Lundi 6 janvier 2014 à 18:38

 Et merde !

Je m'aperçois que j'ai laissé passer le dixième anniversaire de ce blog. C'était le 17 décembre 2013.

Putain. 10 ans quand même.

Jeudi 22 août 2013 à 9:07

Je ne suis pas une légende urbaine. Je vous ai menti tout ce temps.

Je ne comprends pas les gens. Pas tous, en tout cas. Pour une bonne partie d'entre eux, je ne comprends pas leurs réactions, leurs pensées, leurs comportements, leur logique. Je les regarde, je les observe même, mais sans but précis, sans plus d'intérêt que pour un insecte écrasé sur un plancher massif par le mocassin de Jean-Michel-Pognon.

Mais au-delà de ça, je sais décrypter les sentiments chez les gens que je connais. Les sentiments, les sensations, les idées, les rêves. Anticiper, telle est la clé. Et bien qu'il soit inutile d'épiloguer sur l'évidence de l'inutilité chronique de l'anticipation sociologique, parfois c'est quand même assez drôle.

Mais au final on s'en fout. Je ne suis pas fait du même bois qu'eux, et peut-être pas du même que toi non plus. Ce n'est rien, juste une histoire de bois. On en coupe, du bois, on en fait des feux, on ne lui colle pas une âme dans la racine pour lui dire "allez, tiens ! sois le même que les autres", il s'en fout le bois, lui tout ce qu'il veut c'est rester dans son coin et pousser.

Non mais c'est fou en plus, quand tu dis tout ça aux gens, je ne me sens pas comme toi blablabla, ils ne t'écoutent pas. En fait, ils n'en ont rien à foutre. Et finalement, je les comprends. Quoi de plus inintéressant qu'un étranger ? On ne sait pas, on n'ose pas. Alors on dit qu'on ne croit pas. Ou tout du moins qu'on est sceptique, qu'on est vaguement d'accord mais au final qu'on s'en cogne. La peur de l'Autre, du Différent, transposée aux lois sociales humaines.

Plus personne ne lit ce truc de toute façon. Et je n'en suis plus aux caprices larmoyants du bloggeur ado qui fait sa crise, mec (ou meuf). J'ai 28 ans maintenant, et j'ai eu le temps de me retourner sur tout ça, et de me retourner la tronche aussi. Cherche pas, je te dis que je ne comprends pas le monde qui m'entoure, ou tout du moins une bonne partie.

En fait si, je suis une légende urbaine
.

Et ça ne va pas t'avancer à quoi que ce soit d'utile pour ta journée.

 

Samedi 5 janvier 2013 à 11:59

 Oh !

J'ai oublié de souhaiter le bon anniversaire à ce blog. Il a eu 9 ans le 17 décembre 2012. Il entre donc dans sa dixième année d'existence, pas mal pour quelque chose que j'ai donc créé quand j'avais... ah... merde...

J'avais 18 ans.

C'est loin.

Mercredi 29 février 2012 à 12:13

Bien vu, ça faisait très longtemps que je n'avais pas posé les doigts sur mon clavier dans le but de laisser une trace ici. Mais bon, puisqu'on est un 29 février, que ça n'arrive qu'une fois tous les quatre ans et que j'ai un peu de temps devant moi, toutes les conditions se voient réunies pour un petit article qui, probablement, ne va servir à rien mis à part à te faire croire que ce blog n'est pas encore tout à fait mort. Si tant est que quelqu'un tombe dessus.

Ceci dit, l'excuse du 29 février m'en procure une autre : ce serait alors la remise en question quadriennale. Tu sais, ce truc qui pourrait ressembler à de l'introspection si c'était raconté à un psy à 200 boules la séance, mais qui finalement ne ressemble qu'à une longue plainte déchirante sur un blog (un blog ?) perdu quelque part sur le net. Mais je ne parle pas de moi, en fait. Je parle des autres, oui parce que Sartre n'avait pas tout à fait tort, finalement.

