Lundi 12 janvier 2004 à 21:11

A la recherche de la Langue de Bois

 

« C’est la trois cent cinquante septième expédition qui revient bredouille ! Il va falloir mettre les choses au clair, mon petit Léonard, si vous ne parvenez pas à trouver la Langue de Bois avant nos concurrents, il vous faudra vous trouver un autre emploi !! »

Tel fut le discours de l’Homme à la Tête dans l’Ombre. Léonard l’appelait ainsi car il désespérait d’apercevoir son visage avant son licenciement, qui lui pendait au nez tel une épée de Damoclès mal renseignée. Léonard était un Explorateur, il passait son temps à chercher la Langue de Bois. Il faisait du bon travail pourtant, mais l’objet sacré demeurait introuvable. Il se remémora brièvement les différents éléments de la légende : une sainte relique en bois, en forme de langue (quelle perspicacité !) sculptée par un obscur seigneur au cours du 12° siècle, et qui donnait le pouvoir de ne pas répondre aux questions tout en donnant l’impression d’avoir raison et en ridiculisant le curieux (dans bien des cas, le curieux était nommé « journaliste »). Tous les hommes politiques aspirant au pouvoir la recherchaient depuis de nombreuses décennies, mais personne jusque là n’avait réussi à s’en approcher, de près ou de loin. Cette Langue avait été la cause de beaucoup de drames politiques : John Fitzgerald Kennedy fut assassiné car on avait découvert qu’il détenait un document de la plus haute importance sur l’emplacement exact de la Langue de Bois. Evidemment, il ne fallait surtout pas qu’il l’obtienne, sinon il aurait eu le pouvoir de réduire ses adversaires au chômage technique pendant de nombreuses années. Le Général de Gaulle, quant à lui, choisit de s’exiler en Angleterre non pas pour échapper aux Allemands, mais parce qu’il croyait avoir trouvé un indice lui permettant de supposer que la Langue se trouvait au fond d’un puits, dans le Sussex. Et pourquoi croyez-vous que Georges W. Bush a pris le risque insensé de se rendre en Irak le jour de Thanksgiving ? La raison officielle était : patriotisme généreux. Mais non ! Il pensait lui aussi avoir repéré la cachette de la Langue de Bois : dans la dinde qui devait être servie aux soldats. L’histoire est ingrate, car elle ne parle pas de l’indigestion du président des Etats-Unis pour cause d’excès de dinde. Et les exemples sont encore très nombreux. « Mais là n’est pas la question, se dit Léonard, il faut absolument que je trouve la Langue avant la trois cent soixantième expédition, sinon je me retrouverai sur la paille… »

 

Nous étions le 1er Janvier 2003, en plein Bordeaux. La nouvelle année commençait plutôt mal pour Léonard. Au cours de toutes ces années de recherche, on avait finalement pu avancer quelques précisions : on ne savait toujours pas où se trouvait la relique, mais on savait où elle ne se trouvait pas ! Léonard se rendit à la bibliothèque municipale de Bordeaux, là ou il espérait trouver quelque document oublié qui pourrait lui fournir un renseignement précieux quant à l’emplacement de l’objet.

 

Pendant ce temps-là, en Russie, Boris était dans le même embarras. Son employeur, l’Homme qui Tourne le Dos (car il ne l’avait jamais vu de face) lui avait assigné un ultimatum similaire : il lui donnait seulement 5 mois de plus pour trouver, faute de quoi il serait licencié lui aussi. Il ne faut pas oublier que la Langue de Bois permettrait à tous ces hommes d’acquérir un pouvoir immense sur le peuple, c’est la raison pour laquelle ils ne tenaient pas à être vu, même par leurs Explorateurs, jusqu’à la découverte du saint appendice. Ils étaient pour la majeure partie des hommes politiques de second rang, et ils recrutaient par l’intermédiaire d’hommes de confiance, qui donnaient la plupart du temps les ordres aux Explorateurs à leur place. Mais l’heure tournait, alors ils avaient pris le risque d’affronter face à face, ou dos à face pour certains, leurs Explorateurs, pour les prévenir de l’échéance. Les grands hommes politiques, eux ne pensaient pas avoir besoin de cet ustensile, qu’ils considéraient plus comme une fable qu’autre chose, et ils ne désiraient pas finir assassinés, car tout le monde aurait vite été au courant si un grand homme politique se mettait à la recherche de la Langue (c’est ce qui arriva à Kennedy). Seul Bush avait osé le faire (marque de courage ou d’inconscience ?...). L’avantage de ces obscurs politiques de second rang, comme l’Homme qui Tourne le Dos, était l’anonymat. La réaction de Boris fut immédiate : sa dernière chance se trouvait à la bibliothèque militaire de Moscou. Il allait éplucher les archives jusqu’à devenir myope.

 

Dans tous les pays du monde, tous les hommes politiques de second rang pressaient leurs Explorateurs à faire vite. De l’Homme qui Porte un Masque à l’Homme qui vous Bande les Yeux, ils s’affairaient tous à dépêcher des expéditions aux quatre coins du monde. Car ils savaient ce que personne à part eux ne savait : la Langue allait être détruite… En effet, son créateur, Jean de Bois, grand amateur de langue de veau, l’avait sculptée en 1102, et l’avait accompagnée d’une malédiction : si personne n’était capable de la trouver avant 900 ans en comptant à partir du jour de sa mort, elle s’auto détruirait. Jean de Bois mourut exactement un an après, en en s’étouffant après avoir avalé sa langue, suite à une chute de cheval. On savait qu’il était mort durant l’été 1103, ce qui ne laissait plus beaucoup de temps aux Explorateurs, mais c’était une torture encore plus insoutenable que de ne pas connaître le jour exact de la mort de Jean de Bois.

 

Nul ne sait par quel éclair Léonard fut frappé, mais il eut l’idée de génie d’aller fouiller dans les livres de contes du Moyen-Âge. Et il finit par trouver un conte qui traitait d’une Langue magique, en bois, qui donnait à son possesseur le pouvoir d’être cru quelque soit ce qu’il disait. La description concordait parfaitement avec son objectif… Survolté (rappelons qu’il avait été frappé par un éclair) il se plongea dans la lecture plus approfondie du conte. Et il finit par découvrir, page 467, une annotation qui décrivait l’endroit où Jean de Bois rangeait sa création : dans un coffre, au plus haut de la tour de son plus haut donjon, gardé par un dragon apprivoisé. Léonard cru tout d’abord avoir changé de conte sans s’en être aperçu, mais il s’avéra que non. Et ce donjon se trouvait… dans le Languedoc ! Et dire qu’il avait passé tant d’années à voyager en Laponie, en Sibérie, au Sahara, en Australie, et dans beaucoup d’autres lieux plus accueillants les uns que les autres… Après avoir relevé les indications essentielles à la localisation exacte du donjon, il avertit l’Homme à la Tête dans l’Ombre de son expédition, rassembla quelques experts, et partit vers la méditerranée…

 

Boris, lui était déjà en route. Il avait fini par trouver, dans un vieux livre d’histoires pour enfants, la légende du Donjon de Jean, situé près de Carcassonne, et il comptait bien trouver la Langue avant tout le monde et la garder pour lui…

 

