Mercredi 10 novembre 2010 à 21:19

Quelques années plus tard...

J'avais écrit il y a de cela quelques années une courte nouvelle intitulée "Mercredi", que vous pouvez toujours lire ici en cliquant sur
ce lien.

J'ai réalisé un rêve...

Maintenant que je travaille dans le cinéma, j'ai pu adapter correctement mon propre texte, en réalisant un court-métrage intitulé lui-même "Mercredi". Il est inspiré du texte, mais avec bien sûr beaucoup de modifications, et des contraintes techniques qui m'ont poussé à réaliser une version courte et avec un seul personnage.

En avant...

http://www.dailymotion.com/video/xfkoe4_mercredi_shortfilms


Enjoy.

Lundi 8 novembre 2010 à 12:29

Bon, ça faisait quelques temps que je n'avais pas lancé une petite critique filmique, mais certains m'en ont donné l'idée (si tu passes par là, tu n'auras aucun mal à te reconnaître) et finalement tout s'arrange puisque le cinéma m'a accueilli une fois de plus dans ses salles hier soir. L'objet du délit ? "Very Bad Cops", réalisé par Adam McKay, et sorti le 27 octobre.

Alors alors... Quoi, un film de flics de plus ? Eh bien, les premières minutes nous en donnent la furieuse impression. Nous sommes à New York, deux blacks roulés comme des boxeurs sous nandrolone sont au volant d'une grosse voiture de sport, et sont à la poursuite de méchants asiatiques. Okéééé... On l'a déjà vu, ce film. Mais non, dès la première cascade quelque chose se met à clocher. En fait, on voit rarement des flics empaler un bus avec leur caisse et continuer la poursuite au volant du bus, puis effectuer un freinage d'urgence pour éjecter la voiture sur les méchants. Finalement, on l'a pas déjà vu... Au final, lorsque ces deux Supercops vont finir par se tuer, il va falloir trouver deux autres Supercops pour les remplacer dans l'inconscient collectif de la Grosse Pomme qui, rappelons-le, a besoin de se forger des héros pour croire en Dieu. Première pique, gratos. Adam McKay nous présente donc deux types ratés, blancs, moches et socialement inadaptés, et encore c'est peu de le dire.

Soyons clairs : "Very Bad Cops" n'est pas un film de flics. C'est un prétexte pour raconter des conneries à la sauce McKay, en mettant en scène Mark Wahlberg et Will Ferrell, ce dernier étant déjà connu du service pour avoir joué l'un des deux premiers rôles dans "Frangins malgré eux", déjà réalisé par ce même Adam McKay. Petit plus de luxe, il se permet de se payer Samuel L. Jackson et Dwayne Johnson pour les mettre en boîte quelques minutes après le début du film, et accessoirement Paris Hilton et Eva Mendes dans des rôles hilarants de débilité profonde, rôles qui bizarrement collent très bien aux personnages, ne serait-ce que par leurs faciès (et encore, je ne descends pas la caméra au niveau des meules, sinon on est mal barrés).

Bon, c'est pas tout mais que vaut le film ? Hé bien il vaut une franche rigolade. Dire que "Very Bad Cops" est un film décalé est un doux euphémisme. Dire que l'humour de ce film est un humour absurde est une vérité incontestable. En fait, on est bien loin du "Bad Boys" où là aussi deux flics étaient mis en scène pour faire des conneries. Ici, nous avons deux blancs ridicules dont l'un roule en Prius avec un flingue en bois à sa ceinture, et l'autre connaît les arts martiaux et la danse classique. On évolue en permanence entre un humour anglais qui rappellera les Monty Python (mais contemporains) et un rythme enlevé - c'est peu de le dire - martelé par des vannes que Les Nuls auraient pu écrire s'ils étaient encore ensemble.

Oh, ça s'annonce plutôt bien alors ! Bah oui, clairement, ce n'est certainement pas LE film de l'année, mais c'est un film à aller voir. Surtout si vous vous sentez concernés par ce que je viens d'écrire. Mais avant que vous vous précipitiez dans les salles obscures, je tiens à mettre quelques bémols : le film parfait n'existe pas.

