Lundi 9 mai 2011 à 2:09
Mardi 29 mars 2011 à 16:46
Parce que l'horoscope n'est pas l'apanage des astrologues, voici ma propre version de l'horoscope de votre année 2011. Je vous présente le Noroscope.
Bélier
Travail : la mine, c'est terminé. Maintenant, on fait des micro-ondes et des pédalos. Mettez vous à la page, bordel !
Amour : n'espérez rien de l'entrée de la Lune dans votre signe. En fait, ces présages n'ont jamais rien voulu dire, ne soyez pas si naïf. Attendez plutôt la concordance entre Mars et Bounty, et tout ira mieux.
Argent : méfiez vous des comptables et des Italiens, et au pire filez-leur un coup de boule.
Santé : vous devriez essayer le Football.
Taural (un taural, des taureaux)
Travail : inexistant. Vous avez vraiment besoin d'un horoscope pour savoir que vous ne foutez rien ?
Amour : cela fait bien longtemps que vous essuyez des revers. Ne désespérez pas, la persévérance va vous apporter l'amour. Cherchez bien sous les grosses pierres ou au fond d'un slip.
Argent : la fin de l'année devrait vous apporter des fonds, aux alentours de Noël. Que voulez-vous, la divination, ça ne s'explique pas.
Santé : mais pas des pieds.
Gémal (même chose)
Travail : un petit tour à l'école ne vous aurait pas fait de mal, étant jeune. Vous voilà maintenant condamné à déposer des CV dans les entreprises qui forment des techniciens de surface.
Amour : la Nintendo 3DS n'est pas une alternative aux rapports sexuels frénétiques. Prenez le temps de recentrer vos priorités.
Argent : n'oubliez pas de faire des dons à la recherche. N'importe laquelle, pourvu que j'en sois le parrain.
Santé : hier, pas de thé.
Cancer
Travail : vous vous destinez à une profession para-médicale. Ne faites pas l'étonné, vous le savez depuis que l'on vous a expliqué ce qu'était la gériatrie.
Amour : la chirurgie esthétique a fait de gros progrès depuis le début du siècle. Profitez de l'arrivée d'Uranus pour jouir des dernières technologies en matière de refonte faciale.
Argent : évidemment, se faire refaire la tronche, ça coûte cher. Pensez à économiser, et tant pis pour la Lada que vous pensiez acheter.
Santé : avec un signe comme le vôtre, ne vous attendez pas à vivre vieux.
Lion
Travail : sortez vos griffes, cessez de vous faire exploiter par votre patron. L'esclavage a été aboli depuis des décennies, ne soyez pas la Cosette des temps modernes.
Amour : la Belle au Bois Dormant est un dessin animé, tout comme Shrek. Quoi que pour l'âne, vous n'en êtes pas loin.
Argent : inutile d'espérer une quelconque rentrée d'argent, pour cela il faudrait que vous soyez un peu moins marginal. En même temps, la vie dans la savane n'apporte rien.
Santé : n'oubliez pas le footing.
Vierge
Travail : on vous l'a dit, le secrétariat n'est pas une voie d'avenir. Cependant, vous pouvez dès à présent vous orienter vers la vente de fruits et légumes.
Amour : il est des signes prédestinés à vous ouvrir les yeux. Ne vous étonnez pas si vos partenaires se rhabillent et partent avant même d'avoir entamé un quelconque échange corporel.
Argent : la candeur qui vous habite n'est pas un gage de sérieux. Vous ne gagnerez rien tant que vous porterez ce t-shirt de Madonna "Like A Virgin".
Santé : les MST ne vous font pas peur.
Balance
Travail : cessez de dénoncer vos collègues à l'autorité supérieure compétente. Vous finiriez par perdre votre poste, ou bien alors vous retrouver à la place de ladite autorité. Qui a dit que les patrons étaient hypocrites ?
Amour : entre les deux, votre coeur balance. Si seulement c'était entre autre chose que votre cactus d'intérieur et votre hamster qui pue.
Argent : il n'est pas nécessaire de peser vos sous, mais plutôt de les compter. Vous risquez d'ailleurs d'obtenir un chiffre bien moins conséquent.
Santé : évitez les chaussures en toile.