Léonard fut le premier sur les lieux, et grâce aux indications du livre de conte et aux renseignements des villageois des alentours, il n’eut pas trop de mal à localiser le donjon. Incroyable mais vrai, il tenait toujours debout, mais on ne l’apercevait que si on s’en approchait tout près, comme s’il avait été ensorcelé. Léonard, grand amateur d’animaux mythiques, avait prévu quelques fusils à seringues hypodermiques pour le dragon. Il s’avéra par la suite que le dragon était effectivement toujours là, et que les seringues hypodermiques lui firent autant d’effet que des moustiques. Mais pour l’instant, Léonard se contentait d’avancer en direction du donjon. Il finit par arriver en vue de la tour, et enhardi par sa chance incommensurable, il se dirigea vers l’entrée. Une statue, qui représentait vraisemblablement Jean de Bois, gardait l’entrée, et au pied de celle-ci étaient gravés ces quelques mots : « Toi qui cherche ma Langue, tourne plutôt la tienne sept fois dans ta bouche avant de t’adresser à moi. ». Léonard, au comble de l’excitation, ne tint pas compte de l’avertissement et voulu franchir le seuil, mais au moment ou il voulut enjamber la flaque qui s’étendait à la base de la statue, il fut stoppé par un champ de force dont il ne parvint pas à déterminer l’origine. C’est alors que la statue s’anima : « Si tu veux passer, il te faut répondre à mon énigme. Si tu réussis, tu seras autorisé à avancer. Si tu échoues, tu seras précipité dans les profondeurs infernales. ». Léonard, quelque peu inquiet, perdit tout son enthousiasme et se retourna vers la statue… Elle s’adressa à lui une nouvelle fois : « Quel est l’animal qui marche à quatre pieds le matin, à deux pieds à midi, et trois le soir ? » Heureusement, Léonard, empreint de culture, connaissait l’histoire d’Oedipe et il donna la bonne réponse… (si vous ne la connaissez pas, cherchez !). La statue, folle de rage, se jeta dans la flaque et disparut, comme aspirée dans un trou profond. Léonard, pas plus impressionné que cela, franchi le seuil accompagné de son équipe scientifique et se dirigea vers la plus haute tour du donjon…

 

Simultanément, Boris atterrit à l’aéroport de Toulouse et, sans plus attendre, se dirigea vers Carcassonne avec son expédition. Il venait accompagné de mercenaires équipés de Kalachnikovs, car on ne savait pas ce qui pouvait arriver, il ne voulait pas prendre le risque de manquer sa chance.

 

Un des scientifiques, en sondant la tour à l’aide d’un appareil à infrarouges, avait vu le coffre, et son emplacement. Il avait aussi vu le dragon. Il s’appelait Rex, il avait faim, et il ne parlait pas Français. Léonard comprit vite qu’il ne pourrait pas pénétrer de force, ayant épuisé son stock de fléchettes hypodermiques. Il établit un camp à quelques encablures du pied de la tour, et réunit son équipe afin de déterminer la meilleure stratégie pour pénétrer dans le donjon. Ils finirent par tomber d’accord : ils allaient construire un dragon de bois, se glisser dedans et ainsi s’introduire dans le donjon pour récupérer le coffre. L’idée en soi n’était pas mauvaise, mais elle n’eut pas beaucoup de succès. Le dragon, dérangé par l’apparition de ce rival en bois, se mit en colère. Il n’avait plus que quelques mois à tirer, à garder cette maudite Langue de Bois, et voilà qu’on lui mettait du bois sous le nez. Il avait très mauvais caractère, il était extrêmement susceptible, et surtout il était loin d’être stupide. A l’inverse des scientifiques, le dragon n’avait pas oublié que le bois brûle très bien, et il entreprit de faire griller la construction hardie de l’expédition de Léonard. Les quelques rescapés rentrèrent au camp dans un état assez lamentable, et Léonard se mit à chercher une autre idée.

 

C’est alors que Boris arriva en vue du donjon à son tour. Il n’eut aucun mal à y pénétrer, tout le travail ayant été effectué par les Français. Il fit lui aussi la connaissance avec l’aimable dragon, et il décida d’établir un camp, pas très loin du pied de la tour, diamétralement opposé à celui de Léonard, pour réfléchir à la meilleure stratégie pour prendre le coffre.

 

Par pure coïncidence (si si je vous assure !), les deux équipes décidèrent de mener une attaque frontale au même moment. Léonard et ses hommes avaient déniché des vieilles armures et des épées rouillées, et les plus téméraires d’entre eux s’étaient grimés à la mode des chevaliers ; Boris et ses hommes possédaient des armes et espéraient qu’elles suffiraient pour abattre un animal aussi imposant. Le dragon se retrouva pris entre deux troupes, et, surpris de la soudaine apparition de chevaliers de l’ancien temps, il n’eut pas le temps d’éviter les Russes. Il fut abattu. Quelle ne fut pas la surprise des deux expéditions de voir qu’elles n’étaient pas seules, et qu’elles poursuivaient à priori le même but. Ils décidèrent de jouer la Langue de Bois à pile ou face, et Léonard, empreint de chance et de sagesse, l’emporta (la sagesse n’a d’ailleurs rien à voir là-dedans…). Il s’empara du coffre et se mit en route pour Bordeaux.

 

Grande est la soif de pouvoir des hommes. L’Homme à la Tête dans l’Ombre fut pris d’une crise d’hystérie, submergé par la joie, quand il apprit le succès de l’Explorateur. Il prit le coffre, congédia Léonard, et s’enferma dans son bureau pour l’ouvrir…

 

Cette année là, il y eut beaucoup de mensonges, de promesses non tenues, de souhaits ; beaucoup de journalistes s’étant aventurés à interviewer des hommes politiques influents n’obtinrent jamais les réponses à leurs questions ; beaucoup d’interrogations restèrent sans réponse, ayant été déviées vers des sujets complètement différents… On suppose que la Langue de Bois a circulé de mains en mains, d’hommes en hommes, et qu’elle a arrangé bien des situations embarrassantes dans lesquelles ces politiques avaient été mis par des curieux. Je suis maintenant en mesure d’affirmer sans le moindre doute que la langue a été cassée, et que les fragments ont été distribués aux hommes politiques qui en avaient le plus besoin. L’effet fut immédiat, mais selon la taille de l’éclat de langue que l’homme recevait, sa capacité à embrouiller un journaliste était plus ou moins forte.