En fait, autant s'adresser à un moi imaginaire, cela n'en sera que plus smooth. ARRÊTE AVEC TES ANGLICISMES À LA CON.


Combien de personnes ont disparu de ton champ de vision aujourd'hui ? Combien avaient l'habitude de te sourire, et maintenant t'ont tourné le dos sans aucun remord ? Combien ont même oublié jusqu'à ton existence, et ont brutalement refait leur vie loin de ceux que tu pensais être leur ami, toi y compris ? Tu pourrais en citer un, deux, dix. Plus encore peut-être. Et maintenant, avec le recul, tu sens, tu sais, tu vois que d'autres prennent également ce chemin et qu'ils ne vont pas tarder à te montrer leur cul et partir au loin, sans même se retourner.

Comment, tu pensais que l'amitié, que les liens qui unissent les gens, aussi simples soient-ils (les liens, pas les gens... enfin...), représentaient un peu plus que deux verres qui s'entrechoquent en soirée ou qu'un souvenir à raconter ? Tu pensais que lorsque l'on donne de sa personne, on pouvait décemment penser recevoir par la suite ? Quel naïf tu fais. Bien qu'en fait, ton erreur ne sois que partielle. Ainsi, tu reconnais les gens que tu pourras appeler dans vingt ans pour leur raconter que tu t'es cogné ce matin dans une vitrine chez Carrefour et que ça a fait marrer ton fils - ou plus simplement parce que tu auras leur numéro, ce qui est déjà pas mal. Ceux-là, je dis pas. Tu as également fini par comprendre que la majeure partie des gens qui t'entourent sont des connaissances de passage, et que tu n'attendras jamais rien de plus de leur part. Mais ce sont ceux qui sont entre les deux qui t'interrogent.

Ceux qui pourraient être de la première catégorie, ceux qui l'étaient d'ailleurs. Ou en tout cas qui te semblaient l'être. Des gars, des nanas, des plus jeunes, des plus vieux, il y en a pour tous les goûts, y'a pas d'règle ma bonne dame. Comme quoi ce n'est pas lié à une époque ou à un phénotype (wikipédia est ton ami, petit branleur). Ils sont partis, ils sont restés, dans les deux cas ils n'existent plus. Enfin non, TU n'existes plus. Fin. Ton espoir est non recevable.

Bon. Alors tu as essayé plusieurs choses, notamment le je-me-rappelle-à-ton-bon-souvenir, mais si souviens toi on a pêché des lieus jaunes ensemble ou on a pleuré l'un dans les bras de l'autre, ou inversement. Après tu as essayé l'indignation, mais tu ne pouvais pas t'indigner trop longtemps ni trop fort envers des gens qui ont RÉELLEMENT compté, eux. Puis tu t'en renfermé, et tu t'es dit que le temps arrangerait peut-être les choses, que ces personnes ne pouvaient pas indéfiniment refaire leur vie, quel culot.

La vérité, c'est que tu as tout faux. La vérité, c'est qu'ils t'ont pris pour un poireau, sans rien de péjoratif pour un poireau bien sûr. Et maintenant, maintenant... Tu sais, pour une bonne moitié ils sont conscients de leur éloignement, ou tout du moins ils l'ont été. Bon, les autres ne sont que des bons connards et des bonnes pétasses, mais ça tu le savais déjà. Et de fait, cette distinction ne devrait pas exister. Tu perds du temps à faire du cas par cas, tu ne vas pas y passer ta vie, d'autres choses t'attendent, et si on t'a tourné le dos sans même un regard, c'est qu'on n'était pas en phase avec ce que tu pensais. Tu croyais que c'était un échange, c'est vrai pour toi mais pas pour tout le monde. Et ceux qui fonctionnent de manière unidirectionnelle ne sont pas tes proches, point. En fait ils devraient te faire penser à des supporters de football, aussi cons et aussi hypocrites. Tant que l'équipe gagne, on l'aime. Dès qu'elle perd...

