Samedi 30 juillet 2005 à 19:43

Ce soir ou demain matin? voici la seule inconnue qui reste à éclaircir. En tout cas, je pars en vacances d'ici quelques heures, et ce pour le mois d'Août dans sa quasi totalité... Je vous laisse donc blogger en paix pendant un mois, profitez-en...

Pour ceux qui ont mon numéro de portable, je viens d'apprendre que ma carte SIM est morte, et qu'elle devrait être changée d'ici mardi à mercredi. Je ne serai donc pas joignable d'ici là...

A bientôt tout le monde, et passez de bonnes vacances... Si vous le pouvez.

joKeR

Jeudi 28 juillet 2005 à 19:05

Le Nachéen est un dialecte employé par les Héritiers. Ses règles sont assez simples, mais il convient de vous en présenter quelques bases, au travers de la phrase prononcée par Ithelyar dans le post précédent.

"Menöaril Kalmayr
Hëonrael teo yp mio"

La conjugaison n'existe pas en Nachéen. Les verbes sont assimilés à des "actions" - mot ici masculin et non pas féminin tel qu'on le connaît en Français. Un action se situe toujours en début de phrase, comporte toujours une majuscule lorsqu'il y en a plusieurs dans une phrase et donc qu'il n'est pas situé au début, et peut prendre quatre formes : affirmatif, négatif, interrogatif, ou impératif. Ici, l'action Menöar, qui signifie "Connaître", est à la forme négative, avec le suffixe -il. Voici les quatre formes :
   - affirmatif : aucun
   - négatif : -il
   - interrogatif : -el
   - impératif : -ad

Dans cette phrase, nous avons donc Menöaril, "Ne pas connaître".

La deuxième partie de la phrase comporte l'action Hëonra, qui signifie "Vouloir". La forme interrogative, Hëonrael donne donc à la phrase un sens interrogatif. Les trois autres mots sont des mots courants, respectivement :
   - teo : quoi
   - yp : à
   - mio : lui

La traduction littérale est donc "Vouloir quoi à lui", que l'on comprend comme "Que lui voulez vous ?".

Quelques petites remarques :
   - la ponctuation n'existe pas. Lorsque la langue est écrite, ce qui est rare, un signe est utilisé pour séparer les phrases, et il varie selon les régions.
   - les voyelles accentuées (ä, ë...) sont des voyelles longues. La prononciation est plus appuyée.
   - les pronoms personnels n'existent pas. Dans de très rares cas, certaines formes de substitution sont utilisées, comme par exemple om qui signifie "il" et qui peut parfois être employé pour appuyer une affirmation.

Jeudi 28 juillet 2005 à 19:02

Je me suis éveillé dans un lieu qui m'était inconnu. Autour de moi, des ombres et quelques lumières dansantes. Je ne parvenais pas à apercevoir les murs de la pièce dans laquelle j'étais, à supposer que je fusse dans une pièce fermée. Le sol était froid et dur, un peu comme du béton, mais extrêmement lisse, comme s'il avait été poli par de longues années d'existence, vestige d'un âge ancin et désormais révolu, portant en ses atomes la marque d'une lassitude infinie. J'étais libre de tout mouvement, comme je l'ai vite constaté, ce qui m'a tout d'abord étonné mais qui m'est vite apparu logique. En effet, l'endroit dans lequel je me trouvais semblait être dépourvu de murs, sans fin. J'ai parcouru quelques centaines de mètres dans toutes les directions, mais je n'ai pas pu apercevoir le moindre changement de mon décor...

Plusieurs jours se sont écoulés. Le silence m'a envahi et est devenu mon compagnon de solitude. J'ai pris mon mal en patience et décidé de travailler ma capacité d'isolation temporelle. Certains Héritiers, comme Kalmayr et moi, disposons du pouvoir de s'isoler partiellement du temps et de l'espace afin de ne pas influer sur les évènements. Mais ce pouvoir est très difficile à maîtriser, et je n'avais jusqu'à présent pas réellement eu l'occasion de m'y accoutumer. Durant ces quelques jours, j'ai réussi à entrevoir les possibilités fantastiques que nous offre cette capacité. Mais j'ai également pu constater qu'il était extrêmement fatiguant de maintenir l'isolation pendant un long moment. Peu importe... Pour l'instant, je ne fais qu'apprivoiser une nouvelle capacité.

Une lueur plus puissante que les autres me réveille. J'ai juste le temps de tourner la tête pour apercevoir la lueur prendre la forme d'un Ange, mais je ne sais qui il est. Il ressemble à un Domination, bien que je ne puisse pas en être certain. Il se dirige vers moi et m'interpelle :

"Bienvenue, créature Modulaire. Nous savons que vous êtes un Héritier, et nous recherchons un des vôtres, nommé Kalmayr. Peut-être pourriez vous nous fournir des informations qui nous aideraient à le trouver..."

