Jeudi 30 novembre 2006 à 7:19

Il n'est pas certain que je poste énormément ces quelques jours à venir... Le planning qui suit n'est utile que pour ceux qui me connaissent IRL :

- Aujourd'hui (jeudi) : match en ch. France universitaire à Toulouse
- Ce soir (jeudi) : je bosse...
- Vendredi soir : je bosse...
- Samedi : match
- Samedi soir : je bosse...
- Dimanche soir : concert de Placebo

Si vous voulez me voir le soir, c'est un peu comme essayer de fumer de l'aspirine, c'est pas possible, ou alors si c'est possible vous allez le regretter...

Mercredi 29 novembre 2006 à 14:20

Rien de bien précis à poster, mais l'envie de partager quelques notes de musique... C'est l'occasion de (re)découvrir des morceaux que vous avez peut-être déjà entendu, vous savez, ces morceaux dont on dit "ah mais oui je connais ça !" mais dont on est incapable de dire ce que c'est vraiment...

C'est parti.



Scorpions - Still Loving You



Tori Amos - Smells Like Teen Spirit (Nirvana Cover)



Gary Jules - Mad World



Soundgarden - Black Hole Sun


Enjoy.

Mercredi 29 novembre 2006 à 0:10

Minuit vient de sonner, je peux maintenant souhaiter un anniversaire... Non, pas celui de Chirac (hé oui, c'est aujourd'hui), ça je m'en tape royalement. Je parle de...

LeeLoo.

Bon anniversaire...

Lundi 27 novembre 2006 à 16:53

Depuis quelques temps, on remarque de plus en plus la présence d'une certaine catégorie de personnes, ou plutôt de personnes qui se qualifient arbitrairement : les "Emos". Mais que veut donc dire ce mot ? Qui sont-ils ? Avant toute chose, il faut savoir qu'il est extrêmement difficile d'être précis lorsque l'on parle des Emos, étant donné que c'est un genre qui emprunte à beaucoup d'autres et qui n'a pas vraiment de bases. Analyse.

1. D'un point de vue musical

Le style musical Emo n'existe pas à proprement parler. C'est un dérivé de Hardcore (plutôt SxE d'ailleurs), de Nu Metal, et (surtout ?) d'artistes pleurnichards chantant la mort de leur petit(e) ami(e), décédé(e) dans d'atroces souffrances. C'est d'ailleurs assez drôle de voir que certaines personnes arrivent à mourir plusieurs fois.

L'origine musicale est assez difficile à situer, mais The Used, Finch ou Jimmy Eat World ont certainement favorisé l'apparition de cette dénomination. Actuellement, My Chemical Romance et All American Rejects tiennent le haut du pavé, mais certains groupes de Visual Kei ou encore quelques gamins du genre Tokio Hotel sont assez appréciés des Emos. Quand je vous disais que c'était flou...

2. D'un point de vue visuel

Il suffit de lier les styles vestimentaires des Goths, des Punks et des Bobos, d'ajouter une touche d'esthétisme Japonais dans certains cas, et de ne pas oublier les accessoires "romantiques". Veuillez m'excuser l'utilisation des guillemets autour du mot "romantique", mais les Emos massacrent tellement l'esprit du Romantisme que je préfère ne pas les lier à ce qui est au départ un mouvement réellement artistique.

Oui, cela donne donc une soupe absolument incroyable, et c'est d'ailleurs l'un des styles les plus "Fashion" actuellement. On remarque du même coup l'utilisation de la mèche oblique de cheveux sur le front, caractéristique des Emos.

3. D'un point de vue philosophique

Aïe... Ne parlons pas de philosophie lorsque nous parlons d'Emos, ce serait leur accorder trop de capacités (voir l'épisode du Romantisme quelques lignes plus haut). Je veux bien sûr parler d'un mode de pensée, d'une philosophie de vie, d'un état d'esprit Emo. Existe-t-il ? C'est une bonne question. Encore une fois, ces jeunes larmoyants, sombres et renfermés sont trop flous pour être précisément décrits, mais normalement, si vous n'êtes pas trop stupides, vous aurez déduit de par vous même l'état d'esprit dans lequel ils disent se trouver.

Ajoutez à cela le fait que les véritables Emos ne sont pas vraiment présents en France, en tout cas infiniment moins qu'en Angleterre ou qu'aux Etats-Unis, mère patrie des couillons et des lanceurs de mode ridicules et sans signification. Oh, il y en a, mais il y en a peu.