Le premier risque, évident, est de tomber dans un faux rythme. Les répliques sont pour certaines absolument géniales, tordantes et - je vais me répéter mais c'est évident - décalées au possible, mais elles ne sont pas assez nombreuses. Clairement, le scénario est là pour servir les répliques, et non pas l'inverse, ce qui signifie si vous savez lire entre les lignes que l'on ne va pas voir ce film pour son scénario, oooh non surtout pas.

Le second risque, évité cette fois-ci, est de tomber dans la lourdeur. Bon, il y a peut-être une ou deux répliques de trop, mais globalement le film n'est pas lourd, enfin pour qui comprend et aime "La Classe Américaine"... Le voilà en fait ce second risque sous-jacent : je pense que le public concerné est assez restreint, tout le monde n'aimera pas ce joyeux bordel.

Le dernier risque, en plein dedans, est de ne proposer qu'un film à répliques. On l'a vu plus haut, le scénario ne vaut quasiment rien, mais bien entendu la photographie n'est pas non plus un modèle du genre, tout comme le mixage et les choix musicaux ou encore les effets spéciaux. Mais ce n'était déjà pas le cas des Monty Python, "Sacré Graal" en chef de file de l'absurde trame dialoguée qui éclipse tout le reste... par génie ou par défaut, à chacun de se faire son idée.


Pour en finir avec ce petit papier, si ces quelques lignes vous parlent, allez le voir de toute urgence. Sinon, restez chez vous et téléchargez-le (légalement bien entendu), ça vaudra mieux.

Et, ah oui j'oubliais, si vous êtes dans le deuxième cas, la vie doit être bien triste pour vous.

Lundi 25 octobre 2010 à 23:31

Franchement, on croit rêver. Lorsque les lycéens ont annoncé leur volonté de rejoindre le mouvement de grève et de participer aux manifestations contre le report de l'âge de la retraite, j'ai cru à une bonne blague. Mais lorsque les premières images de jeunes boutonneux dans la rue - braillant des slogans plus violents qu'efficaces et bloquant les lycées avec des poubelles - sont sorties, les bras m'en sont tombés. Attendez deux secondes, un gamin de 15 ou 17 ans va manifester pour défendre l'âge de départ à la retraite ?? Non mais merde, qu'il commence par passer (et avoir !) son bac ce petit con, quand on voit par exemple le niveau d'illettrisme qui frappe la génération de la bulle Internet, ça fait déjà assez peur.

Et puis n'oublions pas une chose FONDAMENTALE : c'est bien beau d'aller gueuler pour partir à la retraite à 60 berges, mais encore faudrait-il ne pas oublier que lorsque l'on a 18 ans, il reste encore une quarantaine d'années durant lesquelles n'importe quel gouvernement peut faire passer n'importe quelle réforme sur l'âge de la retraite. Imaginez dans 10 ans, un gouvernement qui décide d'abaisser l'âge légal de départ à 59 ans... On dira quoi ? Que les jeunes débiles qui ont pété des vitres dans leurs lycées ont finalement foutu la merde pour rien ? Oui, et ce sera vrai ; et cette génération de protestataires sans cervelle se retrouvera con comme une fiente dans le désert.

A toi, lycéen gréviste qui me lit, pense à ces deux points : d'une part, tu ne sais pas ce qu'il en sera de la retraite d'ici 10, 20 ou 30 ans, et d'autre part, va suivre tes putains de cours au lieu de faire des fautes d'orthographe sur tes banderoles de merde.

Et puis de toute façon, dans 30 ans on sera tous bioniques, alors on pourra bosser jusqu'à 200 ans. Tiens, c'est tout aussi valable comme argument. Bande d'ignares.

Samedi 4 septembre 2010 à 21:48

Les temps ont bien changé.

J'aime à le répéter, mais je fais partie des meubles ici. Enfin, ceux qui le savent encore sont de plus en plus rares, et les nouveaux arrivants n'en ont aucune idée, alors comme je le fais environ une fois par an, voici un petit récapitulatif tout ce qu'il y a de plus inutile.

Mon blog approche doucement de son 7ème anniversaire, et je suis administrateur du site depuis plus de 6 ans. Lorsque vous vous plaignez d'un autre membre, c'est moi qui traite vos cas. Lorsque des sites externes se plaignent de plagiat ou d'utilisation d'images ou d'écrits quelconques sans respect des droits d'auteurs, c'est aussi moi qui traite. Je peux absolument tout faire avec votre compte, y compris l'effacer sans délais. En revanche, il est inutile de me contacter directement par ma tagboard, par commentaire ou par message interposé, il y a une interface pour cela, merci de bien vouloir cliquer sur "Nous contacter".

