Mardi 25 septembre 2007 à 11:50

Bon, commençons par poser les bases, avec une définition du mot "rage".

Rage (n.f.) : Maladie contagieuse transmise à l'homme par l'intermédiaire de certains animaux - Violent transport de colère - Violente passion - Faire rage : atteindre un degré extrême - Douleur très vive : rage de dents.
Source : Mediadico

Comme vous le voyez, le mot "rage" a un... Pardon ? Vous ne voyez pas où je veux en venir ? Z'inquiétez pas, ce ne sera pas long. Je disais donc, avant cette interruption, que le mot rage a un sens bien précis. Et comme beaucoup de noms communs, un adjectif lui est lié afin de définir celui qui est affecté de la rage : le terme exact est "enragé".

Ma question est donc... D'où sort ce "rageux" que l'on voit fleurir un peu partout ? Ce n'est ni du français, ni du SMS (quoi que c'est assez marrant de voir "rageux" écrit en SMS), ni un néologisme, ni un anglicisme, et j'en passe. Bref, ce mot n'existe pas, et pourtant il est utilisé par tous les clans de djeun'z pour qualifier leurs semblables, ou plutôt leurs contraires. Exemples.

"Tkt dédikas à tou lé rageu : jvou emmerd alé vou fair [censuré pour votre propre sécurité] tavu !!"

"j'aime pa les rageux, alors dégag si t'aime pa mon blog !"

"Yen a mar dé rageux qui vienne me dir que tokio hotel c de la merd [fonctionne également très bien avec la Tecktonik *1 ou les Emos *2] !"

Je mets fin à vos souffrances, il n'y aura pas d'autres exemples pour la simple et bonne raison que j'irais me pendre avant. Pour la petite information, sachez que tous ces exemples proviennent de blogs sur Cowblog, et sont copiés/collés à l'extrême identique.

Ouvrons donc le cœur (
gaffe à l'opération à cœur ouvert, c'est toujours dégueu) du sujet : un "rageux" serait une personne passablement critique, semble-t-il. Ou tout du moins une personne qui ait la critique facile et désagréable. Si nous voulons pousser l'analyse un peu plus loin, il se pourrait qu'un "rageux" soit quelqu'un qui enrage de voir tel ou tel phénomène et qui exprime cette contrariété de manière assez peu amicale.

Bon, nous avons déjà plus ou moins cerné le sens que prenait ce vrai-faux mot. Mais, comme tous ces lointainfuturologismes (néologisme ne suffit plus), il peut assimiler diverses nuances assez subtiles selon le contexte et son utilisation. Et là, aucune règle n'existe, aucun sens n'est assez précis pour qualifier cet amas informe de lettres.

Il est temps de prendre un air sérieux et une machette géante. Y'en a assez de ces gros abrutis qui passent leur temps à réinventer l'orthographe avec leur langage SMS, et qui finissent carrément par inventer des mots pour satisfaire leur incapacité à s'exprimer. Je ne trouve pas le mot que je cherche ? Alors j'en invente un, quoi de plus facile, hein ! Et puis la langue française est à ce point malléable que je sais qu'il sera de toute façon adopté par tous mes collègues jeunes et cons, et que les vieux fous ne diront rien puisqu'ils ne comprendront pas. Autant crever sous un pont...

J'en appelle à tous ceux qui auront ouvert les yeux après la lecture de cet article. Equipez-vous d'une arme blanche, de préférence avec une longue lame, et allez donc tailler en morceaux tous ces hérétiques lexicaux. Non pas parce qu'ils réinventent la langue, mais bien parce qu'ils sont cons, cons et cons.

Ouais puis moi j'en ai marre des rageux.



*1 : voir
*2 : voir ici

Lundi 24 septembre 2007 à 13:53

Comme disait un ami, j'aime tellement la mayonnaise que j'en suis arrivé à aimer cette mayo industrielle, vous savez, la blanche sans saveur et sans odeur qui est tellement liquide qu'elle ne colle même pas aux frites... Oh, bien sûr, je préfère autant la vraie mayonnaise faite à la main, jaunâtre et odorante, bien collante et particulièrement grasse. Ne perdons pas de vue que la culture de la bonne bouffe, dans le sud ouest, existe toujours. Beaucoup de jeunes n'ont pas été élevés avec cette culture, mais j'ai la chance de l'avoir été.

Enfin, je vais finir par m'inquiéter. Si je commence à aimer la mayonnaise de base, c'est peut-être un pas vers la malbouffe ? Et merde. Moi qui n'aime pas McDo... Non, c'est vrai, McDo n'est pas vraiment de la malbouffe, soyons honnêtes avec nous même. Je renvoie d'ailleurs le lecteur curieux vers cet article de INC qui résume, ma foi, très bien ma pensée.