Ils cherchent Kalmayr. Il ne faut surtout pas qu'ils le trouvent, même si je ne sais pas pourquoi ils veulent mettre la main sur lui. Je ne sais pas non plus si il est au courant de notre Similarité. Je décide donc de lui répondre en Nachéen, dérivé du Lithéen, deux langages issus de la Langue des Anciens Temps.

"Menöaril Kalmayr
Hëonrael teo yp mio"
*

L'Ange me dévisagea, interdit. Puis il reprit, avec une lueur mauvaise dans les yeux...

"Je sais que vous connaissez le Langage Collectif. Je sais aussi que vous venez de me répondre ce que vous savez à propos de ma question, mais je ne connais pas le Nachéen, puisque je suppose que c'est du Nachéen. Je vous donne quelques heures pour vous souvenir du Langage Collectif, reprit-il avec un rictus de plus en plus prononcé, faute de quoi cela risque de vous coûter beaucoup plus qu'un simple interrogatoire. Réfléchissez bien."

* "Je ne connais pas Kalmayr. Que lui voulez vous ?"

Jeudi 28 juillet 2005 à 13:11

Insensé... Crie, supplie, mais ne t'enfuis pas. A genoux. Pauvre fou... Rien ne sert de te relever, il faut s'évader à point. Mais avec les deux genoux brisés, comment vas-tu faire ?...

Insensé... Silence. Méfiance. Souffrance. Sensation de solitude sussurée sans états d'âme... Les "s" sifflent à tes oreilles, symboles renégats d'une révolte de la douleur...

Insensé... Il n'est plus temps de [Le] perdre, aujourd'hui se lève un jour nouveau, un jour embrasé, porteur d'une rumeur sourde, annonciateur d'un crépuscule sanglant. Il n'est plus temps, il est encore temps. Rien à perdre, tu as déjà perdu.

Insensé... Tes fenêtres de perception du monde se ferment une par une, après avoir battu la poussière pendant un temps interminable. Juste un mot. Crève.

Existences futiles. Vies inutiles. Dénigrer, facile. L'homme.

Je ne veux pas t'entendre t'étendre sur les cendres ou l'étrange lande
de l'humanité décadente. Assonnance en "en", comme pour le dedans, ou
l'an 2005, mais pourquoi le souligner ?

Nouvelle année, nouveaux désirs, nouvelles déceptions, tout un
programme sans télécommande, rends moi les piles pauvre fou. J'ai perdu
le contrôle de ma bio-dépendance à la critique, le rêve n'est plus un
échappatoire mais une porte de secours rouillée et verrouillée.

Syndrôme post-pubère. Dégénération. Perte totale de l'apparence
contrôlée que ton enveloppe corporelle aurait difficilement pu faire
ressortir, dans un éclat de mauvaise foi, une étoile qui brille noir.
Ne mens pas, je le lis dans tes yeux.

Lis, tais toi. Imprègnation. Lis, tais-toi. Dépendance. Lis, tais-toi.

La folie affleure. Lis, ne te tais plus, exprime toi. Ta gueule. Sous
contrôle de ces quelques mots, quelle dérision ! Fin de la première
partie.


"The pathetic remain of a cannibal right", symbole dévergondé de ce délire organisé.


Pourquoi te poser cette question ? Je ne sais pas de quoi tu
parles. Pourquoi ne pas m'en parler ? Mais enfin, te parler de quoi ?
Pourquoi tout me cacher ? Je n'ai rien d'autre de caché que mon coeur.

Pourquoi continues-tu à me mentir ? Je ne t'ai pas caché la vérité. Qui
es tu, pauvre con ?

LeCtEuR. HaInE. CoNtInUeR. MaSsaCrE. C'est bien de toi dont je parle.
Soumission. Mais pourquoi subir sans se battre ? Parlons de capacités.
Parlons de carences. Parlons de toi. Force de caractère, fermer la
fenêtre, ne plus lire ces conneries. Non. Pas la volonté. Curiosité ?
Voyeurisme, plutôt.

Peinture abstraite, facile. Musique abstraite, envisageable. Mais
littérature abstraite, est-ce concevable ? Ouvre les yeux, et ferme ton
esprit. Inutile, déjà corrodé. Qui ? Certainement pas moi.

Mais qu'est ce que tu fous encore là ? T'as pas compris ? Le temps ne
joue plus en la faveur de l'humanité, l'espace est passé hors des
limites substantielles de l'Univers, plus rien ne tourne rond. Bientôt,
le vent soufflera à l'envers.