Bref, tout ce petit blabla fortement flatteur pour l'égo, dans quel but ? Simplement de revenir sur le titre de cet article : les temps changent. Car si la plupart d'entre vous ne me connaissent pas, et n'avaient aucune idée de la teneur du paragraphe ci-dessus, l'inverse est vrai également. Je ne connais quasiment plus les "habitués", les bloggeurs dont le nom sonne comme un sésame, idôlatrés voire vénérés comme si leurs paroles n'étaient qu'une source de jouvence à boire sans modération, mais avec admiration.

De mon temps (oui, ça fait vieux con) j'ai eu fait partie de cette caste là, de ces bloggeurs que l'on n'ose toucher de peur d'être à jamais effacé de la considération communautaire. Bon, je vous rassure, il est toujours inutile de me toucher, mais c'est du à ma position, pas à mon aura qui n'existe plus aujourd'hui. Et finalement... peu importe. Longtemps, ce blog avait une portée salvatrice - n'ayons peur ni des mots ni de la plume - pour une bonne partie de son lectorat. Haha, quelle prétention, mais oui mes amis, vous êtes un lectorat et c'est précisément ce qui donne à un blog une existence affranchie de son confinement numérique. Autant voir les choses en face.

Et aujourd'hui, je vois tous ces blogs que je ne connais pas. Je vois ces noms qui reviennent, ces tonnes de commentaires, ces fans prêts à tout pour ne pas froisser leurs icônes. Quelle folie... Mais non, c'est normal. J'en ai vu défiler, des blogs de ce genre. Pour tout dire je suis le plus ancien bloggeur encore en activité sur ce site, après ce cher DarkmoOn, fondateur devenu ami - et non pas l'inverse.

On tourne un peu au déballage, là. Mais j'ai envie de dire, peu importe, je raconte ce que je veux ici, et c'est le cas depuis le début. Tout ça pour dire : je ne connais plus personne, un point c'est tout. Les rares qui sont restés se comptent par petites poignées, et de ceux que je connais bien c'est encore plus rare : DarkmoOn, Atom, Margritis, Butterfly, Antdeus, Invidia, Kadja, Ankou, Sam, Maka... D'autres que j'oublie, ils ne m'en voudront pas. Et ceux, un peu moins anciens, qui aujourd'hui ont également ce statut de dinosaures, et que j'ai également connu... Bref.

Je ne vous connais plus, et j'en écris un article. Vous n'êtes rien pour moi, vous ne savez pas ce qu'était le site, ce qu'il représentait pour ses membres il y a encore 5 ans, ou peut-être 4 ans, à la limite. Vous ne savez pas ce que c0wb0ys signifiait, ce que nous étions prêts à faire pour nous souder. Nous avons traversé le pays d'Est en Ouest et du Nord au Sud, ceux de Caen, de Marseille, de Bordeaux, de Nantes, de Lyon... Les places fortes n'existent plus, ces liens là ont disparu, sauf pour une frange extrêmement réduite de bloggeurs qui savent encore ce que le mot "communauté" veut dire.

Vous n'êtes rien pour moi.

Vendredi 20 août 2010 à 1:53

Si j'avais su.

Déchéance et souffrance. Malentendu et carences. Souffle de vie dans l'infini du cercle de la folie.

Ecriture automatique. Rien de moins sûr que l'ouvrage d'un être torturé sans que la définition même de l'ouvrage ne s'englue dans un sens profondément atypique et finalement inconnu.

J'ai pas envie de te causer, toi. Lui, elle, vous, toi qui me lit, elle qui me fuit, nous qui nous en foutons comme de la couleur de la carotte du nouvel an.

Sens décimé, tournures complexifiées, rien ne présageait une telle arnaque littéraire. La vie réserve bien des surprises, petit con, si j'avais su j'aurais tourné les talons.

Sans élan, hop ! Un saut dans le vide et passons. La page est tournée, la falaise détourée, le dessin abîmé et l'ennui ravagé.