 

A ce jour, on ne sait pas si les fragments existent toujours ou si ils ont été totalement détruits, mais une chose est sûre : beaucoup d’hommes de pouvoir y ont maintenant pris goût, et nous ne sommes pas prêts d’entendre la vérité…

Jeudi 8 janvier 2004 à 14:59

Aujourd'hui est un jour parfait pour s'attaquer à Nous. Encore et toujours à Nous. Mais si Nous prenons conscience de ce que Nous sommes vraiment, Nous aurons peut-être une chance de Nous sauver du désastre... Avez vous déjà remarqué comme les garçons, depuis la phase de pré-adolescence jusqu'à un jeune âge avancé, n'aiment pas parler de sentiments ? Allons plus loin : avez vous souvent entendu un mec dire "j'aime cette fille, je ferais n'importe quoi pour elle, je suis prêt à lui sacrifier tout mon temps... etc" ? Non. Pourquoi ? Parce que l'homme (attention, je parle ici de l'être masculin, par opposition à la femme), n'aime pas donner de lui une image sentimentale, mais plutôt une image de dominateur. Par exemple, un lycéen déclarera qu'une fille est bonne, et qu'il a envie de coucher avec elle puis de la jeter. Ca fait rire les copains, ca fait tourner la tête aux filles, mais dans son groupe de potes, il y en aura souvent un qui, intérieurement, se dira "Elle est vraiment magnifique, j'aurais envie de passer des heures avec elle, juste pour être avec elle" mais il ne l'exprimera pas sous peine de passer pour un sentimental ridicule. L'instinct de survie. Voilà ce qui pousse l'homme à se donner une apparence sûre de lui et brutale. Il cherche, sans le savoir, à montrer à son voisin qu'il sait très bien comment "ça" marche, et qu'il n'a pas de place pour les sentiments qui pourrissent l'efficacité reproductrice de l'homme. Se reproduire, c'est vital. Ainsi, cet instinct transparaît au travers des propos abjects des collégiens, lycéens et étudiants du monde entier. Encore que la tendance aille nettement à l'amélioration chez les étudiants. Ce constat s'applique sans peine à un autre type de comportement, ultra présent chez les jeunes : l'affirmation d'une identité sexuelle, et pourtant souvent imaginaire. Je m'explique : vous vous souvenez certainement, c'était la semaine dernière, votre ami Jules-Gilbert vous a répété une énième fois "Ouais moi j'ai beaucoup d'expérience, je suis un spécialiste du 69, ma copine me s**e souvent etc etc etc...". Ridicule... Quel est l'apport social de ce comportement ? La personne incriminée passe pour un cador du sexe, un homme qui a déjà tout vu, qui est capable de se reproduire, donc qui est fort. Par la même occasion, cette attitude ravale la femme (la fille) à un rang préhistorique de reproductrice soumise. Encore une fois, l'instinct de survie, préconisant la reproduction à tout prix pour sauvegarder la race, prend le dessus sur les sentiments... Les sentiments : parlons-en !! A la lecture de ces lignes, on pourrait se dire "Mon dieu mais les adolescents de nos jours seraient donc incapables d'éprouver de l'amour ?" Non, je vous rassure. Il est caché, mais il existe. Un garçon qui est depuis quelques mois avec une fille et qui se sent bien avec elle ne dira pas "Je l'aime, ça marche bien entre nous, c'est génial" mais "On a expérimenté un nombre incalculable de positions" par exemple... Et pourtant, et dans un cas extrême sans se l'avouer, il aime cette fille. Malheureusement, il ne faut pas le montrer aux autres, car on passerait pour un pleutre. L'amour... Un concept qui n'émerge réellement à mon sens qu'après les 20 premières années de la vie de l'être humain de type masculin. Oh, il y a des exceptions, bien sûr, mais le plus souvent, ce qu'un jeune de 16-17 ans aura l'audace d'appeler de l'amour, ce ne sera pas vraiment de l'amour pur. Mais, "c'est quoi l'amour ?" demandera la petite soeur ou le petit frère, toujours curieux d'en savoir plus ! Saurez-vous répondre à cette question ? Je vous le dis franchement : vous avez peu de chances de pouvoir y répondre clairement. Moi même je n'y arriverai pas. Je vais donc contourner le problème et associer des notions plus concrètes à l'amour, ce qui permettra de mieux cerner ce sentiment, mais sans pour autant lui donner un sens véritable. La première notion associée est le manque. L'être aimé, lorsqu'il n'est pas à vos côtés, vous manque. Une très belle citation (malheureusement je suis incapable de m'en souvenir l'auteur, si vous pouviez me rafraîchir la mémoire, faites le dans un commentaire !!!) dit ceci, qui est très évocateur : "L'absence est à l'amour ce qu'au feu est le vent : il éteint le petit, il rallume le grand". La deuxième notion est la fierté. Nous sommes fiers, nous, petits hommes, de nous montrer en couple, pour afficher notre bonheur à la face du monde entier. La troisième notion serait la patience. En effet, même si cela vous parait totalement saugrenu, un humain qui aime est prêt à attendre pour n'importe quoi pour sa moitié. Vérifiez, je suis sûr que vous verrez que c'est vrai... Quelques notions en vrac qui pourraient être associées à l'amour : la haine, la peur, la tendresse, l'envie, le bien-être... Tant de choses ! "C'est ça, l'amour !" Tout ça... joKeR

Jeudi 25 décembre 2003 à 14:27

Un jour se lève, Hagard. Une nuit tombe, Silencieuse. L'homme s'avance, il est seul. Autour de lui, l'obscurité. Fait quelques pas, puis dégueule Sa haine de la société. Une aube, un crépuscule, Désespoir. Un soleil, une lune, Flatteuse. L'homme est toujours là, intact, Abîmé par tant de souffrances. Il est temps de reprendre contact Avec les sens et l'essence. Insensé carnage, Pouvoir. Qui peut t'entendre, Creuse. L'homme, maintenant inconscient, Murmure ses contradictions. L'obscurité, nue, à présent, N'est hélas plus une fiction. Il fait désormais Noir. L'ombre se lève, Tueuse. L'homme est mort, victime innocente D'une humanité qui ne le fut jamais. Son esprit, arrogance indécente, Ne criera plus ce qui se taisait. Il a osé se révolter, Il a osé affronter, Il a osé dénoncer, Il n'osera plus.