Pour conclure sur une petite touche de culture cinématographique, rappelez-vous cette superbe réplique tirée de Pulp Fiction : "Tu sais ce qu'ils prennent avec leurs frites ? De la mayonnaise !..."

Comme quoi...

Jeudi 20 septembre 2007 à 0:10

I wish I had a star.

Une lumière dans la nuit, qui éclaire ces sombres méandres, insondables tant par la pensée que par le coeur. On a tous un jour rêvé de cette lumière, de cette clarté qui nous ferait tant de bien lorsque l'enveloppe brumeuse qui nous suit à longueur de journée ne semble plus vouloir repartir dans l'ombre.

I wish I had a star. I do wish.

Et malgré cela, tant de questions restent sans réponses. On cherche en vain la solution, elle nous fuit et court, court au delà des limites de notre avenir. Un choix, deux choix, et tout bascule, alors que ne pas prendre ces décisions nous entraîne également dans l'horreur de l'imprévisible, de l'impossible.

I wish I had your star. Not mine.

Lorsque l'on jalouse la réussite des autres, l'engrenage devient infini. Autant se concentrer sur sa propre existence plutôt que de perdre son temps en conjectures et en comparaisons. Finalement, c'est peut-être ce qu'il nous reste de mieux à faire. Quitte à plonger, pourquoi ne pas plonger seul ?

Ain't no light without my star.

Lundi 17 septembre 2007 à 20:31

Allez hop, pour ce deuxième article dans la toute nouvelle catégorie "Chroniques Urbaines", attaquons nous à la capote. Certes, c'est un changement assez radical de ton, après un premier article dédié à l'iPhone, mais bon.



Bon, ça, vous savez tous ce que c'est. Vulgarisons un peu le langage d'académicien : le nom familier d'un préservatif est une capote. Ah, oui, les allemands nous ont donné le mot "condom", qui n'a strictement aucun rapport avec la ville Française (Gersoise pour être précis) du même nom d'ailleurs, bien que vous puissiez y trouver un "Musée du préservatif". A visiter absolument.

L'instrument a été inventé par les Egyptiens, en 3000 avant Jean Claude. Ils sont fous ces Egyptiens... Par la suite, le premier préservatif commercialisé l'a été par Goodyear, qui s'est par la suite recyclé dans le pneu devant le faible intérêt accordé à sa gaine en caoutchouc, lavable et garantie 5 ans tout de même. De nos jours, et par chance, il est en latex. Nettement plus confortable, mais à usage unique cette fois-ci. On trouve également des capotes sans latex, réservées aux utilisateurs allergiques à cette matière.

Vous savez à peu près tous comment s'utilise un préservatif, je ne ferais donc pas l'affront de vous le rappeler. Soulignons simplement le fait qu'il protège des MST et des enfants, d'où son adorable surnom d'anti-mioche (copyright joKeR).

A noter qu'il existe des préservatifs spécialement conçus pour les pratiques anales, mais il est inutile de me demander ce qu'ils ont de plus, je n'en sais rien. Rappelons également que l'église catholique considère l'utilisation des capotes comme un crime contre la vie, considération amenant un certain nombre de personnes à penser que les catholiques ne doivent pas beaucoup baiser.

Pour finir cette petite revue de détails sur la capote, souvenez-vous qu'un bout de latex vaut mieux qu'un bout de chou qui braille et suce son pouce. Dont acte.

Dimanche 16 septembre 2007 à 23:34

Avis à tous ceux qui veulent poster ici en mode invité : veuillez vous assurer que votre article a un quelconque intérêt, et signez-le.

Exemples avec les deux articles précédents, postés par des visiteurs plus ou moins intéressants :

- "joKeR sur TF1" : hé oui, pour ceux qui l'auront noté, ça date, et c'est même assez vieux. J'avais d'ailleurs déjà posté à ce sujet, merci donc à Scorpius, qui n'a pas signé, d'avoir rappelé que "réfléchir" n'était pas nécessairement un mot du vocabulaire de monsieur tout le monde.

- "Un homme de ménage" : pourquoi pas, mais encore faudrait-il signer, une fois de plus. Merci donc à l'anonyme trouillard (je présuppose que c'est Ticow) qui n'a pas eu assez de courage pour signer son article.

C'est le genre de combo qui vous énerve facilement, tiens.

Samedi 15 septembre 2007 à 18:56

Il est tellement beau quand il fait le ménage (ou pas...). Ca méritait un article tiens !!



Merci au photographe de tous les instants :).


Quelqu'un.

Vendredi 14 septembre 2007 à 16:20

Petit passage, bref ! De joKeR sur TF1 à l'occasion d'un reportage sur la musique Libre et plus particulièrement Jamendo. (à 1min47)


Jeudi 13 septembre 2007 à 0:33

Les gens qui me disent que je n'ai pas à juger la masse débile et informe des ados tout aussi débiles et informes m'insupportent. Aussi, je demande aux lecteurs qui sont dans ce cas de passer leur chemin, faute de quoi leur avis sera royalement ignoré. D'ailleurs, je me fous un peu de ce que vous pensez, puisque c'est ce que je pense que j'écris ici.