Alors stop. Si tu passes autant de temps à te demander ce que pensent ces gens ou comment ils peuvent ne pas voir qu'un effort offert (mo-mo-motus) est un cadeau précieux, c'est que tu n'as pas le même caractère qu'eux, et que tu dois maintenant réagir de manière plus simple : fais la route avec les tiens.

Et les autres, tu peux leur chier dessus.

Lundi 9 mai 2011 à 2:09

Je n'aurais jamais du retomber sur ces photos. Par un concours de circonstances, c'est le cas. J'ai du mal à penser, à voir clair, l'heure tardive n'y est pas étrangère, sans doute. J'ai les traits tirés et l'estomac noué. Je ne sais plus expliquer ces réminiscences brutales, je sais juste qu'elles me minent à intervalles réguliers. Comme un écho dans mon âme... Comme un coeur qui battait.

Mardi 29 mars 2011 à 16:46

Petite exhumation d'un vieil article (octobre 2008), avec quelques légères réécritures.

Parce que l'horoscope n'est pas l'apanage des astrologues, voici ma propre version de l'horoscope de votre année 2011. Je vous présente le Noroscope.

Bélier

Travail : la mine, c'est terminé. Maintenant, on fait des micro-ondes et des pédalos. Mettez vous à la page, bordel !
Amour : n'espérez rien de l'entrée de la Lune dans votre signe. En fait, ces présages n'ont jamais rien voulu dire, ne soyez pas si naïf. Attendez plutôt la concordance entre Mars et Bounty, et tout ira mieux.
Argent : méfiez vous des comptables et des Italiens, et au pire filez-leur un coup de boule.
Santé : vous devriez essayer le Football.

Taural (un taural, des taureaux)

Travail : inexistant. Vous avez vraiment besoin d'un horoscope pour savoir que vous ne foutez rien ?
Amour : cela fait bien longtemps que vous essuyez des revers. Ne désespérez pas, la persévérance va vous apporter l'amour. Cherchez bien sous les grosses pierres ou au fond d'un slip.
Argent : la fin de l'année devrait vous apporter des fonds, aux alentours de Noël. Que voulez-vous, la divination, ça ne s'explique pas.
Santé : mais pas des pieds.

Gémal (même chose)

Travail : un petit tour à l'école ne vous aurait pas fait de mal, étant jeune. Vous voilà maintenant condamné à déposer des CV dans les entreprises qui forment des techniciens de surface.
Amour : la Nintendo 3DS n'est pas une alternative aux rapports sexuels frénétiques. Prenez le temps de recentrer vos priorités.
Argent : n'oubliez pas de faire des dons à la recherche. N'importe laquelle, pourvu que j'en sois le parrain.
Santé : hier, pas de thé.

Cancer

Travail : vous vous destinez à une profession para-médicale. Ne faites pas l'étonné, vous le savez depuis que l'on vous a expliqué ce qu'était la gériatrie.
Amour : la chirurgie esthétique a fait de gros progrès depuis le début du siècle. Profitez de l'arrivée d'Uranus pour jouir des dernières technologies en matière de refonte faciale.
Argent : évidemment, se faire refaire la tronche, ça coûte cher. Pensez à économiser, et tant pis pour la Lada que vous pensiez acheter.
Santé : avec un signe comme le vôtre, ne vous attendez pas à vivre vieux.

Lion

Travail : sortez vos griffes, cessez de vous faire exploiter par votre patron. L'esclavage a été aboli depuis des décennies, ne soyez pas la Cosette des temps modernes.
Amour : la Belle au Bois Dormant est un dessin animé, tout comme Shrek. Quoi que pour l'âne, vous n'en êtes pas loin.
Argent : inutile d'espérer une quelconque rentrée d'argent, pour cela il faudrait que vous soyez un peu moins marginal. En même temps, la vie dans la savane n'apporte rien.
Santé : n'oubliez pas le footing.