Jeudi 25 décembre 2003 à 14:06

Avant tout, je vous souhaite à tous un heureux et agréable Noël ainsi qu'un jour de l'An bien arrosé... Une nouvelle année va commencer... Une nouvelle année pleine de défis, de challenges, de souhaits et de désastres, de haine et d'amour... Nous allons encore une fois droit au massacre évident et à la destruction sensorielle en cette année 2004, et ce grâce à notre chère et tendre invention bénie : la télévision. L'homme manipulateur et intelligent a tout de suite compris quel était l'intêret de cet appareil : faire avaler tout ce qu'il désire au petit peuple opprimé pensant acquérir un savoir que le voisin ne pourra pas mettre en évidence. Le petit écran est doté d'une puissance subconsciente effarante, et le pire c'est que nous le savons tous. Notre instinct nous dit que la télé est médisante, mais nos pulsions nous font s'asseoir devant tous les samedi soirs pour s'émerveiller de la nouvelle coiffure de Patrick Sébastien. Instinct et pulsion, un duel paradoxal et surtout un cercle vicieux dont la nature humaine aura toujours beaucoup de mal à s'en sortir. Avez vous déjà regardé le JT de 20h ? Oui, évidemment. Mais vous êtes vous déjà VRAIMENT penché sur le sujet ? Avez vous remarqué comme le téléspectateur est habiilement conduit à un point dont il ne peut s'échapper : la dépendance psycho-visuelle aux images stroboscopiques défilant sur l'écran ? C'est une chose bien triste que de voir le français moyen buvant des images qui ne lui disent que ce qu'il veut entendre. Dites au peuple ce qu'il veut que vous lui disiez, et il vous écoutera. Ecartez vous un tant soi peu de la pensée populaire, et il se méfiera. C'est une vérité hélas trop souvent constatée de nos jours dans les raisonnements des hautes sphères et des médias. Car elles sont liées. La télé raconte ce que le gourvernement veut bien qu'elle raconte. L'exemple le plus frappant, et depuis le plus commenté d'un côté et démenti de l'autre, est le coup de pouce (voire le sacré coup de coude) d'une certaine chaîne privée à un certain courant politique durant la phase pré-électorale des présidentielles ; et le sujet était l'insécurité. C'est ainsi qu'on a vu des images de hameaux perdus dans la Creuse où certains habitants, ayant pour la plupart dépassé les 70 ans, déclaraient avec force être de plus en plus victime d'actes de vandalisme. Mon dieu ! s'écrie le français devant sa télévision, l'insécurité est partout !! De fait, ces actes de vandalismes n'étaient pour la plupart que des rassemblements de jeunes, aux nombre de deux ou plus, donc des bandes, qui s'amusaient dans les ruelles du village. Ca fait peur aux vieux, ca fait plaisir au FN. Et, constat encore plus inquiétant, parmi les électeurs du FN au premier tour, on retrouve ces campagnards paumés qui déclarent ne plus se sentir en sécurité nulle part, alors que le taux de délits n'a JAMAIS augmenté dans ce genre de villages. Les médias ont réussi leur coup, chapeau messieurs. Le plus dur à avaler est le fait que beaucoup de français ont CRU à ces reportages. Ils ont cédé au battage médiatique en s'apitoyant sur le sort d'un pauvre vieux qui s'était fait tabasser, et dont on a parlé pendant plus d'une semaine. Mais MERDE (désolé) révoltez vous un peu !! Ne voyez vous pas que l'on vous mène par le bout du nez EXACTEMENT là où on veut que vous alliez ?!! La "France d'en bas" n'est-elle composée que de pantins incapable de se sortir des chaînes des médias ? Est-ce que le carnage va encore durer longtemps ? La télé vous dit ça, alors elle a raison : NON ! Secouez vous, prenez vous en main et arrêtez d'être naïfs et de faire le jeu des médias et du gouvernement !!! Ne sommes-nous plus que des esclaves inconscients englués dans la mélasse, incapables d'analyser un tant soi peu les litres d'informations qui nous tombent dessus tous les jours ?... En ces temps de fêtes, il est évident que la manipulation change de visage, pour se métamorphoser en publicités niaises et en émissions toutes plus ringardes les unes que les autres. Mais le français moyen est tellement occupé à absorber l'écran qu'il est devenu inapte à le lire vraiment. De la tonne de pubs stupides pour des jouets pour enfants ponctuées de musiques atroces et d'un look à gerber en passant par des émissions spectacles où vous pouvez gagner des sommes astronomiques en répondant à quelques questions idiotes où l'on vous prend pour un imbécile, la télévision se pare de son habit de fête. Soyez sûr que vous n'y échapperez pas, à moins de s'exiler en patagonie orientale. J'en ai assez de ressasser mon réquisitoire malgré tout inutile contre la masse médiatique, alors je vous souhaite de bonnes fêtes, et surtout je vous encourage à débrancher votre poste. Bonne année. joKeR