Scorpion
Travail : depuis que vous chantez "Still Loving You" à longueur de journée, même les chiens vous jettent des figues trop mûres. N'espérez pas trouver un travail avec cette attitude.
Amour : vous allez entrer dans l'année de Vénus, ce qui ne signifie pas que vous allez trouver l'âme-soeur, mais bien que vous devrier vous raser avant de draguer. Les mauvaises surprises au lit sont évitables.
Argent : pas du tout.
Santé : nettoyez votre dard.
Sagittaire
Travail : aucun effort en mathématiques, ne comprend rien en philosophie, joue avec les burettes en chimie. Avec un bulletin comme ça, orientez-vous vers la DDE.
Amour : ne vous laissez pas abattre, ce n'est pas ce 1435ème refus consécutif qui doit vous faire penser que personne ne veut de vous. Attendez encore 10 refus avant de vous poser les bonnes questions.
Argent : vous pensez vraiment qu'en conduisant une Twingo orange, vous aller gagner beaucoup d'argent ?
Santé : pas assez de courgettes.
Capricorne
Travail : le capricorne est un insecte de l'ordre des coléoptères. Si vous ne saviez pas ça, votre carrière dans la biologie moléculaire est foutue d'avance.
Amour : ce qui se passe dans la série des American Pie n'est pas la réalité, comprenez-le bien. Vous ne vivez pas entouré d'acteurs, vous ne vivez même pas entouré de gens qui vous regardent. Changez.
Argent : l'alignement de Jupiler et de Satourne ne peut vouloir signifier qu'une chose : allez dépenser votre fric dans un bar.
Santé : boire ou choisir, il faut conduire.
Versal (on vous a déjà expliqué, bordel)
Travail : commencez par terminer cette année en comprenant ce que le mot "travail" veut dire, et ensuite vous pourrez espérer mieux.
Amour : à force de vouloir sans cesse renouveler vos fréquentations de l'autre sexe, vous allez finir homosexuel. N'y a-t-il pas une place pour chacun d'entre nous en amour ?
Argent : vous risquez fort de vous ruiner en capotes si vous êtes un homme.
Santé : vous risquer fort de devoir vous ruiner en capotes si vous êtes un homme.
Poisson
Travail : le film "Sauvez Willy" a marqué votre enfance. Le seul hic, c'est que vous ne pourrez pas embrasser la carrière de l'orque, alors tournez vous plutôt vers celle du gamin.
Amour : ne vous tournez pas trop vers les gamins non plus.
Argent : en l'absence de Pluton dans votre ciel astral, les retombées financières de la mise en vente de vos ustensiles de cuisine usagés risquent de ne pas être à la hauteur de vos espérances.
Santé : méfiez-vous de l'eau.
Mardi 29 mars 2011 à 15:48
L'encre s'échappe, l'eau ruisselle sur le papier comme les mots le long de cette ligne. Il est si courant d'écrire pour ne rien dire, il est beaucoup plus rare d'écrire et de regarder partir ses mots, maux délivrés par ces quelques gouttes de pluie. L'image me plaît, elle m'inspire, tout comme l'averse qui tombe sur mon âme et sur mon stylo, remède à ma nostalgie. Latente, sourde et méfiante, elle me hante depuis des années sans que je sache pourquoi. Que fait-elle dans mon esprit ?
Ecrire sous la pluie...
Je crois en la valeur de l'instinct, je crois en l'absence du destin. Finalement, je ne sais qui croire.
Et si j'arrosais cette prose, pour voir si elle pousse ? La croissance végétale comme référentiel verbal à mon insolence scripturale. Finalement, écrire sous la pluie ne signifie pas seulement contempler l'évasion dans son sens le plus métaphorique. C'est aussi entendre, écouter le rythme lancinant des ogives minérales qui s'écrasent alentours, sur un environnement dont je ne maîtrise même plus les contours.
Je crois en la méfiance.
Ecrire pour la vie...
Echappatoire surfait, remède contrôlé mais jamais administré. L'écriture automatique n'est qu'un artefact inventé par quelques satanés littéraires dont l'égo n'a d'égal que celui de l'arrogante impuissance. On ne va pas se le cacher, merde, tout est calculé. L'auteur invente, crée, écrit, mais jamais n'autorise son esprit à de tels vagabondages, si ce n'est pour baigner dans la médiocrité d'un non-sens permanent. Quelle futilité...