4. Conclusion

Et... Tous ces "Emos" que vous voyez sur les blogs alors, qui sont-ils ? Je viens de dire qu'il y en avait peu, alors aurais-je dit une connerie ?

Réfléchissez. Comme tous les mouvements ridicules et sans signification, beaucoup de gens se collent l'étiquette appropriée pour faire joli, pour faire différent, pour faire personnalisé. N'oubliez pas une chose : la société actuelle pousse le jeune (car il s'agit ici principalement de jeunes) à considérer la différence comme un facteur de survie sociale... Par conséquent, il est facile, au travers d'un espace virtuel, de s'apposer un qualificatif à la mode, mais qui ne veut finalement rien dire pour ces adolescents en quête d'identité.

CQFD.

Dimanche 26 novembre 2006 à 21:26

...

Nan je plaisante.

Par contre, les Cows sont amoureux le dimanche soir. Démonstration :



Un, deux, trois articles sur l'amour ! C'est impressionnant...

Jeudi 23 novembre 2006 à 18:49

On avait prévu de le faire depuis bien longtemps. De prendre le temps de vivre. Sans aucun autre but que d'oublier le reste. Sans aucune autre volonté que de se laisser aller.

Quelques notes de piano, quelques parts de pizza, puis un ou deux verres autour d'une table, noyés dans la masse, fondus dans le décor, comme invisibles mais liés. Beaucoup de mots échangés, des rires, des sourires.

Une impression de sérénité toute la soirée. Une sensation de bien-être tellement agréable. Ces soirées là sont enrichissantes...


Merci.

Jeudi 23 novembre 2006 à 16:53

Après ce cher Atom et ce cher Plaiethore, me voici victime d'une poussée de visites plutôt surprenante. Il se passe décidément de drôles de choses ici...

M'enfin, passer de 200 à 350 visites du jour au lendemain, sans avoir posté le jour de ce pic, c'est étrange. Et d'autant plus dommageable pour la personne qui en est responsable, dans l'hypothèse d'un bot générateur de visites envoyé par un mystérieux vilain méchant. Si cette supposition (assez farfelue, mais à prendre en compte) s'avère exacte, je plains l'auteur des faits. Je m'en serais déjà occupé rien que pour les deux cas précédents, mais s'attaquer à moi... C'est une erreur.

Ceci dit, il se peut aussi que 150 chinois soient venus visiter mon blog hier, ce qui expliquerait pourquoi je n'ai pas plus de commentaires que d'habitude, sachant qu'ils ne pigent pas un mot de français. On ne sait jamais.

Mardi 21 novembre 2006 à 15:23

L'ange fait un pas en arrière et prononce quelques mots :

"Alors c'est toi, l'envoyé de Morelen, censé ramener votre ordre sur Terre ? Et tu n'es même pas capable de faire attention à toi dans une cité ennemie ? Tu me fais bien rire, pauvre Ithelyar... Mais heureusement, tu ne feras plus rire personne d'ici quelques minutes..."

Je ne le laisse pas finir sa phrase. Je ne sais pas qui il est, mais il a l'arrogance toute caractéristique d'un ange mineur, et il devrait être à ma portée, maintenant que l'entraînement dont Jilgor m'a fait bénéficier est terminé. Je passe immédiatement dans l'état Spectral, que j'avais préparé dès que j'ai vu le corps sans vie du Passeur de Nogorin, et je perçois du même coup la stupéfaction de mon adversaire. Je constate également que c'est bien un Puissance, son attitude guerrière ne laisse aucune place au doute. Il se jette vers l'endroit où je me trouvais quelques secondes avant, pensant pouvoir m'attraper, mais j'ai déjà anticipé son attaque et je me retrouve derrière lui, prêt à frapper. Je dégaine Eaque, et j'assène un grand coup de l'épée légendaire sur son aile gauche. Un terrible fracas métallique emplit la pièce, et l'ange se retourne immédiatement. Je m'aperçois qu'il n'a absolument aucune séquelle de ma lame, et j'ai à peine le temps de réfléchir à l'explication de ce phénomène qu'il déploie ses véritables ailes. Un leurre. C'était un leurre en métal...