Vendredi 19 décembre 2003 à 14:55

Tout le monde n'aimera pas mes articles, j'en conviens, mais peu importe, j'ai encore beaucoup de choses à dire, que cela plaise ou non... J'ai constaté depuis très longtemps que la société humaine est conditionnée par diverses habitudes et autres moeurs, que je vais ici remettre en question. Ou plutôt, je ne vais pas exactement remettre en question les moeurs en elle même, mais tout ce qui tourne autour. Je m'explique : je vais parler du conditionnement au "ça ne se fait pas" beaucoup trop récurrent à mon goût... Depuis que vous êtes tout petit, on vous a souvent dit des choses dans le genre "tiens toi bien à table" ou "ne mets pas tes doigts dans le nez" ou encore "ne dis pas de gros mots" et j'en passe... Cela fait partie de l'éducation. Mais dans certains cas, l'éducation a bon dos : en effet, ce n'est pas une question d'éduquer mais de conditionner. Le maître vous a sûrement déja dit que ce n'était pas bien de dire des gros mots, mais vous a-t-il expliqué pourquoi ? Parce que c'est impoli, oui, d'accord, mais le pourquoi réel, qui vous l'a dit ? Personne ! QUI a décrété un jour qu'il ne fallait pas employer ces mots là ? Ils ont été inventés, certains sont même dans le dictionnaire au même titre que l'argot usuel, alors si on les a créé, c'est pour les utiliser, me direz-vous ! Hé bien, figurez vous que non. Nous inventons des mots, puis nous décrétons qu'il ne faut pas les prononcer sous peine de passer pour quelqu'un d'impoli. Et encore, je m'attaque à un sujet délicat, car je reconnais que la politesse est quelque chose d'utile. Mais le concept même de la politesse, à quoi sert-il ? Evidemment, si vous voulez répondre objectivement, il faudrait remonter avant l'invention du concept. On nous dira "mais la politesse fait partie des notions qui nous ont civilisés !" Ah ! Civilisés ! Vous vous croyez civilisés ! Quand Colomb a débarqué en Amérique, il a expliqué la civilisation aux indiens : vous n'êtes pas comme nous, nous allons vous civiliser. Tout d'abord, nous allons massacrer une bonne partie de votre peuple pour éviter les révoltes, puis nous vous réduirons en servitude, que vous le vouliez ou non. C'est pour votre BIEN. Certes. La civilisation, c'est pour ton bien. Commençons déjà par nous poser une vraie question : est-ce que tous les peuples ne sont pas civilisés au même titre que nous, les blancs ? Est-ce que les tribus Africaine ne sont pas civilisées, avec leurs rites, leurs coutumes, leurs pratiques ? Elles sont peut-être même plus codifiées que notre "civilisation". Et si nous remontons dans le temps, prenons les Mayas, les Toltèques ou les Incas. Leur civilisation n'est plus à démontrer. Le concept même de civilisation est à revoir dans le monde "cultivé". Revenons à notre interdiction conditionnée par des siècles de bonnes manières. Pendant que les Espagnols s'occupaient de massacrer les Indiens, pendant que les Français décimaient les populations indigènes en Asie du sud, pendant que les Américains lacéraient les esclaves Noirs à coup de fouet, des hommes, des hommes bien, ont réfléchi à notre civilisation. "Ne dis pas de gros mots car je décide que c'est mal". "N'exprime pas ton amour pour ta femme en public car je décide que c'est offensant". J'arrête de suite la liste, sinon je vais continuer encore longtemps. La question que j'ai déjà posée et que je vais reformuler est : pourquoi est-ce que quelqu'un a décidé que c'était mal ? Si j'ai envie, je peux m'exprimer de façon plus nuancée, et qu'est-ce que ça peut vous foutre ? Mais non, on dit "Peu importe la pensée que vous pourriez en avoir"... Je vais maintenant m'aventurer sur un terrain ô combien beaucoup plus délicat, mais qui correspond parfaitement avec ma problématique. J'entends par là les interdictions sexuelles, dont une en particulier, liée à l'âge et à la différence d'âge. Je vous vois venir : mon dieu, un futur pédophile en puissance ! Absolument pas, j'aborde les choses d'un oeil tout à fait neutre. Voici : Supposez qu'un jeune homme de, disons 16 ans, tombe amoureux d'une jeune fille d'environ 11-12 ans. C'est un exemple, n'y voyez aucune connotation personnelle, ni mièvre en ce qui concerne le terme "amoureux". C'est pour faciliter mon argumentation. Dans ce cas précis, la société a pris l'habitude de dire : cela ne se fait pas. Il est hors de question qu'un jeune de 16 ans puisse avoir une relation avec une jeune fille de 12 ans, et si cela arrive, c'est très mal vu. Mais POURQUOI ? QUI l'a dit ? Est-ce que ce n'est pas dans la nature des choses que de tomber amoureux ? Supposons maintenant que ces deux jeunes, que j'appellerai Jean-Roger et Joséphine, se perdent de vue pendant leurs années folles, et se retrouvent 10 ans plus tard. Jean-Roger, devenu un bel et fringuant jeune homme, aura 26 ans. Joséphine, douce et tendre, 21 ans. A cet âge là, dites moi si vous connaissez quelqu'un qui hurlerait au scandale ? Pas du tout. C'est parfaitement acceptable. Et on s'apercevra que plus Jean-Roger et Joséphine vieillissent, plus la différence devient insignifiante... Pour en revenir à nos deux amants, du temps où ils étaient jeunes, dans l'adolescence. La mère de Joséphine dira : "C'est un scandale, c'est honteux, c'est inacceptable" etc, et le père de Jean-Roger déclarera que son fils finira mal. Soit ! C'est possible. Mais là n'est pas la question. D'où vient cette conscience collective qui nous fera penser "ça ne se fait pas" ?? Le mystère reste entier... Attention à éviter l'amalgame, je ne veux surtout pas appliquer cette réflexion à n'importe quoi. Il ne faut pas tomber dans l'excès. Pour détendre l'atmosphère, parlons peu parlons bien, un autre interdit sexuel qui me fait bien rire, celui-là, mérite que j'en parle. Malheureusement, il a faibli aujourd'hui, comme quoi nos moeurs sont parfois vouées à l'extinction sans sépulture. Cet interdit en question est la masturbation. Je vois d'ici l'oeil lubrique de quelque lecteur en manque d'activité sexuelle à plus d'un, mais j'aborderai ce thème avec sérieux... Je résume rapidement : vers le début du siècle, et encore des années après, les jeunes garçons recevaient une éducation sexuelle hilarante, et en particulier, le point qui nous intéresse : la masturbation. Je suis tombé sur un croquis d'époque représentant une culotte anti-masturbation, en métal avec l'emplacement adéquat pour ranger son engin. J'ai trouvé ça vraiment fabuleux : les pères et mères de ces temps si proches redoutaient tant que les enfants puissent découvrir leur corps tout seul qu'ils en enfermaient une partie dans un appareil de torture bien solide. Je précise, pour la parité, que le même appareil existait également pour ces demoiselles... Le but de cet exemple n'est pas de me rendre ridicule, quoi que je ne dois pas en être loin, mais de montrer une fois de plus un inderdit décrété par la civilisation, sans plus d'explications. En ce qui concerne cet exemple précis, on s'aperçoit que le sujet a toujours du mal à se débloquer dans les conversations de nos jours, mais que les us et coutumes liés aux appareils de contention ont disparu, à votre plus grand bonheur, mesdames et messieurs. Encore une fois, on ne voit pas bien QUI a pu dire que "c'est pas bien de faire ça", et pourquoi... J'assimilerai cette réaction à un instinct. Si vous ne l'avez pas lu, allez voir mon article sur l'instinct, il vous apportera des précisions. L'instinct en question est en quelque sorte une peur, une crainte, une honte parfois. J'emploierai le terme de "peur", mais il n'est pas exact. Cette peur est plutôt une peur viscérale, incontrôlable, venue d'on ne sait quel temps reculé, et demeurant comme un vestige de l'homme à ses débuts... Je ne pourrai changer les moeurs, ce n'est pas le but de ce sujet. Mon inspiration reste toujours critique, il faut la prendre comme elle est et surtout, dans le cas d'un sujet délicat, ne pas monter sur ses grands chevaux et me descendre. Voici encore un exemple : si vous parlez de choses délicates ou qui fâchent, on aura "peur" de ce que cela pourrait réellement impliquer pour la race humaine, et on rejettera l'incriminé en question... joKeR

Mercredi 17 décembre 2003 à 18:53

Je viens d'un milieu relativement aisé. On m'a toujours appris que tout le monde n'était pas comme moi, que certaines personnes que je croisais n'auraient jamais le même train de vie que moi, et que j'avais de la chance. Aujourd'hui je remercie cette chance, ou le destin pour ceux qui y croient, de m'avoir donné cette situation préférentielle. J'ai pu avoir une éducation excellente, et elle m'a donné, entre autres, le goût d'écrire. Aujourd'hui, je table sur un sujet qui fâche : sur Nous Mêmes, les Hommes, l'Humanité. Dans mes autres articles, que vous pourrez lire sur ces pages, je fais souvent référence à "ma" vision de l'humanité, alors j'ai décidé de l'éclaircir une bonne fois pour toutes... Pour moi, l'instinct animal de l'homme est omniprésent. Dans tout nos faits et gestes, nos paroles, nos attitudes, nos pensées, on peut retrouver cette influence ancestrale appelée ici l'"instinct". Ce point de vue peut être contesté, mais il ne m'apparaît aucunement sujet à controverses. Je vais développer un peu ce que je qualifie d'instinct, et donner quelques exemples qui me paraissent assez significatifs. Qui n'a jamais éprouvé un sentiment si brusque que cela l'a surpris lui-même ? Qui n'a jamais eu tout à coup l'impression de se souvenir de "quelque chose" d'indéfini, mais pourtant réel ? Tout le monde s'est un jour vu en train de réagir de telle ou telle façon, de ressentir quelque chose, de voir un flashback... Les réactions incontrôlées font partie de ce que j'appelle la manifestation explicite subconsciente de l'instinct. Vous ne savez pas d'où vous vient ce brusque sentiment, mais il s'avère que vous l'avez réllement ressenti. Cela n'est que la manifestation d'un sentiment rudimentaire, qui existe chez l'homme depuis son apparition, et qui a disparu peu à peu de notre culture, mais qui n'a pas totalement été chassé de notre cerveau. C'est cela, l'instinct, c'est l'éveil subconscient et instantané d'une réaction aussi vieille que l'homme lui-même. La race humaine est frustrée par nature. L'être humain est parti de rien, d'un statut d'animal, de grand singe, chasseur, pêcheur, cueilleur... Mais l'être humain est toujours insatisfait. Il a inventé son monde à son image, sans se soucier des dégâts qu'il pouvait causer. Il s'en fout, l'homme, c'est la marche de l'Evolution. E-vo-lu-tion. Un concept clé qui lui a servi d'argument à maintes reprises. L'homme apparaît comme un Dieu irresponsable : il s'est donné le pouvoir de remodeler la Terre à SON désir, mais il n'a précisément tenu compte que du sien. Mais qui s'intéresse à l'avis d'une plante ?... La Peur de l'Autre. Voilà aussi une grande énigme ancrée au plus profond de l'humanité. Depuis l'éternité, l'homme a peur de ce qu'il ne connaît pas. Les différences l'effraient. Et, plus dramatique encore, de sa peur naît la haine, et de sa haine naît le désir de détruire. Tout ça parce que son gentil petit monde a failli se trouver bouleversé par l'Inconnu. Mais il n'en veut pas, l'homme, de l'Inconnu. Il ne veut pas être concurrencé, c'est lui le patron. Si le voisin le dérange, il commencera par s'en méfier. Puis il le trouvera vite énervant. Ensuite, il décrètera qu'il ne l'aime pas. Puis qu'il le hait. "Chérie, je vais le tuer cet abruti de voisin". "Mais non voyons, tu dis n'importe quoi". Mais au fond d'elle, l'épouse se dit qu'il a bien raison, et qu'elle est fière d'avoir un mari qui défend leur liberté. Leur liberté !! L'être humain s'emballe et va jusqu'à tuer parce qu'il croit défendre sa liberté. Dans certains cas, c'est encore pire : récemment, un pays a décrété agir au nom de la liberté de tous, et s'est octroyé le titre de sauveur des valeurs de l'humanité. Ah ! Elles sont belles, ces valeurs. Partons en guerre, car l'Autre est différent, il nous fait peur. Et ce qui nous fait peur, nous ne l'aimons pas. Ce que nous n'aimons pas, il faut le détruire, comme ça il ne nous fera plus peur... Pour en revenir à notre cher instinct, cette fameuse peur de l'inconnu est gravée dans la mémoire ancestrale de l'homme. Elle existe depuis la nuit des temps, et elle n'est pas prête de disparaître. C'est malheureusement aussi le cas pour l'évolution. L'homme croit bon d'exploiter jusqu'à la dernière ressource de sa planète, jusqu'au jour où il n'en trouvera plus. Ce jour là, c'est à nous tous de le retarder, car il est inévitable. Je ne vais pas me répéter pendant des pages ; je vais donc conclure : l'humanité est enchaînée à ses instincts, bons ou mauvais, et elle le restera toujours. Quelle conclusion sythétique ! joKeR