Vierge

Travail : on vous l'a dit, le secrétariat n'est pas une voie d'avenir. Cependant, vous pouvez dès à présent vous orienter vers la vente de fruits et légumes.
Amour : il est des signes prédestinés à vous ouvrir les yeux. Ne vous étonnez pas si vos partenaires se rhabillent et partent avant même d'avoir entamé un quelconque échange corporel.
Argent : la candeur qui vous habite n'est pas un gage de sérieux. Vous ne gagnerez rien tant que vous porterez ce t-shirt de Madonna "Like A Virgin".
Santé : les MST ne vous font pas peur.

Balance

Travail : cessez de dénoncer vos collègues à l'autorité supérieure compétente. Vous finiriez par perdre votre poste, ou bien alors vous retrouver à la place de ladite autorité. Qui a dit que les patrons étaient hypocrites ?
Amour : entre les deux, votre coeur balance. Si seulement c'était entre autre chose que votre cactus d'intérieur et votre hamster qui pue.
Argent : il n'est pas nécessaire de peser vos sous, mais plutôt de les compter. Vous risquez d'ailleurs d'obtenir un chiffre bien moins conséquent.
Santé : évitez les chaussures en toile.

Scorpion

Travail : depuis que vous chantez "Still Loving You" à longueur de journée, même les chiens vous jettent des figues trop mûres. N'espérez pas trouver un travail avec cette attitude.
Amour : vous allez entrer dans l'année de Vénus, ce qui ne signifie pas que vous allez trouver l'âme-soeur, mais bien que vous devrier vous raser avant de draguer. Les mauvaises surprises au lit sont évitables.
Argent : pas du tout.
Santé : nettoyez votre dard.

Sagittaire

Travail : aucun effort en mathématiques, ne comprend rien en philosophie, joue avec les burettes en chimie. Avec un bulletin comme ça, orientez-vous vers la DDE.
Amour : ne vous laissez pas abattre, ce n'est pas ce 1435ème refus consécutif qui doit vous faire penser que personne ne veut de vous. Attendez encore 10 refus avant de vous poser les bonnes questions.
Argent : vous pensez vraiment qu'en conduisant une Twingo orange, vous aller gagner beaucoup d'argent ?
Santé : pas assez de courgettes.

Capricorne

Travail : le capricorne est un insecte de l'ordre des coléoptères. Si vous ne saviez pas ça, votre carrière dans la biologie moléculaire est foutue d'avance.
Amour : ce qui se passe dans la série des American Pie n'est pas la réalité, comprenez-le bien. Vous ne vivez pas entouré d'acteurs, vous ne vivez même pas entouré de gens qui vous regardent. Changez.
Argent : l'alignement de Jupiler et de Satourne ne peut vouloir signifier qu'une chose : allez dépenser votre fric dans un bar.
Santé : boire ou choisir, il faut conduire.

Versal (on vous a déjà expliqué, bordel)

Travail : commencez par terminer cette année en comprenant ce que le mot "travail" veut dire, et ensuite vous pourrez espérer mieux.
Amour : à force de vouloir sans cesse renouveler vos fréquentations de l'autre sexe, vous allez finir homosexuel. N'y a-t-il pas une place pour chacun d'entre nous en amour ?
Argent : vous risquez fort de vous ruiner en capotes si vous êtes un homme.
Santé : vous risquer fort de devoir vous ruiner en capotes si vous êtes un homme.

Poisson

Travail : le film "Sauvez Willy" a marqué votre enfance. Le seul hic, c'est que vous ne pourrez pas embrasser la carrière de l'orque, alors tournez vous plutôt vers celle du gamin.
Amour : ne vous tournez pas trop vers les gamins non plus.
Argent : en l'absence de Pluton dans votre ciel astral, les retombées financières de la mise en vente de vos ustensiles de cuisine usagés risquent de ne pas être à la hauteur de vos espérances.
Santé : méfiez-vous de l'eau.

Mardi 29 mars 2011 à 15:48

Ecrire sous la pluie...