Malheureusement pour lui, mon deuxième coup d'épée ne touche pas un leurre mais son torse. Eaque s'enfonce dans sa poitrine au niveau de son coeur, et il pousse cette fois un terrible hurlement de douleur, puis s'affaisse immédiatement. Je ne pensais pas pouvoir le battre aussi facilement, mais après tout tant mieux... Alors que je reprends progressivement mon état normal, du corps inerte de l'ange s'élève une voix qui, manifestement, ne lui appartient pas...

"Quiconque abat un ange devra subir la malédiction de l'âme de celui-ci... Le temps aura raison de toi... de toi... toi..."

Le temps ! La voix s'éteint lentement, et je réalise avec effroi que le navire en partance pour la cité des sept statues doit être en train de lever l'ancre, si cela n'est pas déjà fait. Je me précipite hors de la demeure des Nogorin, et me dirige vers le quai. Tout en courant, je me remémore les légendes concernant les âmes angéliques. Il est dit que les Archanges détournent les âmes humaines, mais qu'ils ne font aucun cas de celles des anges, qu'ils considèrent inférieurs et serviteurs. Par conséquent, étant donné que les Esprits Modulaires ne veulent pas capter d'âmes nées de Talnë, elles sont condamnées à errer pour l'éternité, et elles peuvent agir une fois et une seule sur le cours du temps réel. C'est ce que l'on appelle la Malédiction des Anges, qui reviennent une unique fois sur Terre après leur mort, avant de perdre toute attache à l'univers connu. Toutes les légendes humaines concernant des histoires de fantômes sont liées à cette malédiction, car le spectre des anges, bien qu'il ne puisse agir qu'une seule fois, terrorise la plupart du temps son entourage. Je ne sais ce que mon adversaire m'a réservé, mais il m'importe de ce fait d'arriver au plus vite à bord du bateau, et ce même si je dois forcer le passage. Alors que j'aperçois enfin mon moyen de transport, je me prépare à un nouvel état Spectral, afin de pallier à un éventuel besoin de me fondre dans le décor. Encore quelques dizaines de mètres...

Le sol s'ouvre brusquement sous mes pieds. Je parviens à sauter et à éviter la chute dans un gouffre dont je ne tiens pas à connaître le contenu. Finalement, il n'aura pas mis longtemps à revenir... Je le vois qui se matérialise devant moi, d'un blanc immaculé, presque trop pur :

"Je suis Menadel, l'un des Puissances, et l'un des gardiens de la cité de Nehin. Tu m'as condamné à errer éternellement dans les limbes de l'infini, mais avant d'accomplir mon destin, je reviens sur Terre une dernière fois afin de me venger. Le temps n'est désormais plus ton allié, et il se jouera de toi tant que ton esprit et ton corps ne feront qu'un. Jamais plus tu ne pourras te fier aux horloges, et rien ni personne ne pourra t'aider. J'en fais le serment..."

Il marque une pause, puis reprend mécaniquement :

"Tu es frappé de la Malédiction des Anges, Menadel te hantera à tout jamais. Puisse Talnë avoir pitié de ton âme..."

Et sur ces derniers mots, il disparaît silencieusement. Je reprends lentement mes esprits ; j'ai beau connaître ce discours, l'ayant déjà entendu de la bouche de Xanosil lorsqu'il me l'a expliqué, je suis tout de même sous le choc. Sa malédiction n'est pas très claire, et je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre. Et comme pour répondre à ma question, le bateau semble soudain s'estomper, et se transforme en quelques secondes en une brume blanchâtre qui disparaît à son tour. Je me retourne, saisi d'une soudaine peur sans nom, et constate que les bâtiments derrière moi sont en train de changer d'apparence, de couleur ou de forme. Comme si le temps accélérait... Brusquement, j'ai l'horrible sensation de ne plus savoir dans quel espace temps je me situe... Je place instinctivement ma main droite sur la poignée d'Eaque, et je me rends compte qu'elle n'a pas bougé. C'est un maigre soulagement, mais cela me permet de reprendre des forces plus rapidement. Je suis perdu dans une époque que je ne connais pas, et je n'ai aucune idée de la puissance de ce saut temporel.

En quelle année suis-je donc tombé ?...