Mercredi 17 décembre 2003 à 18:52

Réflexions inutiles sur l'homme... Qu'est ce qui différencie un état inerte d'un état vivant ? Au sens visuel du terme, on pourrait dire "Le vivant bouge tout seul". Faux. Une fleur ne bouge pas. "Le vivant s'adapte à son environnement". Encore faux. L'homme ne s'est pas du tout adapté à son environnement puisqu'il a décidé de le remanier jusqu'à obtenir exactement ce qu'il voulait. "Le vivant se reproduit". Ah ! Nous touchons du doigt une notion clé de la vie : la reproduction. Mais là encore, il y a des subtilités. Une bactérie ne se "reproduit" pas au sens connu du terme. Le vivant est l'ensemble de tous ces critères auxquels nous pensons lorsque nous devons le décrire. Mais, après tout, dans l'absolu, quelle est la réelle différence entre un corps humain inerte et un corps humain vivant ? Si nous isolons le corps de toute interférence extérieure, qu'est ce qui fait que le vivant EST vivant ? De fait, l'inerte est composé exactement du même nombre de molécules, d'atomes, de globules rouges, d'un coeur, d'un cerveau, à ceci près que rien ne bouge. Dans ce cas, qu'est ce qui les fait bouger ?... Certaines civilisations ont parlé de fluides vitaux, et si on réfléchit bien, ce n'est pas totalement insensé ! Quel mystère anime les cellules humaines ? Et, plus angoissant, où est la frontière entre l'état inerte et l'état vivant ? Quel est le processus qui déclenche l'arrêt de la cellule ? Qu'est ce qui la fait VIVRE ? Dans l'absolu, si on prend une cellule morte et une cellule vivante, rien ne pourra nous indiquer dans quel état elle est... La question est assez vertigineuse quand on y réfléchit vraiment. Y a t-il un interrupteur, un déclenchement, un fluide vital qui anime cette cellule et qui déclenche la réaction en chaîne appelée la vie ?... Les scientifiques de nos jours savent prolonger la vie. En réalité ils ne savent pas ce qu'ils prolongent réellement, car la vie n'est pas définissable comme un état propre au corps, mais comme un état général. Un corps vivant contient à l'unité près la même chose qu'un corps inerte, et pourtant, dans le cas du corps inerte, rien ne vit. Les mêmes briques assemblées ne donnent pas le même résultat selon qu'on voit un vivant ou un inerte... D'après ces dernières remarques, on pourrait éventuellement faire une analogie avec la physique quantique. Une des règles fondamentales de la physique quantique est : prenez un atome, vous savez que l'atome tourne sur lui-même. Selon les lois quantiques, l'atome non seulement tourne sur lui-même, mais surtout il tourne DANS LES DEUX SENS A LA FOIS. Renversant, non ? Et c'est prouvé ! Mais la question n'est pas là, admettons que ce fichu atome soit capable de tourner dans les deux sens à la fois, même si nous sommes incapable de concevoir comment. La question est : pourquoi dans ce cas là les lois quantiques ne s'appliquent pas à la physique macroscopique, c'est à dire la physique que nous connaissons tous ? (vous savez ; les forces, la gravitation, la radioactivité, l'électricité, etc...) Prenons une expérience célèbre : j'ai une carte à jouer dans ma main. Je la pose sur une table, sur la tranche. Si vous suivez le raisonnement quantique, quand je lache la carte, elle va tomber sur les duex faces à la fois... C'est assez stupéfiant !... L'homme a avancé plusieurs solutions à cette non-assimilation des lois quantiques à la physique macroscopique. L'une me paraît assez intéressante, et pourrait en gros se résumer ainsi : si personne ne regarde la carte, si la carte n'est PERTURBEE par AUCUN élément extérieur, si elle est totalement isolée, indépendante de l'extérieur, alors elle tombera fatalement des deux côtés à la fois. Mais, à partir du moment ou un élément perturbateur rendre en ligne de compte (par exemple vous vous retournez pour regarder la carte), alors une des deux options "disparaitra"... En somme, la carte est instable, et la face la plus instable va être perturbée par un élément extérieur et disparaitra. D'ailleurs, cette théorie apporte une précision au grand mystère du hasard : quand vous tirez à pile ou face, la pièce ne retombe pas d'un côté par hasard, mais elle retombe des DEUX côtés et, comme elle est perturbée immédiatement, un des côtés est perturbé, et c'est l'un ou l'autre, AU HASARD... Revenons à notre énigme de l'état vivant et de l'état inerte : la similitude devient frappante : l'état vivant ou mort ne serait qu'un des deux états complémentaires de l'autre : vivant ET mort. Et c'est là que la théorie de la "perturbation du milieu" devient bancale ; c'est d'ailleurs pour ça qu'il en existe d'autres. En effet, à quelle échelle se situerai la perturbation qui ferait changer d'état le corps ? Je ne vais pas m'étendre là dessus car ça deviendrait immense... Voyez comme c'est amusant : l'homme, moi y compris, cherche toujours à trouver une explication qui lui satisfait pour décrypter ce qu'il ne comprend pas. Ca le RASSURE. C'est dans la nature de l'homme d'essayer de se rassurer, car sinon cela le rend méchant, agressif. Bush n'était pas rassuré de voir ce cher Saddam dans son pays avec ses armes, alors cela l'a rendu méchant. (Remarquez quand même qu'ils ont fini par l'attraper !) Je ne suis ni physicien ni biologiste, mais les questions que je viens d'énumérer dans cet article me paraissent correctes. Cependant j'ai pu faire des erreurs, alors si vous en savez plus que moi, n'hésitez pas à réagir ! joKeR