SuBiS. SoUmIs. Je me répète. SiLeNcE. MéFiAnCe. C'est nouveau, ça.
Plus de temps à perdre avec Ceci, et Cela n'est plus de mon fait. Bon voyage.

Bon voyage. Où vas-tu ? Que fais tu ? Il est là-bas, reviens ici… Que cherches-tu ? Tu l’as déjà trouvé. Reviens. Pars. Bon voyage. Où vas-tu ? Le souffle, le vent, le rêve, le réveil, la joie, la vie… La mort ? Nul ne le sait, ou peut-être l’Un le sait. Quelqu’un sur ta route, il te poursuit ; tu es seul ? Accompagné ? Fusionné ? Uni ? Unique ?


Où vas-tu ? Il est là bas... Qu’est-ce qu’il te prend à la fin ? Ne le cherche pas, tu l’as déjà trouvé. Il est là, il va venir, il arrive, attends, impatiente-toi. Où es-tu ? Tu es ici ? Nulle part, néant, partout dans tout, dans rien, le tout dans le Néant… Le Néant dans le tout.


Où vas-tu ? Qu’est-ce que tu cherches ? Tu l’as déjà, il est là… Il t’attend, vous partez, vous tombez, vous soufflez, vous luttez, vous rêvez, vous éveillez, vous Vous éveillez, vous Vous envolez là où s’écrasent les autres… Envole toi vers les cieux, là où s’écraseront les autres sur le flanc de la falaise. Le gouffre. Écrase toi à ton tour, écrase toi au fin fond du Ciel, cette microseconde de puissance ultime, dissimulée au plus profond de ton être, qui changera tout…


Bon voyage.


[...]


Ce texte est en fait un condensé de trois improvisations. La première est composée des quatre premiers paragraphes, qui débutent tous par "Insensé". La deuxième prend une bonne partie du total, et va de "Existences futiles" au premier "Bon voyage". La troisième reprend le "Bon voyage" et termine le texte. Les deux premières parties sont deux textes que j'ai écrit à quelques temps d'intervalle, la troisième partie est un texte de Cronos, écrit sur le même thème. L'enchaînement est pourtant fluide, ce qui méritait d'être souligné. Le résultat produit un texte qui, dans son intégralité, est totalement fondu dans le thème. Bonne lecture...

Mercredi 27 juillet 2005 à 12:11

La Haute Inquisition Orthographique a frappé. En témoigne ce commentaire, laissé sur un blog dont nous tairons volontairement le titre et le pseudo.

Haute Inquisition Orthographique
Dossier 001
Date : 27/07/05
Heure : inconnue
Objet : Article louant la langue Française

Mademoiselle,

La Haute Inquisition Orthographique s'est penchée sur votre cas, et il s'avère qu'il a retenu notre attention. Vous avez en effet posté un article louant la langue Française, ce qui est un but appréciable. Mais cet article lui même est truffé de fautes. Or vous comprendrez que l'on ne peut accepter qu'une personne tourne ainsi en ridicule notre magnifique langue. Louer les mérites d'une chose que l'on ne maîtrise pas est une traîtrise considérée comme majeure par les Inquisiteurs Orthographiques.

Par conséquent vous serez enregistrée dans la Liste Noire.

Votre dévoué,
joKeR

Références : http://joker.cowblog.fr/?175212

L'inquisition a débuté...


Lundi 25 juillet 2005 à 19:00


[...] moi je dis les suicidaires qu'ils crèvent seuls mais [qu'ils ne] fassent pas chier leur monde.
 by Thor

J'aime beaucoup cette petite remarque, sincèrement. Tout le côté sympathique de l'homme qui ressort en quelques mots. Pour peu que l'on propose une gaufre au suicidé (avant qu'il ne se tue, bien entendu), c'est la gentillesse à l'état pur. Merveilleux ^^

Modification le 26 à 11h : ajout d'une petite phrase sur la demande de Thor...

Il est con de ne pas avoir le courage de se battre quand on a le courage de mettre fin à ses jours

J'ai enlevé les guillemets au deuxième "courage", j'espère que tu ne m'en voudras pas, mais j'estime qu'ils étaient inutiles. Ceux qui mettent réellement fin à leurs jours ont du courage pour le faire ; mais ceux à qui tu t'adressais implicitement avec ce message sont des ados pseudo suicidaires qui en parlent parce que c'est à la mode mais qui ne le feront jamais. Il n'est donc pas question de courage...