Mardi 21 novembre 2006 à 13:37

J'ai vraiment l'impression que les gens se foutent eux-mêmes de leur propre gueule. Comment peut-on plonger aussi profond dans l'océan des paradoxes sans en ressortir complètement décrédibilisé ? Après, on s'étonne de voir les commentaires ironiques des pays étrangers envers les Français, fantasques et branleurs à souhait. Je m'explique...

Il y a quelques mois, une certaine Ségolène Royal était "en tête des sondages", ce qui ne veut foncièrement rien dire mais qui traduit tout de même d'un certain état d'esprit : les français aimaient bien cette dame de gauche, et le faisaient savoir. Et aujourd'hui qu'elle est officiellement la candidate du PS - à savoir la seule formation politique de gauche capable de rivaliser avec la droite - après l'investiture et les débats face à ses deux principaux concurrents, un mouvement "anti-ségo" commence à prendre sérieusement forme.

Mes propres orientations politiques (profondément à gauche, qu'il soit dit que je l'avoue avec plaisir) n'ont strictement aucun rapport avec cette histoire, je tiens à le préciser. Mais voir que les français - notamment les jeunes - sont capables, à quelques mois d'intervalle, de porter la voix d'une candidate en qui ils vouent certaines espérances, puis de la descendre en flammes sur l'autel de l'absence d'idée (notamment et principalement), c'est vraiment se foutre de la gueule du monde. Si l'opinion publique n'est ni capable de tenir une position, ni capable d'avouer qu'elle est de mauvaise foi, on va finalement se retrouver avec un duel droite / extrême droite d'où l'image de la France ressortira en lambeaux.

Alors... Assumez vos choix, ou fermez bien grand vos gueules. Si si, c'est possible.

Dimanche 19 novembre 2006 à 23:36

Et voici [enfin] la reprise des textes des Esprits Modulaires... Pour ceux qui ne suivent pas mon blog depuis longtemps, cela ne doit rien vous dire. Pour ceux qui le suivent mais qui ne lisent pas les articles dépassant 10 lignes et demi (la majorité), cela ne vous dit pas grand chose non plus. Pour les vrais inconditionnels, vous savez peut-être de quoi je parle. Quoi qu'il en soit, pour tous ceux qui aiment les récits SF/Fantasy, j'ai commencé il y a plus d'un an à écrire une fiction tournant autour d'un thème : les Esprits Modulaires. Pour en savoir plus (et par conséquent comprendre la suite), vous pouvez toujours aller voir la catégorie EM [Mythe], et lire les textes. Attention, il y a un beau morceau à lire...

Place au récit, maintenant.

***

Le port de Nehin renferme bon nombre de secrets perdus depuis des âges immémoriaux. Gardant précieusement Eaque dans mon dos, recouverte par ma longue cape grise, je cherche à retrouver le Passeur de Nogorin, nommé ainsi car il servait autrefois la famille impériale de Nehin, jusqu'à ce que Talnë les reprenne tous, par le biais de ses Archanges. Lui seul pourra m'aider à embarquer sur un des bateaux en partance pour Saeptentia. Je sais qu'il est en vie, quelque part dans la cité, mais je n'ai que très peu d'informations sur lui. La perle de Nachée que je porte à l'oreille gauche ne semble pas détecter le moindre évènement susceptible de m'aider, et je n'ai pas beaucoup de temps, car le navire marchand qui part demain sera le dernier bâtiment de toute l'histoire de Nehin à voguer vers Saeptentia. En effet, les Anges des Trônes, qui dirigent la cité aux sept statues, ont décidé de couper leur bastion du monde, et de n'autoriser les allées et venues que des personnes de confiance. Etant modulaire et de plus connu de l'un de leurs chefs, Nelchael, je n'aurais donc aucune autre chance d'infiltrer leur vigilance...

Les minutes me sont comptées. Un ecclésiastique m'a repéré, ou tout du moins c'est l'impression qu'il m'a donné. Il faut dire que je ne suis pas très discret, portant des vêtements créés par le Concile, qui me protègent du regard de la masse mais qui attirent celui de l'Eglise. Je suppose que ce curé va envoyer un groupe de soldats patrouiller dans les rues, afin d'essayer de me repérer. Ce qu'il ignore, et ce que découvriront peut être les soldats, c'est que j'ai sur moi Eaque, et que je possède un certain nombre d'atouts, comme la capacité d'Isolation. Mais l'état Spectral ne me sauvera pas toujours, et il faut par conséquent que je fasse vite, très vite. La seule information concernant le Passeur m'a été donnée par Jilgor : il vit tout près du port, dans une maison en bois ancien. L'ennui, c'est que toute la cité ou presque est construite en bois, et repérer le bois ancien n'a jamais vraiment été une de mes spécialités. Je descends donc vers les bâtiments portuaires, dans l'espoir un peu utopique de tomber par hasard sur le Passeur de Nogorin...