Mais si, pourtant, l'auteur laisse filer sa plume.
Parfois sous la pluie...
Lundi 7 mars 2011 à 23:51
Allez, un peu de musique pour changer. Voici donc la chanson "L'Appel" du groupe 3scobar (réduit à son chanteur guitariste sur ce morceau), et franchement avec ces textes et cette recherche musicale, cette formation bordelaise peut (doit !) se faire connaître rapidement.
Et faites tourner, bordel.
http://www.dailymotion.com/video/xhdfs0_3scobar-l-appel_music
Mercredi 1er décembre 2010 à 16:00
Je vais tenter de faire le mien tout en assurant un maximum d'objectivité, et en essayant d'embrasser un maximum de domaines. Voici donc mon portrait "à la Sherlock Holmes", suivant le plan [Discipline : Connaissances].
Agronomie : inexistantes.
Archéologie : quasi nulles.
Architecture : très vagues, proches du néant.
Arts et Culture : mauvaises en arts graphiques, bonnes dans les autres domaines.
Astronomie : assez bonnes en physique spatiale, quasi nulles en cosmologie.
Astrologie : très disparates, globalement faibles.
Automobile : très bonnes.
Biologie : relativement solides mais assez hétérogènes.
Botanique : quasi nulles.
Cognitique : bonnes, au delà de la moyenne en tout cas.
Communication : très bonnes.
Droit : très faibles, sauf en droit artistique.
Economie : scolaires, donc faibles.
Electricité : correctes, sans plus.
Electronique : médiocres.
Ethnologie : assez bonnes, darwinisme inclus.
Géographie : bonnes, voire très bonnes.
Géologie : quasi nulles.
Histoire : friables, dispersées, globalement très moyennes.
Informatique : excellentes, professionnelles dans certains domaines.
Linguistique : bonnes et intuitives.
Littérature : correctes.
Logique : relativement correctes, honnêtes.
Marketing : faibles mais intuitives.
Mathématiques : assez fragiles, peu fiables.
Mécanique : honorables.
Médecine : au dessus de la moyenne, bien que restant souvent superficielles.
Musique : extrêmement solides, excellentes à tous étages.
Optique : très bonnes.
Paléontologie : surprenantes pour la moyenne, très faibles pour le spécialiste.
Pédagogie : intéressantes.
Philosophie : très hétérogènes.
Photographie : excellentes pour le cadre, bonnes pour la lumière.
Physiologie : assez supérieures à la moyenne.
Physique : scolaires, globalement faibles, sauf en physique quantique.
Politique : poussées dans certains domaines, globalement moyennes.
Psychologie : bonnes et très intuitives.
Religion : proche du néant, athéisme à prendre en compte.
Sociologie : relativement solides.
Sports : excellentes dans tous les domaines.
Je vous invite à réaliser votre propre portrait sur ce modèle - bien entendu vous n'êtes pas obligés de reprendre toutes ces disciplines, vous pouvez en enlever ou en rajouter. Vous verrez, c'est un excellent moyen d'introspection.
Mardi 30 novembre 2010 à 23:08
Ce soir, et comme depuis dix mois déjà, écouter ce morceau n'a plus la même signification. S'y mêlent le chagrin, l'enfermement, la haine et l'incompréhension, armés de cette délivrance qui paraît ne jamais vouloir éclore, effleurant d'un doigt triste le chant de l'espérance inaccessible. Le temps de la course est révolu, les larmes ont cessé et l'hiver approche de nouveau, sans savoir que son cortège de froid et de grisaille n'a pas de prise sur moi tant sa signification est hélas plus profonde que la banale matérialité qu'il altère, renvoyant sans cesse son image de glace aux yeux des âmes torturées.
Convoiter la renaissance est sans but, sans fin. L'altérité est passée par là, et j'y ai laissé mon sourire. Car celui qui se dessine sur mon visage aujourd'hui n'est plus qu'un vague souvenir d'une époque effacée, si proche et si lointaine déjà. Ce sourire que je porte n'est qu'une imposture, si invraisemblable que cela puisse paraître, en regard de celui que j'avais pour Elle.
