Jeudi 22 novembre 2007 à 1:49

J'avance, dans ce froid glacial qui me broie jusqu'au coeur, gelant mes membres et mon esprit. J'avance mécaniquement vers ce futur qui ne me mènera à rien, broyé par les doutes et les interrogations. Le vent tourbillonne légèrement autour de moi, comme s'il voulait m'éviter, ou alors m'entourer et m'isoler du reste du monde. J'ai la désagréable impression que cette brise sait quelque chose que je ne sais pas encore, et la température accentue la torpeur qui pénètre dans les méandres de mon âme torturée.

Enfin devant ma porte. La clé est dans une de mes poches, il suffit juste de la trouver. Comme si c'était facile... Elle est aussi perdue que moi, je le sens. Et je sais très bien qu'à peine aurais-je ouvert et posé les pieds sur le carrelage de l'entrée qu'Elle reviendra me hanter. Depuis qu'elle est partie, il ne se passe pas une minute sans que son image ne m'apparaisse un peu partout, comme un négatif que l'on n'a jamais réussi à perdre, mais que l'on ne s'est jamais résolu à brûler. C'est ça, il faudrait que je brûle son souvenir... Mais je n'en ai pas la force.

L'appartement ne ressemble plus à rien, ou plutôt il s'est identifié à ma descente au fond du gouffre. Tout s'amoncelle et se chevauche, dans une grande fresque ridicule, à l'image des pensées dans mon cerveau. L'idée de partir loin, très loin d'Elle m'a effleuré, mais je laisserais alors une partie de mon coeur en arrière, dans cet appartement qui a vu tant de choses et n'en a jamais rien conté. Ces murs connaissent mon histoire, Notre histoire, cette histoire qui désormais se conjugue au passé. Peu importe maintenant... Je m'effondre sur mon vieux lit, celui que mes parents m'avaient acheté pour mes quinze ans, et je m'endors en me disant que la nuit ne m'apportera ni conseil, ni réconfort, et que le lendemain sera sombre.

Dimanche 11 novembre 2007 à 21:13

Environ 3 millions de conducteurs sans permis, au moins 2 millions de permis "achetés" ou passés à l'étranger et validés en équivalence française : on a donc un minimum de 5 millions de personnes qui ne savent pas conduire sur nos routes. Et franchement, j'ai l'impression qu'ils sortent tous en ce moment. Je ne prétends pas avoir une conduite irréprochable, mais tout de même, les gens font de plus en plus de conneries sur la route, sans parler des piétons spécialistes des traversées vandales.

Ah, j'oubliais : ajoutez à ce joli chiffre de tueurs potentiels tous les vieux qui ont passé leur permis quand la priorité à droite n'avait de sens que pour les tracteurs, les campagnards qui ne s'arrêtent que pour laisser passer les vaches, et tout ce joli petit panel de conducteurs qui n'ont pas l'habitude de conduire en ville, et qui donc nous gratifient tous les jours de leurs merdes routières.

Conduire en hypercentre et en agglomération en général, c'est anticiper, prévoir, prendre en compte les conditions de circulations, savoir faire un créneau rapide, ne pas s'engager en prenant le risque de bloquer un carrefour, savoir adapter son allure, et encore beaucoup d'autres détails... Bref, avoir un minimum d'intelligence automobile. Remarquez, ça expliquerait bien des choses : en plus des cas cités ci-dessus, les cons ont également du mal à s'intégrer à la circulation citadine, ce qui d'un coup multiplie le nombre de casse-noisettes par deux ou trois.

Allez tiens, m'en vais faire un tour, l'occasion donc de croiser d'autres dangers en puissance.

Lundi 5 novembre 2007 à 20:54

Vu hier sur Europe2 TV : un clip de hip-hop mettant en scène quatre ou cinq abrutis (je ne citerai pas le nom, vous les trouverez sans mal sur Google avec les paroles ci-dessous), déguisés en clowns à chaînes dorées, et dont les paroles sont absolument lamentables. Morceaux choisis.

"tu sauras que je suis calibré si tu t'en mange une salope"

"On sait l'faire, cramer jusqu'au code postal
comme les impôts on est tous fichés au terminal"

"pour aller chercher l'oseille on sait comment faire
c'est le son du terre terre, la valse de revolver
sans problème, baiser le système judiciaire on sait l'faire"

"commettre des actes horribles, on sait l'faire"

"user des failles du système, défier l'Etat sur ses terres"


Ouais, et après on va dire que ces mecs là sont des artistes. Non mais sans déconner, les grandes instances s'étonnent de la recrudescence d'actes de violence gratuite, mais moi quand j'entends ces mots ça ne me surprend plus. Incitations à la haine, appel à la délinquance, appelez tout ça comme vous voulez, le résultat est le même : un bon gros tas de jeunes cons qui, pensant bien faire, mettent en application les paroles de leurs idoles.

Et au final, ça donne des bagarres, des agressions à l'arme blanche, des vols, des viols, et surtout une génération d'abrutis finis qui pensent que la vie, c'est comme un buffet froid : on se sert, et on jette ce que l'on n'aime pas. Le respect s'apprend dès le plus jeune âge et quelle que soit la situation sociale, et là franchement il fait défaut à bon nombre de ces rappeurs de merde. Alors qu'on arrête de me bassiner avec les difficultés financières et autres arguments de fortune (bah tiens, pour le coup...) : on m'enlèvera pas de l'idée que là, y'a un problème à la racine.

Samedi 3 novembre 2007 à 16:01

Quelques photos, parce que ça faisait longtemps, et parce que si j'ai envie d'en mettre bin j'en mets et je vous emmerde.

Voyez à quel point à l'Alligator Café, on a les moyens de nos ambitions. On a (re)fait venir une maquilleuse pour la soirée Halloween, la même que l'an dernier en fait. Et voici le résultat :



Mignon, n'est-ce pas ? Allez, une avec mon collègue :



Le reste du staff :



Franchement, c'est plus confortable au naturel :



On prend les mêmes et on recommence... sans la peinture sur la gueule :



Et voilà, fin de la petite incartade photos. Au passage, un grand merci à Vinz et à tous ses collègues de SoonNight pour leurs superbes photos. Sur ce, je vous laisse à vos profondes réflexion du samedi après-midi.

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