L'encre s'échappe, l'eau ruisselle sur le papier comme les mots le long de cette ligne. Il est si courant d'écrire pour ne rien dire, il est beaucoup plus rare d'écrire et de regarder partir ses mots, maux délivrés par ces quelques gouttes de pluie. L'image me plaît, elle m'inspire, tout comme l'averse qui tombe sur mon âme et sur mon stylo, remède à ma nostalgie. Latente, sourde et méfiante, elle me hante depuis des années sans que je sache pourquoi. Que fait-elle dans mon esprit ?

Ecrire sous la pluie...

Je crois en la valeur de l'instinct, je crois en l'absence du destin. Finalement, je ne sais qui croire.

Et si j'arrosais cette prose, pour voir si elle pousse ? La croissance végétale comme référentiel verbal à mon insolence scripturale. Finalement, écrire sous la pluie ne signifie pas seulement contempler l'évasion dans son sens le plus métaphorique. C'est aussi entendre, écouter le rythme lancinant des ogives minérales qui s'écrasent alentours, sur un environnement dont je ne maîtrise même plus les contours.

Je crois en la méfiance.

Ecrire pour la vie...

Echappatoire surfait, remède contrôlé mais jamais administré. L'écriture automatique n'est qu'un artefact inventé par quelques satanés littéraires dont l'égo n'a d'égal que celui de l'arrogante impuissance. On ne va pas se le cacher, merde, tout est calculé. L'auteur invente, crée, écrit, mais jamais n'autorise son esprit à de tels vagabondages, si ce n'est pour baigner dans la médiocrité d'un non-sens permanent. Quelle futilité...

Mais si, pourtant, l'auteur laisse filer sa plume.

Parfois sous la pluie...

Lundi 7 mars 2011 à 23:51

Et non, je ne suis pas mort.

Allez, un peu de musique pour changer. Voici donc la chanson "L'Appel" du groupe 3scobar (réduit à son chanteur guitariste sur ce morceau), et franchement avec ces textes et cette recherche musicale, cette formation bordelaise peut (doit !) se faire connaître rapidement.

Et faites tourner, bordel.


http://www.dailymotion.com/video/xhdfs0_3scobar-l-appel_music



Mercredi 1er décembre 2010 à 16:00

Je viens de me souvenir du principe du "Portrait à la Sherlock Holmes", un portrait censé nous définir sur la base d'une liste de domaines divers et variés dans lesquels ont donne à chaque fois notre niveau de compétences et/ou de capacités. Cela permet de sortir du portrait ordinaire et cela donne une image globale de la personne que l'on dépeint.

Je vais tenter de faire le mien tout en assurant un maximum d'objectivité, et en essayant d'embrasser un maximum de domaines. Voici donc mon portrait "à la Sherlock Holmes", suivant le plan [Discipline : Connaissances].


Agronomie : inexistantes.
Archéologie : quasi nulles.
Architecture : très vagues, proches du néant.
Arts et Culture : mauvaises en arts graphiques, bonnes dans les autres domaines.
Astronomie : assez bonnes en physique spatiale, quasi nulles en cosmologie.
Astrologie : très disparates, globalement faibles.
Automobile : très bonnes.
Biologie : relativement solides mais assez hétérogènes.
Botanique : quasi nulles.
Cognitique : bonnes, au delà de la moyenne en tout cas.
Communication : très bonnes.
Droit : très faibles, sauf en droit artistique.
Economie : scolaires, donc faibles.
Electricité : correctes, sans plus.
Electronique : médiocres.
Ethnologie : assez bonnes, darwinisme inclus.
Géographie : bonnes, voire très bonnes.
Géologie : quasi nulles.
Histoire : friables, dispersées, globalement très moyennes.
Informatique : excellentes, professionnelles dans certains domaines.
Linguistique : bonnes et intuitives.
Littérature : correctes.
Logique : relativement correctes, honnêtes.
Marketing : faibles mais intuitives.
Mathématiques : assez fragiles, peu fiables.
Mécanique : honorables.
Médecine : au dessus de la moyenne, bien que restant souvent superficielles.
Musique : extrêmement solides, excellentes à tous étages.
Optique : très bonnes.
Paléontologie : surprenantes pour la moyenne, très faibles pour le spécialiste.
Pédagogie : intéressantes.
Philosophie : très hétérogènes.
Photographie : excellentes pour le cadre, bonnes pour la lumière.
Physiologie : assez supérieures à la moyenne.
Physique : scolaires, globalement faibles, sauf en physique quantique.
Politique : poussées dans certains domaines, globalement moyennes.
Psychologie : bonnes et très intuitives.
Religion : proche du néant, athéisme à prendre en compte.
Sociologie : relativement solides.
Sports : excellentes dans tous les domaines.