Mercredi 17 décembre 2003 à 18:52

Je côtoie beaucoup de personnes très attachantes qui se sont malheureusement mis dans la tête qu'elles étaient inutiles. (oui je sais je parle de "jeunes" mais j'en suis un aussi !) J'aimerais leur dédier ce sujet car ce sont des gens exceptionnels auxquels je tiens beaucoup. Les jeunes en mal d'affection sont souvent unis par un lien implicite : leur enfance. Il s'est souvent passé des choses pendant leur enfance qui les a marqués, voire profondément dérangés, et qui refait brusquement surface un jour, même si jusqu'à cette remontée cela n'avait jamais vraiment disparu. Et malheureusement, ce sont trop souvent des histoires assez sordides, qui marquent les esprits à vie. Je ne rentrerai pas dans les détails de ces déboires d'enfance, mais vous en devinerez quelques uns facilement. "Personne ne fait attention à moi", "Je suis inutile", "Si je meurs, personne ne me regrettera", "Je serais mieux une fois parti(e)" etc... Ce sont des phrases qui sont souvent l'aboutissement du raisonnement d'un jeune suicidaire. Comment en est-il arrivé là ? Comment a-t-il pu à ce point se sentir exclu, inutile, périmé, usé, ou je ne sais quoi ? Quel(s) drame(s) ont pu le conditionner à se juger eux-mêmes à la place des autres ? Le plus souvent cette auto-exclusion entraîne fatalement une véritable mise à l'écart, d'une part car un jeune déprimé et abattu intimide malgré lui, et j'ai déjà parlé de cette nette tendance humaine à rejeter ce qui lui fait peur, et d'autre part car ses amis finissent par être lassés des rengaines quotidiennes. Et pourtant ! Il n'y a pas assez d'écoute au sein de la communauté collégienne, lycéenne, voire étudiante. Et c'est là que le bât blesse : ces jeunes sont quasi systématiquement scolarisés, et le milieu éducatif n'est pas un milieu doté d'un pouvoir d'écoute suffisant, au contraire. Il arrive parfois qu'une personne se trouve particulièrement concernée et apporte une aide non négligeable, mais la plupart du temps, l'aide ne viendra jamais du milieu scolaire. Comment faire pour redonner un sens à la vie des jeunes qui n'y voient plus aucun intêret ? Il apparaît évident qu'une seule personne ne peut pas apporter une aide suffisante, il faut que le soutien vienne de plusieurs intervenants extérieurs. Mais, à mon sens, tout ce qui peut être fait doit l'être, à savoir écouter, principalement. L'écoute est un point clé de la (re)prise de confiance chez une personne suicidaire. Cela permet de la valoriser, de lui prouver qu'elle n'est pas inutile, loin de là. La vie n'est donnée qu'une seule fois, c'est un don très précieux, il n'est pas sensé de vouloir y mettre fin. La capacité d'écoute de l'interlocuteur doit aussi permettre de déceler une des causes possibles de cet enfermement, par exemple les problèmes d'enfance. Souvent, la personne se rétracte dès qu'on aborde son point sensible, et préfère nier que d'avouer. Je pense qu'il vaut mieux une vérité qui blesse qu'un mensonge qui empoisonne. Un autre point clé est l'auto-culpabilité. Les jeunes suicidaires ont très souvent tendance à se considérer comme coupable de tout ce qui leur est arrivé, et donc coupable de leur malheur actuel et futur. C'est une erreur magistrale. Dans le cas d'un traumatisme sexuel d'enfance, le choc a été si grand que l'enfant a décidé de ne pas croire en la culpabilité de l'adulte, qu'il respecte et craint, et il en déduit simplement que si ce n'est pas la faute de l'adulte, c'est la sienne. Ce raisonnement, construit durant l'enfance, avec la naïveté que cela implique, finit par s'ancrer dans la tête de l'adolescent qui grandit avec et n'en doute plus, car le souvenir en devient déformé. De fait, le convaincre qu'il n'y est pour rien est difficile, mais c'est aussi une étape charnière dans le processus de réhabilitation sociale. Le suicide est une des premières causes de mortalité chez les jeunes de 12 à 25 ans. Faisons en sorte que cela ne devienne qu'un mauvais souvenir. Si chacun y met du sien, des jeunes sortiront de leur monde noir et triste pour revenir dans la réalité. Ce n'est pas facile, mais la moindre aide que nous pouvons apporter est primordiale. Souvenez vous que ces personnes n'ont pas eu autant d'amour que vous dans leur enfance. Offrez leur un peu du vôtre. joKeR

Mercredi 17 décembre 2003 à 18:51

Vous voici donc arrivés au bout de mon blog... Maintenant, il n'y a que deux solutions.

- Soit vous êtes un gros curieux et vous avez tout lu jusqu'ici : dans ce cas, je vous tire mon chapeau, et si vous arrivez à me le prouver (voir plus bas), je vous offre un mois de premium.

- Soit vous voulez faire croire à je ne sais qui que vous avez tout lu, et vous tombez sur cet article en cliquant sur la dernière page. Dans ce cas, la suite ne vous intéresse pas.

Voici donc le tout premier texte que j'ai posté ici.



Il n'est plus temps d'être aveuglé par l'image sucrée et chaleureuse que la société nous renvoie d'elle même : regardons nous en face ! Que sommes nous pour le système ? Rien ! Un numéro, un nom, des statistiques qui dorment dans des tiroirs et qui ne ressortent que sur les bases de données des publicitaires et autres entreprises de vente par correspondance...

La société intègre de force ses citoyens, il est inutile de protester, vous n'en sortirez pas. La seule solution pour y échapper est de la refuser, mais si vous refusez l'intégration, vous n'êtes même plus un numéro, vous n'êtes plus rien ! Oh si, pardon, vous êtes intégré à une statistique : celle des Rmistes, Smicards, et autres pauvres hères bannis du monde réel, et bientôt un numéro à la morgue après un hiver trop dur ou un été trop caniculaire...

Le gros problème est que la révolte a des conséquences : si vous voulez vous révolter, vous serez exclus de la société et vous n'aurez plus la possibilité d'exprimer votre révolte. Vous êtes condamnés à faire partie du système pour le rejeter, paradoxe très représentatif de l'intégration "de force". Dans ces conditions, comment voulez vous être crédible ? La société a bien réussi son coup : elle décrédibilise tous les pseudo révolutionnaires car pour se faire entendre ils sont obligés d'y entrer. Pour éviter de prendre ce risque, il faudrait un changement radical, mais ni les gouvernements ni le peuple n'y sont prêts. L'intégration "de force" est une caractéristique du monde actuel : allez à l'école, car sinon vous n'êtes rien ; allez au collège, car sinon vous serez incultes ; ayez votre bac, car sinon vous finirez chômeurs ; faites des études supérieures, car vous assurez votre avenir ainsi ; trouvez un emploi, une maison, un chien, un PC avec Internet, une voiture, une femme, un gosse, une banque, une mutuelle, et vous serez le français moyen, pantouflard et niais, heureux de son train de vie raisonnable, remplissant les statistiques et permettant à l'Etat de gagner de l'argent. Ecartez vous un tant soit peu de cette route qui vous a été tracée de force par la société, et vous en serez exclu. Soyez un brave petit français, suivez les recommandations de l'Etat, ne fumez pas, ne buvez pas, pliez vous à tous les caprices des hautes sphères, et vous n'en serez jamais remercié. Grand mal vous prendra de vous en plaindre, car vous n'êtes pas là pour ça.