"Monsieur !"

Non... Ce n'est pas possible ! Je ne peux pas avoir été repéré aussi vite...

"Monsieur, attendez !"

Je préfère jouer l'ignorance, feindre de ne rien entendre plutôt que d'affronter un ou plusieurs hommes en plein jour dans une rue... Et tandis que je me prépare à l'état Spectral, une main se pose sur mon épaule.

"Monsieur ! Vous avez perdu ceci..."

Je me retourne doucement. Un homme encapuchonné me regarde d'un air bienveillant, tenant dans sa main un morceau de papier jauni. Je l'avais complètement oublié dans ma poche... Il ne m'est d'aucune utilité, mais je le reprends en marmonnant un vague "merci", et je détache mon regard des yeux de mon interlocuteur, signe très clair de fin de conversation. Je suis tout de même étonné par un point : la couleur de ses iris était surprenante, entre le bleu et l'argent, une couleur que j'ai très rarement vue... Une vague d'inquiétude me saisit tout à coup, sans que je sache vraiment pourquoi, mais je la chasse vite, et j'arrive près des premiers baraquements du port...

J'ai à peine commencé à chercher que je tombe sur un panneau indiquant la direction de la demeure de l'ancienne famille impériale. Les choses vont être plus faciles que je ne le pensais... Quelques minutes plus tard, je me retrouve devant une lourde porte noircie par le temps, et sans plus hésiter je la pousse pour pénétrer dans le manoir des Nogorin, lieu chargé d'émotion s'il en est. Les Nogorin étaient une dynastie bourgeoise, ayant donné naissance à tous les anciens empereurs de la cité. Ils étaient très proches de l'Eglise et la légende raconte que Camaël, l'ange régent des Puissances, était leur protecteur. Lorsque leur lignée a disparu, Nehin est entré dans une sombre ère, durant laquelle se sont succédés à l'exercice du pouvoir différents imposteurs tous plus avides de sang les uns que les autres, jusqu'à l'avènement de Phaex. Il reprit la cité en main, et depuis le calme règne dans les rues de Nehin, qui s'est ouvert au monde marchand grâce à son immense port. Le manoir des Nogorin est resté, lui, car Phaex a voulu laisser debout cette trace du glorieux passé des hommes de Nehin, autrefois connus pour leur vaillance et leur courage. Mon entrée dans ce lieu sacré ne doit pas être connue des habitants, faute de quoi je risque de ne jamais retrouver Kalmayr...

Tout à coup, la porte claque d'entrée claque sèchement, les lumières s'éteignent, et deux petites flammes bleutées s'allument à quelques mètres de moi. Je fais prudemment un pas en arrière, et je pose le pied sur quelque chose de mou et de volumineux. Je me retourne pour examiner la chose, et je distingue avec effarement un corps humain, horriblement désarticulé, les mains brûlées. Le Passeur de Nogorin... Le pauvre homme n'aura pas suffisamment vécu pour aider le dernier passager clandestin à prendre place sur le dernier bateau vers Saeptentia. Immédiatement, j'entre dans la première phase d'Isolation, et je refais volte-face vers les flammes. C'est alors que je comprends... Ce sont des yeux, et cette couleur qui m'avait choqué quelques dizaines de minutes auparavant m'inquiète maintenant. Si cette créature est bien ce que je crains qu'elle puisse être... L'état des mains du vieux Passeur est en effet caractéristique du comportement d'un Ange tueur, un des Puissances. Je ne le connais pas, peut-être est-ce Aniel ou Menadel, mais dans tous les cas je compte bien me défendre, cette fois-ci, et je suis armé en conséquence. Et alors qu'il se révèle à moi, éblouissant dans sa parure blanche, j'entre dans mon état Spectral et je dégaine Eaque, lié à elle par la perle de Nachée qui vibre de toute son âme à mon oreille...

Le combat peut commencer...

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | Page suivante >>

Créer un podcast