Lundi 25 juillet 2005 à 18:34

Vous connaissiez l'intoxication alimentaire ? Voici maintenant l'intoxication humanitaire. Un peu de lumière pour les personnes à faible rendement cérébral :

- Intoxication : terme désignant une vive réaction provoquée par un(e) ou plusieurs sources.

- Alimentaire : relatif à un ou plusieurs aliments.

- Humanitaire : relatif à un ou plusieurs humains. Par pur souci de vulgarisation populaire, nous étendrons à une ou plusieurs personnes.

J'étouffe sous la débilité profondément animale qui surnage à la surface de cette vase informe qu'est la société moderne. Moderne... Tout est relatif, bien que la relativité n'existe pas*. C'est fort regrettable de constater que je deviens de plus en plus asociable avec les gens qui me posent problème. Je m'en vais me convertir en Comptable, tiens. Ou à la limite, en type qui bosse pour le fisc. Pas besoin d'être aimable.

Toi aussi tu es un jeune rebelle ? Toi aussi tu as appris la biographie de Brice de Nice par coeur, dans ses moindes recoins allergisants, et tu t'entraines à casser sans pitié ? Toi aussi, tu es un nuisible ? Alors inscris toi au club des intoxiquants humanitaires. Bonus pour les vingt premiers inscrits : une plaque du club en uranium massif, à visser sur sa porte d'entrée. Et pour tous les membres, un identifiant unique à une lettre et trois chiffres.

* : hé oui, la relativité n'existe pas. La preuve ? Si "tout est relatif", alors il existe bien un absolu. Sinon, à quoi ce "tout" serait-il relatif ? A quelque chose de relatif ? Boucle infinie, tout est relatif au relatif au relatif au relat..... Bref. Il existe un absolu.

Je suis fatigué de toutes ces conneries...

Dimanche 24 juillet 2005 à 13:12


On fait ce que l'on a envie, pas ce que l'on croit être nécessaire pour bénéficier d'un regard "meilleur"... Bien des gens sont devenus fous car le regard du monde leur importait plus que leur propre vision d'eux-même ; ne soit pas de ceux-là...

Oui, insensé sceptique, cette phrase est de moi.

Dimanche 24 juillet 2005 à 5:27

Je viens de réaliser une étude statistique (rien que ça !) affligeante... Mais vous pouvez la vérifier en faisant exactement ce que j'ai fait : faites une recherche de membres commençant par la lettre D...

Résultats...

- 50 pseudos qui commencent par "Dark" (excepté DarkmoOn)
- 9 sur ces 50 sont des dark angel machin truc.
- 1 sur ces 50 est décidément très insistant : darkofdark.

Continuons...

- 29 pseudos qui commencent par "Black"
- 2 sur ces 29 sont des black angel machin truc.
- 1 sur ces 29 est un sombre copieur : black-moon.

Ensuite...

- 12 pseudos qui commencent par "Larme". Les c0wb0ys pleurent beaucoup.
- 42 pseudos qui commencent par "Psy", dont la majorité par "Psycho" ou "Psyko". Les c0wb0ys sont fous.

Enfin...

- 7 pseudos seulement qui commencent par "Goth" ou un dérivé. Etonnant. Mais je ne compte pas tous ceux qui contiennent goth. A noter, un mix du tonnerre : darkgothik.
- 20 pseudos qui commencent par "Punk". A noter, un membre qui allie punk et gothik dans le même pseudo.

Par contre...

- 4 pseudos seulement qui commencent par "White"
- 0 pseudos qui commencent par "Joy" (joie)
- 0 pseudos qui commencent par "Light" (lumière)
- 3 pseudos seulement qui commencent par "Lumi"

Que faut-il en conclure ? Pas grand chose hélas, étant donné que les études statistiques, c'est bien connu, on leur fait dire ce que l'on veut. Mais on note tout de même une nette tendance suicido-dépressive teintée de neurasthénie névropathe, accompagnée d'un mouvement rebelle évident chez les adolescent(e)s. A l'opposé, très peu d'adolescent(e)s sont joyeux, lumineux, etc.

Souriez, vous êtes vivants

PS :
Nous hébergeons donc 50 personnes très sombres, dont 8 anges noirs et une personne entièrement sombre de chez sombre ; ainsi que 29 personnes totalement noires. Qui a dit que nous étions rascistes ?...

Dimanche 24 juillet 2005 à 4:26

...cette série d'articles de la nuit, je remets en place mon ancien fond. Je remarque que l'autre a attiré bien des commentaires sur Christina Aguilera, mais qu'une seule personne a surtout compris qu'il s'agissait de mon bureau. Comme quoi, le regard est souvent attiré par ce qui est inaccessible...

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