Samedi 14 août 2010 à 14:37

Vous faites preuve d'une parfaite maîtrise de soi face aux défis de la vie, sans pour autant donner l'impression d'être une personne bornée et trop sûre d'elle-même. En règle générale, vous vous organisez parfaitement dans votre travail et vous vous en acquittez consciencieusement, en faisant preuve de beaucoup de motivation et d'ambition. C'est d'ailleurs pour cela que vous vous fixez pour objectif de toujours atteindre le meilleur résultat possible. Votre spontanéité et votre flexibilité vous permettent de vous détourner parfois de l'objectif concret pour pouvoir mieux l'atteindre. En effet, lorsque cela s'avère nécessaire, vous n'hésitez pas à faire appel à votre capacité d'improvisation ou à suivre votre intuition, pour peu que cela vous permette d'atteindre votre objectif plus rapidement.

Vous êtes particulièrement doué dans le règlement de petits conflits du quotidien. Vous êtes doté d'une très grande empathie et en général, vous savez trouver le bon dosage entre rationalité et émotions pour évaluer et surmonter les crises survenant dans votre vie ou dans celle de vos amis. Grâce à votre personnalité chaleureuse, vous n'avez aucune difficulté à vous mettre à la place des autres et de ce fait, à comprendre leurs réactions. Parallèlement, vous êtes capable de défendre votre point de vue. En général, vous donnez votre avis de façon très directe, sans pour autant être blessant. Et si vous laissez parfois libre cours à votre mauvaise humeur, vous n'êtes pas du tout rancunier et serez toujours là pour aider vos proches.

Votre audace, que vous exprimez par votre soif de nouvelles connaissances, votre ouverture d'esprit et votre flexbilité intellectuelle, surprend toujours votre entourage. Vous êtes naturellement attiré par les nouvelles expériences. Ainsi, vous êtes dénué de préjugés et à l'affût de chaque possibilité de changement. Vous êtes toujours en quête de changement et privilégiez les solutions non-conventionnelles, car vous voyez en elles un progrès potentiel. Vous éprouvez souvent de la gêne vis-à-vis de personnes pensant de façon stricte et conventionnelle. Vous vous laissez irriter par le manque de flexibilité de points de vue conservatifs qui vous paraissent le plus souvent du temps, dénués de toute émotion. Vous faites confiance à votre intuition. Lorsque vous éprouvez de l'intérêt pour une nouvelle façon de penser, vous suivez vos sentiments et poursuivez cette innovation. Cette capacité d'enthousiasme fascine votre entourage, qui se laisse souvent porter par votre charisme et votre présence marquée.

Vous êtes spontané et affichez une réelle joie de vivre. La routine vous rebute, et vous fuyez les pantouflards en tout genre. Vous êtes actif et sociable et appréciez le contact avec autrui. Vous affichez une personnalité ouverte et agréable, grâce à laquelle vous faites rapidement connaissance et vous vous faites de nouveaux amis. Votre entourage apprécie particulièrement votre optimisme et votre dynamisme, et vous n'avez aucun problème à le motiver autour d'une idée, d'une sortie ou d'un projet. Tous vos amis savent qu'il est impossible de s'ennuyer avec vous. Malgré tout, vous appréciez parfois prendre quelques instants pour vous avec vos amis les plus proches, qui vous permettent de vous ressourcer. Vos amis en sont d'ailleurs ravis, car cela leur prouve que, malgré toutes les activités que vous entreprenez, vous ne les oubliez pas et savez prendre sur votre temps pour entretenir leur amitié.

Vous n'êtes ni une personne entièrement de raison, ni entièrement de cœur, vous êtes tout simplement un mélange des deux. Vous maîtrisez les situations difficiles en tenant compte des circonstances extérieures. Si le problème concerne votre vie professionnelle, vous saurez vous extirper facilement et rationnellement de situations vous affectant émotionnellement. Si le problème concerne votre vie personnelle ou votre cercle d'amis proches, vous aurez plutôt tendance à exprimer vos sentiments et à laisser le rationnel de côté. Votre approche réfléchie vous permet de prendre de la distance et de garder la tête froide. Votre capacité à encaisser émotionnellement vos propres problèmes ou ceux des autres révèle votre personnalité sensible et soucieuse du bien-être de ses proches. Grâce à cette faculté d'empathie, conjuguée à votre mode de pensée rationnel, votre amitié est bien souvent chérie par vos amis, qui feront souvent appel à vous pour avoir un avis réaliste et honnête lorsqu'ils sont en difficulté.