Le capitalisme étend son rayon d'action, le monde se démocratise et s'identifie aux Etats-Unis, modèle ultra-libéral par excellence. La guerre devient une solution de facilité, les pays influents refusent de se plier aux contraintes anti-réchauffement de la planète. Les Etats-Unis se permettent de relancer un programme d'armement, se déclarent comme le pays le plus puissant du monde, s'auto proclament défenseurs des valeurs universelles, et par delà ces belles envolées lyriques refusent de participer à la conférence de Kyoto en affirmant qu'ils n'ont pas l'intention de diminuer la pollution. On condamne des pays en voie de développement parce qu'ils polluent, mais on ne touche pas aux States car eux sont les rois du monde.

Nous faisons partie d'une société de consommation libéraliste dont nous n'avons pas les moyens de nous affranchir : consommez, consommez, achetez des cadeaux pour vos gamins à Noël, goûtez aux produits bios, etc. La mondialisation et le capitalisme ne font plus qu'un, les multinationales contrôlent plus d'argent que les Etats eux-mêmes, la corruption est omniprésente dans les milieux politico-industriels, les fausses questions amènent toujours les mêmes réponses, la langue de bois est un outil devenu indispensable pour les politiques désireux de s'échapper d'une question pertinente...

La puissance de manipulation des médias est terrifiante, et ils ne s'en privent pas : la télévision ne montre que ce que l'Etat souhaite qu'elle montre et renvoie une image totalement déformée de ce qui se passe réellement aujourd'hui. Ouvrons les yeux !! Nous ne devons pas tous être stupidement condamnés à faire ce qu'on nous impose de faire ! Ceci n'est pas un manifeste politique, encore que je pense être clairement paru comme procommuniste, ce qui est vrai, mais un appel au réveil.

Il ne faut pas se leurrer, les choses ne changeront pas, les français n'ont pas assez de pouvoir ou d'influence pour faire bouger le gouvernement ; notre seule solution est de se manifester, de nous montrer, de dire à tous ceux qui veulent bien l'entendre qu'ils sont enchaînés à une société qui ne veut pas d'eux en tant qu'individus mais en tant qu'infime partie d'une masse docile et obéissante, condamnée à suivre le troupeau et à regarder le faux JT de 20h sur TF1... Tous ceux qui ont ne serait-ce qu'une chance d'être entendus doivent en profiter.

Ce message n'a que très peu de chances de servir à quoi que ce soit, mais il aura peut-être pour effet de sensibiliser certains lectrices ou lecteurs qui auront eu le courage d'aller jusqu'au bout. Si vous vous sentez concernés, faites de même, et de fil en aiguille certaines personnes deviendront peut-être plus attentives, moins sensibles à la tromperie et au mensonge.



Voici donc le règlement pour gagner le mois de premium.

- Combien de trains devais-je prendre pour aller jusqu'à chez LeeLoo ?
- Quel groupe a réalisé l'album "XX" ?
- Quel est le nom du logiciel de p2p dont j'ai réalisé un tutoriel sur ce blog ?
- Qu'est ce que le BGF ?
- Quel est l'adjectif neuro-médical que j'utilise souvent pour qualifier une partie de mon lectorat ?
- Quelle est l'expression que j'utilise pour dire "Va voir ailleurs si j'y suis" ?

J'ajoute que si jamais vous me donnez également le lien vers l'article en question (lorsqu'il n'y en a qu'un), vous pouvez gagner deux mois de premium.



Services-blog

Mercredi 17 décembre 2003 à 18:51

J'écirs ce com pour vous parler d'un groupe qui pour moi est une référence, mais je vous préviens tout de suite : si vous n'aimez pas le métal ce n'est pas la peine de continuer... Mushroomhead est né durant l'été 1993, à Cleveland, Ohio, USA. Au départ il est formé en tant que side project, et durant deux ans ils écument les scènes underground américaines ; mais très vite l'idée de faire un album s'impose à eux. Ce sera le premier véritable album, quelques démos étant sorties confidentiellement : "Mushroomhead", sorti en 1995. Dès leur création ils ont choisi l'anonymat et portent des masques assez délirants, qui ont évolués depuis pour devenir actuellement des masques assez particulers. D'ailleurs, j'en profite pour préciser à tous les fans de Slipknot : c'est Mushroomhead qui a inventé le port du masque !! Slipknot n'a fait que reprendre l'idée, sombres copieurs... Mushroomhead est un groupe indépendant : ils ont leur propre maison d'édition, leur label, et ils s'auto produisent. Trois album suivront, et en 2001, le cinquième album, "XX", sort dans le monde entier. Il regroupe les meilleures chansons des albums précédents, pas seulement remasterisées mais surtout rejouées avec un nouveau son et en considérant les progrès effectués depuis. Il sort sous deux labels différents : le propre label de Mushroomhead, Eclipse Records, et Universal Music. Les amateurs de Heavy Gothique sont comblés : enfin un groupe intelligent, qui possède un son monstrueux mais une finesse remarquable, due au clavier et au sampler. Mais surtout, Mushroomhead comporte DEUX chanteurs : un chanteur à proprement parler, qui chante un peu à la manière d'un Mike Patton (Faith No More) en transe, et un bourrin, qui possède une voix à faire rentrer Corey Taylor (Slipknot) de honte sous terre. Cette alternance permanente donne une sonorité inédite au groupe, et lui permet d'alterner des chansons totalement heavy death et des des morceaux plus old school ; voire même au sein d'une seule chanson ("Never Let It Go", "Bwomp"). "XX" est un album méconnu, mais remarquable de diversité, d'émotion et de puissance. Il y a maintenant environ deux mois sortait le dernier album de Mushroomhead : "XIII"... On retrouve les mêmes éléments qui ont fait de Mushroomhead un groupe totalement crédible, avec en plus des progrès impressionnants. Cet album réunit treize (!) pistes somptueuses, et propulse Mushroomhead sur le devant de la scène métal actuelle. Ils possèdent un son unique, une créativité très productive, et surtout ils sont motivés pour que leurs chansons deviennent exactement ce qu'ils souhaitent qu'elles soient. Bel exemple d'abnégation pour un groupe qui fête ses dix ans... Discographie : - Mushroomhead, 1995 - Superbuick, 1997 - M3, 1999 - Remix, 2000 - XX, 2001 - XIII, 2003 Liens : - http://www.mushroomhead.org (site indépendant) - http://www.mushroomhead-music.com (site avec Universal Music) Bonne écoute !! joKeR

<< Page précédente | 130 | 131 | 132 | 133 | 134 | 135 | Page suivante >>

Créer un podcast