Je vous invite à réaliser votre propre portrait sur ce modèle - bien entendu vous n'êtes pas obligés de reprendre toutes ces disciplines, vous pouvez en enlever ou en rajouter. Vous verrez, c'est un excellent moyen d'introspection.

Mardi 30 novembre 2010 à 23:08

Ces quelques notes... Cette musique... Il est loin, le temps des étreintes, le temps qui courait sans jamais sembler vouloir fléchir, rythmé par ces envolées, suivant la trajectoire de cette mélodie cyclique. Il est loin, ce temps béni qui n'avait pour but que de voir au loin, d'espérer, de croire et d'aimer.

Ce soir, et comme depuis dix mois déjà, écouter ce morceau n'a plus la même signification. S'y mêlent le chagrin, l'enfermement, la haine et l'incompréhension, armés de cette délivrance qui paraît ne jamais vouloir éclore, effleurant d'un doigt triste le chant de l'espérance inaccessible. Le temps de la course est révolu, les larmes ont cessé et l'hiver approche de nouveau, sans savoir que son cortège de froid et de grisaille n'a pas de prise sur moi tant sa signification est hélas plus profonde que la banale matérialité qu'il altère, renvoyant sans cesse son image de glace aux yeux des âmes torturées.

Convoiter la renaissance est sans but, sans fin. L'altérité est passée par là, et j'y ai laissé mon sourire. Car celui qui se dessine sur mon visage aujourd'hui n'est plus qu'un vague souvenir d'une époque effacée, si proche et si lointaine déjà. Ce sourire que je porte n'est qu'une imposture, si invraisemblable que cela puisse paraître, en regard de celui que j'avais pour Elle.

J'écoute les notes s'égrener, lancinantes, transperçantes. J'écoute et je vois la musique, je la ressens au plus profond de mon être, mutilant mon bonheur passé, lacérant mes souvenirs sans aucune pitié. J'écoute et je touche la mélodie, je la reproduis dans le vide avec mes mains, ces mains qui ont vu tant de choses et qui aujourd'hui sont privées des courbes qu'elles connaissaient si bien.

Je regarde ce lampadaire clignoter. Je sais pourquoi il existe dans ce décor, dans le décor de mon esprit ravagé. Il est si terne, si froid, si vide de sens, et pourtant sa lumière veut se battre pour exister, n'éclairant que trop rarement un monde aussi indifférent qu'Elle pouvait l'être.

J'ai cessé de me battre... non... je me bats encore. Je ne sais plus vraiment quelle direction choisir, quelle larme verser. J'ai cessé de croire, je croyais pourtant, je crois sans doute encore, je ne sais plus qui croire. Tant de journées passées à ressasser les événements dans mon esprit, tant de doutes frappés du sceau de l'inutilité chronique, tout comme de la régression incontrôlée.

Il est temps de marcher vers un nouveau décor, celui qui soufflera le vent du renouveau, effaçant cette torpeur indicible. Mais aujourd'hui je ne sais plus si j'ai le courage d'y aller. Ce décor, finalement, porte en ses gènes l'assurance d'un monde instable, faux, malhonnête. Univers mis en scène... Quelle grotesque mise en abyme, quel paradoxe pour moi.

La musique s'est arrêtée... Mon coeur aussi, un jour de janvier. Puisse-t-il à nouveau se réveiller, et cesser de jouer ce jeu de dupes, cette comédie qui ne trompe plus le corps dans lequel il est enfermé.

Tu me manques, Marie.

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