J'ai encore une fois pu admirer les dégâts de la mode sur l'ado bordelais moyen. Etant tranquillement assis à la terrasse de mon café, en tant que client et non en tant que serveur cette fois-ci, j'ai pu observer le bal des lycéens et lycéennes qui se croisent dans la rue et s'assoient parfois pour prendre un jus d'abricot. Franchement, j'ai eu l'impression de contempler une armée de clones, une mare de copies insignifiantes qui ne semblent avoir qu'une idée en tête : ressembler le plus possible aux stars éphémères de nos jeunes années.

Je coupe court à toute discussion sur un point : je ne dis pas qu'ils sont tous cons en plus d'être identiques. Il y en a certainement des biens, c'est comme les libéralistes et les putes, on finit toujours par trouver quelqu'un qui sort du lot. En revanche, ils semblent tous avoir été conçus dans le même moule, tant d'un point de vue vestimentaire que capillaire. Et l'on voit fleurir les immenses lunettes "hublots", les débardeurs "sacs poubelle", les slims (voir article précédent), mais aussi les étoiles, les chaussettes fluos, les mèches, les franges et les mini shorts. Oh, c'est pas moche sur tout le monde hein, mais vraiment, quand c'est porté par deux ados sur trois ça en devient ridicule.

Et ça veut jouer aux grands, et ça veut se prendre pour des divas, et ça colle "t'sais" et "t'as vu" dans chaque phrase. Le Français est mort, vive le Français, on dirait que la révolution culturelle n'a pas apporté que des bonnes choses.

Puis, on m'a rassuré. Non, ils ne sont pas tous comme ça, et heureusement. En revanche, ils sont de plus en plus nombreux, et ce sont ceux qui sortent le plus, donc fatalement ceux que l'on voit le plus. Navrant...

Finalement, c'est p'tet pas si rassurant que ça en a l'air.

Lundi 10 septembre 2007 à 1:45

Je suis un chimiste. Je suis un diluant, un liant, un vecteur de rencontres. Autour de moi gravitent beaucoup de gens, et certains se rencontrent par ce biais. Je suis le trait d'union entre ces personnes, je suis celui qui présente, qui enclenche les rencontres et qui s'efface ensuite.

Je ne compte même plus les gens qui se sont rencontrés "grâce" à moi. Des couples, des très bons amis, des relations professionnelles, et j'en passe. Sauf que la plupart du temps, je ne suis que ce vecteur, le lien originel qui s'efface et que tout le monde oublie dans ce rôle de parfait petit chimiste. C'est normal, quand on y pense, mais c'est chiant.

Fort heureusement, je ne passe pas au second plan lorsque je suis avec une seule moitié de ces relations construites. C'est la moindre des choses...

Je sais qu'on peut facilement trouver des gens dans la même situation que moi. Il n'empêche que la nature humaine est portée sur l'égoïsme, et que je suis un humain. Normal.

Vendredi 7 septembre 2007 à 13:31

Je croise tous les jours, dans les rues, ces adolescents dans leurs jeans "slim" (traduction de "fin", vous m'aurez compris) que l'on a fini par appeler communément les "Slims", dans le monde des gens qui réfléchissent. J'ai tout de même une question existentielle à poser à ces fanatiques du fuseau cigarette : comment faites-vous pour rentrer là-dedans ? Sur une fille, je veux bien, c'est normal que ça passe. Mais sur un mec... Franchement, pour tout vous dire, je suis allé avec un ami essayer ces pantalons à la mode, et impossible de passer plus haut que la mi-cuisse. Après, ça ne rentre plus... Et pourtant, je ne suis pas gros ! D'ailleurs, vous devez sacrément être diminués en ce qui concerne l'appareil reproducteur, pour enfiler ces trucs jusqu'en haut...

Et sinon les jeunes, à quand un peu de personnalité propre ? Parce que quand on voit tous ces slims, tous la même coupe, les mêmes pompes et les mêmes hystériques de Justice, Mika et Yelle, on se demande si on n'est pas en train d'assister à une réincarnation en masse de troupeaux entiers de moutons... C'est finalement ça le plus grave : la mode, on la connaît, ça va ça vient ; mais les troupeaux de moutons qui se ressemblent tous et qui n'ont pas une once d'esprit propre, c'est atterrant.

Entre ceux-là, les Emos, les Tecktoniks, les "Old Rock Revival" (sensiblement proches des "Slims"), c'est un véritable défilé de mode proposé par des pantins sans cervelle, incapables de se différencier les uns des autres.

La personnalité vient avec l'âge, dit-on. Faut croire qu'on n'est pas seuls dans cet univers, hein.

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