Mardi 10 août 2010 à 14:03

Non, ce n'est pas un prénom. Traduit de la langue de Shakespeare ça veut dire "bordélique".

Bordélique comme tout ce qui m'entoure aujourd'hui. Plus rien ne tourne rond, les choses s'effondrent les unes après les autres, lentement. Je vois les gens partir, changer, se défiler, je vois leur lâcheté, leur peur, leur hypocrisie. Je les vois prendre des directions que jamais ils n'auraient pris quelques mois auparavant. Je vois ce monde s'écrouler et je peine à trouver des rescapés dans les décombres.

Suis-je devenu fou ?

Personne ne semble y prêter attention. Alors, pure folie ou malaise délibérément passé sous silence ? Dégringolade générale ou dépression en cours d'expansion ? Personne ne peut m'aider sans que cela se fasse sans dommages. J'ai trop de choses à dire, j'ai trop gardé le silence, j'ai vu et entendu trop de mauvaises consciences et je ne peux plus accumuler tout cela.

J'ai besoin d'y voir clair, j'ai besoin de l'honnêteté des gens qui aujourd'hui l'ont perdu. J'ai besoin de me dire que j'ai raison, qu'ils ont effectivement changé. Tout peut arriver, je suis trop fragile aujourd'hui pour laisser passer la moindre petite anicroche sans dégâts.

Parce que le vrai problème est là. Elle m'a détruit, j'en suis conscient aujourd'hui. Tout ce que j'étais avant a disparu, et ne semble pas revenir. Et personne ne le sait, et pourtant ceux qui le savent n'ont pas conscience de l'ampleur du désastre, ou ne peuvent pas le croire tant il leur paraît irrationnel. Et pourtant... Et pourtant. Je suis aussi quelqu'un de rationnel, mais sur ce coup-là j'ai beau l'analyser, le retourner dans tous les sens, la conclusion est la même. Elle m'a détruit.

Près de huit mois se sont écoulés maintenant. Et j'ai tourné la page, c'est assurément incontestable. Mais je ne suis plus le même, quelque chose a cassé, quelque chose qui semble ne plus jamais vouloir se recoller. Est-ce vraiment possible ? A quoi bon avoir tourné la page si c'est pour ne pas être capable d'en profiter ? La question reste sans réponse.

Le temps y fera-t-il quelque chose ? Je l'espérais, comme tout un chacun. Aujourd'hui, j'ai plus de mal à le croire. Je reste conscient, mais j'ai du mal.

J'aimerais qu'elle lise ça, mais ça ne sert à rien.

Personne ne pourrait se douter de l'immense fissure qui est apparue. Et je peux le comprendre. Rien n'est sensé dans cette histoire, c'est impossible que ça se passe comme ça, c'est impossible qu'elle m'ait autant marqué, à tout jamais. Pas elle, pas celle qui n'a pas été la plus présente ni la plus intensément liée à moi. Et pourtant, merde ! Je ne comprends pas, mais c'est comme ça. Au moins je suis capable d'analyser la situation, mais ça ne change rien à mon coeur. Il est brisé.

Où sont passées mes belles années ? Où a disparu le temps de l'insouciance ? Ces huit derniers mois ont été globalement très difficiles. Heureusement, malgré l'abandon progressif, certains restent face à la tempête et ne vacillent pas, et je leur doit mes seuls moments de bonheur de cette année maudite. Mais jusqu'à quand ?

J'ai perdu, et bien perdu. Je n'ai plus grand chose à perdre, autant régler mes comptes. Mais pourquoi faire ?...

Jeudi 29 juillet 2010 à 1:01

Une fois n'est pas coutume, une petite revue du grand écran pour clôturer une journée bien (peu) remplie. Deux films en fait, deux des plus grosses sorties de l'été. Maintenant, pour un jeune néo-diplômé en cinéma, c'est un peu normal d'aller voir les hits, mais aussi d'aller voir les bons films d'auteur : suite donc au prochain épisode. Pour l'instant ce sera gros bras, gros flingues et effets spéciaux.

Commençons par Inception. Beau casting, Leo DiCaprio en ancienne légende devenu prisonnier de ses doutes, Marion Cotillard en apparition plus que persuasive, Ellen Page en petite génie et Tom Hardy en faussaire fantastique... Les autres rôles sont un peu plus anecdotiques à mon sens, ces quatre-là tirent facilement leur épingle du jeu, et DiCaprio est clairement au-dessus. Côté visuel, c'est beau, c'est propre, c'est bien cadré. Quelques petits problèmes de point assez étonnants pour un film de ce calibre, mais bon on pardonnera ce détail, parce que c'est clairement un détail pour le spectateur moyen.