J'écoute les notes s'égrener, lancinantes, transperçantes. J'écoute et je vois la musique, je la ressens au plus profond de mon être, mutilant mon bonheur passé, lacérant mes souvenirs sans aucune pitié. J'écoute et je touche la mélodie, je la reproduis dans le vide avec mes mains, ces mains qui ont vu tant de choses et qui aujourd'hui sont privées des courbes qu'elles connaissaient si bien.
Je regarde ce lampadaire clignoter. Je sais pourquoi il existe dans ce décor, dans le décor de mon esprit ravagé. Il est si terne, si froid, si vide de sens, et pourtant sa lumière veut se battre pour exister, n'éclairant que trop rarement un monde aussi indifférent qu'Elle pouvait l'être.
J'ai cessé de me battre... non... je me bats encore. Je ne sais plus vraiment quelle direction choisir, quelle larme verser. J'ai cessé de croire, je croyais pourtant, je crois sans doute encore, je ne sais plus qui croire. Tant de journées passées à ressasser les événements dans mon esprit, tant de doutes frappés du sceau de l'inutilité chronique, tout comme de la régression incontrôlée.
Il est temps de marcher vers un nouveau décor, celui qui soufflera le vent du renouveau, effaçant cette torpeur indicible. Mais aujourd'hui je ne sais plus si j'ai le courage d'y aller. Ce décor, finalement, porte en ses gènes l'assurance d'un monde instable, faux, malhonnête. Univers mis en scène... Quelle grotesque mise en abyme, quel paradoxe pour moi.
La musique s'est arrêtée... Mon coeur aussi, un jour de janvier. Puisse-t-il à nouveau se réveiller, et cesser de jouer ce jeu de dupes, cette comédie qui ne trompe plus le corps dans lequel il est enfermé.
Tu me manques, Marie.
Mercredi 10 novembre 2010 à 21:19
Quelques années plus tard...
J'avais écrit il y a de cela quelques années une courte nouvelle intitulée "Mercredi", que vous pouvez toujours lire ici en cliquant sur ce lien.
J'ai réalisé un rêve...
Maintenant que je travaille dans le cinéma, j'ai pu adapter correctement mon propre texte, en réalisant un court-métrage intitulé lui-même "Mercredi". Il est inspiré du texte, mais avec bien sûr beaucoup de modifications, et des contraintes techniques qui m'ont poussé à réaliser une version courte et avec un seul personnage.
En avant...
http://www.dailymotion.com/video/xfkoe4_mercredi_shortfilms
Enjoy.
Lundi 8 novembre 2010 à 12:29
Alors alors... Quoi, un film de flics de plus ? Eh bien, les premières minutes nous en donnent la furieuse impression. Nous sommes à New York, deux blacks roulés comme des boxeurs sous nandrolone sont au volant d'une grosse voiture de sport, et sont à la poursuite de méchants asiatiques. Okéééé... On l'a déjà vu, ce film. Mais non, dès la première cascade quelque chose se met à clocher. En fait, on voit rarement des flics empaler un bus avec leur caisse et continuer la poursuite au volant du bus, puis effectuer un freinage d'urgence pour éjecter la voiture sur les méchants. Finalement, on l'a pas déjà vu... Au final, lorsque ces deux Supercops vont finir par se tuer, il va falloir trouver deux autres Supercops pour les remplacer dans l'inconscient collectif de la Grosse Pomme qui, rappelons-le, a besoin de se forger des héros pour croire en Dieu. Première pique, gratos. Adam McKay nous présente donc deux types ratés, blancs, moches et socialement inadaptés, et encore c'est peu de le dire.
Soyons clairs : "Very Bad Cops" n'est pas un film de flics. C'est un prétexte pour raconter des conneries à la sauce McKay, en mettant en scène Mark Wahlberg et Will Ferrell, ce dernier étant déjà connu du service pour avoir joué l'un des deux premiers rôles dans "Frangins malgré eux", déjà réalisé par ce même Adam McKay. Petit plus de luxe, il se permet de se payer Samuel L. Jackson et Dwayne Johnson pour les mettre en boîte quelques minutes après le début du film, et accessoirement Paris Hilton et Eva Mendes dans des rôles hilarants de débilité profonde, rôles qui bizarrement collent très bien aux personnages, ne serait-ce que par leurs faciès (et encore, je ne descends pas la caméra au niveau des meules, sinon on est mal barrés).
