu voir, [V] et moi formons la paire... Mis à part que je n'ai pas encore attaqué de traitement chimique classique, comprenez de médicaments. Je pense qu'il est temps de le faire...

Ou comment profiter d'une séparation parentale qui fait des dégâts jusque dans l'approche de la santé de la progéniture : ton père a beau être médecin, quand tu vis chez ta mère et qu'elle veut tout faire pour le contredire, tu ne prends pas de médicaments, tu te démerdes avec des tisanes et autres réjouissances "naturelles". Sauf que là, séparation ou pas, je vais m'orienter côté paternel et me bourrer de corticoïdes pour stopper cette putain d'infection.

Allez, je retourne tousser. Passez une bonne fin de nuit pour ceux qui dorment encore.

Mercredi 9 janvier 2008 à 11:46

Imaginez... Imaginez une classe composée d'élèves qui ont pour habitude de sécher les cours qui ne les intéressent pas. Imaginez un prof qui doit avoir une classe une bonne partie de la journée, et qui sait pertinemment que la moitié de ses élèves vont partir après la matinée de cours pour ne pas revenir pour l'après-midi. Imaginez enfin un système scolaire où le "0" à un examen, TP, devoir ou autre TM quelconque est très handicapant, voire quasi éliminatoire.

Le décor est posé... Attaquons le piège.

Pour maintenir sa classe, le prof pourrait annoncer une interro en toute fin de journée, mais cela lui donnerait une surcharge de travail non négligeable. Sa solution est la suivante : "Si il y a trop de monde qui manque durant la dernière heure, je ferais une interro." En gros, si tout le monde reste en cours, pas d'interro ; et si il manque trop de gens, interro. Evidemment, ce piège est encore plus fourbe connaissant la tendance des profs à avoir un jugement très personnel du mot "trop".

Maintenant, analysons la réaction d'un élève plutôt peu sérieux.

- Soit il reste, et il n'y aura à priori pas d'interro, sauf si trop de gens s'en vont mais dans ce cas il sera là et il aura une note.
- Soit il s'en va, et il prend le risque de rater une interro, sachant que certains risquent de le suivre dans sa fuite.
- Soit il considère qu'il peut s'en aller en catimini et ainsi être un des seuls - voire le seul - à être parti, dans ce cas le prof ne jugera pas qu'il y a "trop" d'absents.
- Soit il considère que tout le monde va faire ce dernier raisonnement, par conséquent il est dans la merde.

En gros... C'est un piège incontournable, il faut rester.



Inspiré de faits réels...

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