En tout cas, y'a pas à dire, la pellicule ça fait mal. Un film tourné en 35 reste au dessus d'un film tourné en numérique, c'est clair net et précis. Wally Pfister à la direction photo, c'est pas une surprise pour un film de Christopher Nolan, c'est lui qu'il avait appelé pour les Batman, Memento, Insomnia... Et effectivement, l'image est légèrement chaude, à peine désaturée, avec un bon vieux gamma de péloche, tu le sens mon gros système Panavision derrière. C'est beau, c'est chaleureux ; pour les mélomanes c'est un peu le vinyle du cinéma.

Tiens d'ailleurs, côté effets visuels, ça dépote. Le concept même du film (vous inquiétez pas je ne spoilerai pas) implique une belle débauche d'effets spéciaux, et ça tombe bien, les bonnes idées sont bien rendues, tout va bien donc.

Bon, côté scénario rien à ajouter, c'est complexe, c'est recherché, Nolan nous surprend. En fait, le scénario est tellement ramifié qu'il aurait fallu un film de 4 heures en lieu et place de 2h28, mais bon c'est pas vendeur... Du coup c'est un peu compressé, certains passages sont mis en scène comme s'ils coulaient de source alors que bon, faut avouer, c'est pas évident à piger au premier abord. Heureusement, l'histoire se délie et on revient facilement sur ce que je qualifierai de démarrage en trombe. Côté réalisation, c'est ce même Christopher Nolan qui s'y colle, heureusement encore une fois car j'ai du mal à imaginer le résultat si il avait eu à tourner ce scénario sans l'avoir écrit. L'ambiance est lourde, gluante, stressante même sur certaines scènes, le rythme est bon et on se prend à imaginer cet univers autour de nous à la sortie de la salle.

En bref, un excellent film, prenant et efficace, visuellement impressionnant, pour moi clairement le film de l'été, et peut-être de l'année, on en saura plus avec les sorties de la rentrée et de la fin d'année. Ses quelques petits défauts sont facilement pardonnables ! En attendant, c'est à voir et revoir sans modération, et surtout au cinéma, bande de pirates, ce serait vraiment dommage de s'en priver.


Second blockbuster, Night and Day - Knight and Day en Anglais - d'ailleurs le titre original prend tout son sens lorsque l'on a vu le film. Bon, c'est autre chose c'est sûr, mais vous allez voir que ça vaut quand même le détour. Franchement, même si l'on n'aime pas spécialement Tom Cruise, le voir de nouveau associé à Cameron Diaz - 8 ans après Vanilla Sky - ça donne envie ! Et le résultat n'est pas loin d'être un sans faute, dommage qu'il soit plombé par quelques petites erreurs.

Déjà, pourquoi du numérique ? Ok, c'est moins cher, mais ça se voit vraiment. L'image est lisse comme un galet, le piqué est moins bon, la colorimétrie est très étirée, et la balance des blancs ultra neutre. C'était peut-être un choix du directeur photo ceci dit, mais je trouve ça dommage, car au final l'image est comme la balance : neutre. Du coup, pas de risque de jugements sur une teinte particulière, mais l'image aurait pu en sortir métamorphosée que de tirer vers les jaunes (et je ne dis pas ça parce que j'adore tourner en lumières chaudes).

Effets spéciaux, rien à dire. Pas d'erreur, un bon film d'action avec Tom Cruise reste un bon film d'action avec Tom Cruise : des voitures qui explosent, des avions qui se posent dans les champs, des poursuites à moto, n'en jetez plus la coupe est pleine !

Le scénario, lui, est vu et revu, convenu même. Mais franchement, ça passe plutôt bien voire même très bien tant la réalisation est à la hauteur. Et le duo de choc porte littéralement le film, ils sont vraiment excellents dans leurs rôles. Tom Cruise est posé, un brin farceur, avec une pointe de flegme qui nous ferait presque penser à un agent britannique, et une assurance sans limites à faire pâlir d'envie le bon vieux 007. Cameron Diaz est parfaite dans la peau de l'héroine malgré elle : affolée, dépassée, impulsive et amoureuse, voilà le genre de paradoxe qu'elle aime à jouer.