Bon, c'est pas tout mais que vaut le film ? Hé bien il vaut une franche rigolade. Dire que "Very Bad Cops" est un film décalé est un doux euphémisme. Dire que l'humour de ce film est un humour absurde est une vérité incontestable. En fait, on est bien loin du "Bad Boys" où là aussi deux flics étaient mis en scène pour faire des conneries. Ici, nous avons deux blancs ridicules dont l'un roule en Prius avec un flingue en bois à sa ceinture, et l'autre connaît les arts martiaux et la danse classique. On évolue en permanence entre un humour anglais qui rappellera les Monty Python (mais contemporains) et un rythme enlevé - c'est peu de le dire - martelé par des vannes que Les Nuls auraient pu écrire s'ils étaient encore ensemble.
Oh, ça s'annonce plutôt bien alors ! Bah oui, clairement, ce n'est certainement pas LE film de l'année, mais c'est un film à aller voir. Surtout si vous vous sentez concernés par ce que je viens d'écrire. Mais avant que vous vous précipitiez dans les salles obscures, je tiens à mettre quelques bémols : le film parfait n'existe pas.
Le premier risque, évident, est de tomber dans un faux rythme. Les répliques sont pour certaines absolument géniales, tordantes et - je vais me répéter mais c'est évident - décalées au possible, mais elles ne sont pas assez nombreuses. Clairement, le scénario est là pour servir les répliques, et non pas l'inverse, ce qui signifie si vous savez lire entre les lignes que l'on ne va pas voir ce film pour son scénario, oooh non surtout pas.
Le second risque, évité cette fois-ci, est de tomber dans la lourdeur. Bon, il y a peut-être une ou deux répliques de trop, mais globalement le film n'est pas lourd, enfin pour qui comprend et aime "La Classe Américaine"... Le voilà en fait ce second risque sous-jacent : je pense que le public concerné est assez restreint, tout le monde n'aimera pas ce joyeux bordel.
Le dernier risque, en plein dedans, est de ne proposer qu'un film à répliques. On l'a vu plus haut, le scénario ne vaut quasiment rien, mais bien entendu la photographie n'est pas non plus un modèle du genre, tout comme le mixage et les choix musicaux ou encore les effets spéciaux. Mais ce n'était déjà pas le cas des Monty Python, "Sacré Graal" en chef de file de l'absurde trame dialoguée qui éclipse tout le reste... par génie ou par défaut, à chacun de se faire son idée.
Pour en finir avec ce petit papier, si ces quelques lignes vous parlent, allez le voir de toute urgence. Sinon, restez chez vous et téléchargez-le (légalement bien entendu), ça vaudra mieux.
Et, ah oui j'oubliais, si vous êtes dans le deuxième cas, la vie doit être bien triste pour vous.
Lundi 25 octobre 2010 à 23:31
Et puis n'oublions pas une chose FONDAMENTALE : c'est bien beau d'aller gueuler pour partir à la retraite à 60 berges, mais encore faudrait-il ne pas oublier que lorsque l'on a 18 ans, il reste encore une quarantaine d'années durant lesquelles n'importe quel gouvernement peut faire passer n'importe quelle réforme sur l'âge de la retraite. Imaginez dans 10 ans, un gouvernement qui décide d'abaisser l'âge légal de départ à 59 ans... On dira quoi ? Que les jeunes débiles qui ont pété des vitres dans leurs lycées ont finalement foutu la merde pour rien ? Oui, et ce sera vrai ; et cette génération de protestataires sans cervelle se retrouvera con comme une fiente dans le désert.
A toi, lycéen gréviste qui me lit, pense à ces deux points : d'une part, tu ne sais pas ce qu'il en sera de la retraite d'ici 10, 20 ou 30 ans, et d'autre part, va suivre tes putains de cours au lieu de faire des fautes d'orthographe sur tes banderoles de merde.