En conclusion, le film est franchement une réussite, c'est la bonne surprise de l'été. On n'en attendait pas moins d'un duo aussi prestigieux, il faut avouer qu'il est sacrément efficace. Et pour cerner les limites du film, il suffit d'imaginer ce qu'il aurait été avec d'autres comédiens : moyen, convenu, un peu pâlot. Au final, il est divertissant, drôle et rythmé, et souffre de quelques défauts sur lesquels on ne s'attardera qu'autour d'une pizza après un apéro un peu arrosé.


Voilà, c'était tout pour aujourd'hui. 

Vendredi 2 juillet 2010 à 0:48

A tous mes amis sportifs, comédiens ou simple spectateurs, ou les trois ensemble dans certains cas... Je vous offre le mot que nous a laissé Jacques Weber, rôle principal sur le tournage sur lequel je travaille en ce moment. Cette lettre hautement acide et si vraie, reproduite ici au mot près. A savourer sans modération...

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Le Monde est Ballonné, la Coupe est Pleine, la France a des bleus partout, des Blacks sans Beur et des blancs de poulet.

Ils ne sont pas onze ni 23, ni chanteur obligé et Maladroit(e), "Mal à gauche" aussi d'ailleurs de la Marseillaise ; sans short et en pantalon, sans crampons aux pieds, mais tous des têtes à tacles, sans maillot mais staff cravateux et costardisé, stade de France à l'Elysée.

Ils sont cinquante sur les lignes avant mais, à coup de réformette, d'avocasserie, d'opinionade ; ils ne jouent qu'en défense. A part le nain qui les dirige, ils sont tous autour de la cage. Il n'y a ni but ni mouvement. Des cartons rouges et jaunes s'amoncellent dans le Quart Monde et "les restos du coeur" et, dans la cage, un chapon fait cocorico.

Cette équipe de France, oui il faut la réformer, celle qui ne marque aucun but, les ballons perdus ont l'air de zéro pointé à l'infini...

"Tais toi pauv' con" devrait titrer l'Equipe. Dans les chiens écrasés, c'est comme ça qu'on appelle les faits divers, on saurait que le gars qui n'a pas voulu serrer la main du mari de la chanteuse dont "pourtant quelqu'un m'a dit..." qu'il était LE représentant de la France, s'est vu mettre en taule.

Le monde joue au football et la France n'est pas qualifiée.

Pourtant ce n'est qu'une histoire de mômes qu'ont pas un rond au début. Elle est là l'affaire d'état ; dans la poussière de la misère et pas après dans celle de l'or ; il s'agissait de sable, de zone tracée à pied nu, de but délimité par des cartables entassés. Il y a les Maquignons qui débarquent et Matignon qui suit.

Il est obligatoire de siffler la Marseillaise.

La France a une équipe prétentieuse, humiliante, sale comme les crèmes pour bronzer plus vite.

Merd'in France, caca boom chantait Dutronc. C'est l'hymne qu'il faut, celui que je propose pour et contre l'entraîneur national de l'Elysée. C'est lui qui devrait se confesser à Roselyne Bachelot qui a de plus en plus d'onctuosité et le tailleur sacerdotal.

Oui, la France est éliminée, c'est dans la cour de récré, sur les plages des Calanques, à la lumière triste des nocturnes des stades de banlieues qu'il faudra tout repenser. Penser ! Enfin et surtout.

Soyons vigoureux, bandus et clairvoyants et les nains de jardin seront la risée des petits oiseaux et les copains des escargots.

Enfin mes amis, je n'ai pas l'impression vaniteuse d'avoir marqué un but, mais simplement, d'avoir, avec vous tous et grâce à vous, reconquis une part de dignité. Ici, oui, je crois que je pourrai m'en aller en chantonnant la Marseillaise.


Jacques Weber

""


Merci à Jacques pour ce morceau de littérature improvisée, je le cite avec le plus profond respect.

Mercredi 19 mai 2010 à 23:49

 And she cries... No way to, no reason to. She knows that, deeply inside, she's wrong, but she cries. I mislike it... She shouldn't have to. I told her sometimes, I tell her tonight. Don't let u sinkin', come on, u're more than what people say, and u know that. Trust me, again.

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