Et puis de toute façon, dans 30 ans on sera tous bioniques, alors on pourra bosser jusqu'à 200 ans. Tiens, c'est tout aussi valable comme argument. Bande d'ignares.
Samedi 4 septembre 2010 à 21:48
J'aime à le répéter, mais je fais partie des meubles ici. Enfin, ceux qui le savent encore sont de plus en plus rares, et les nouveaux arrivants n'en ont aucune idée, alors comme je le fais environ une fois par an, voici un petit récapitulatif tout ce qu'il y a de plus inutile.
Mon blog approche doucement de son 7ème anniversaire, et je suis administrateur du site depuis plus de 6 ans. Lorsque vous vous plaignez d'un autre membre, c'est moi qui traite vos cas. Lorsque des sites externes se plaignent de plagiat ou d'utilisation d'images ou d'écrits quelconques sans respect des droits d'auteurs, c'est aussi moi qui traite. Je peux absolument tout faire avec votre compte, y compris l'effacer sans délais. En revanche, il est inutile de me contacter directement par ma tagboard, par commentaire ou par message interposé, il y a une interface pour cela, merci de bien vouloir cliquer sur "Nous contacter".
Bref, tout ce petit blabla fortement flatteur pour l'égo, dans quel but ? Simplement de revenir sur le titre de cet article : les temps changent. Car si la plupart d'entre vous ne me connaissent pas, et n'avaient aucune idée de la teneur du paragraphe ci-dessus, l'inverse est vrai également. Je ne connais quasiment plus les "habitués", les bloggeurs dont le nom sonne comme un sésame, idôlatrés voire vénérés comme si leurs paroles n'étaient qu'une source de jouvence à boire sans modération, mais avec admiration.
De mon temps (oui, ça fait vieux con) j'ai eu fait partie de cette caste là, de ces bloggeurs que l'on n'ose toucher de peur d'être à jamais effacé de la considération communautaire. Bon, je vous rassure, il est toujours inutile de me toucher, mais c'est du à ma position, pas à mon aura qui n'existe plus aujourd'hui. Et finalement... peu importe. Longtemps, ce blog avait une portée salvatrice - n'ayons peur ni des mots ni de la plume - pour une bonne partie de son lectorat. Haha, quelle prétention, mais oui mes amis, vous êtes un lectorat et c'est précisément ce qui donne à un blog une existence affranchie de son confinement numérique. Autant voir les choses en face.
Et aujourd'hui, je vois tous ces blogs que je ne connais pas. Je vois ces noms qui reviennent, ces tonnes de commentaires, ces fans prêts à tout pour ne pas froisser leurs icônes. Quelle folie... Mais non, c'est normal. J'en ai vu défiler, des blogs de ce genre. Pour tout dire je suis le plus ancien bloggeur encore en activité sur ce site, après ce cher DarkmoOn, fondateur devenu ami - et non pas l'inverse.
On tourne un peu au déballage, là. Mais j'ai envie de dire, peu importe, je raconte ce que je veux ici, et c'est le cas depuis le début. Tout ça pour dire : je ne connais plus personne, un point c'est tout. Les rares qui sont restés se comptent par petites poignées, et de ceux que je connais bien c'est encore plus rare : DarkmoOn, Atom, Margritis, Butterfly, Antdeus, Invidia, Kadja, Ankou, Sam, Maka... D'autres que j'oublie, ils ne m'en voudront pas. Et ceux, un peu moins anciens, qui aujourd'hui ont également ce statut de dinosaures, et que j'ai également connu... Bref.
Je ne vous connais plus, et j'en écris un article. Vous n'êtes rien pour moi, vous ne savez pas ce qu'était le site, ce qu'il représentait pour ses membres il y a encore 5 ans, ou peut-être 4 ans, à la limite. Vous ne savez pas ce que c0wb0ys signifiait, ce que nous étions prêts à faire pour nous souder. Nous avons traversé le pays d'Est en Ouest et du Nord au Sud, ceux de Caen, de Marseille, de Bordeaux, de Nantes, de Lyon... Les places fortes n'existent plus, ces liens là ont disparu, sauf pour une frange extrêmement réduite de bloggeurs qui savent encore ce que le mot "communauté" veut dire.
Vous n'êtes rien pour moi.